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Le Schoonselhof au service de léternité


Schoonselhof - 2610 Wilrijk (Antwerpen)



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Category : Information Business Events
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  • Voici l’un des plus beaux sites de la région d’Anvers. Le Schoonselhof devrait déborder de vie mais la commune n’en fait presque rien. Certes, il est au cœur d’un superbe cimetière (!), mais quand même.



Official Name Schoonselhof
Location 2610 Wilrijk (Antwerpen)
Construction XIVe siècle; c1545; 1733-1740; après 1801
Style Néoclassique
Architect
Occupants Groen en begraafplaatsen Antwerpen4
Allocation Cimetière de la ville d'Anvers (appelé le Père Lachaise d'Anvers)
Protection Bien classé 9 février 1946; extension de classement le 18 novembre 1991

Last udpate: 06/01/2013

Un château aux lignes rigoureuses venues répondre aux travées d’un cimetière.


Le Schoonselhof n’est peut-être pas le plus majestueux ou le plus beau des châteaux anversois. Toutefois c’est à se demander s’il ne s’agit pas d’un des plus magnifiques endroits de cette province riche en vieilles bâtisses. Cette opinion tient à la grandeur des lieux. Une grandeur qui s’explique partiellement par la taille du domaine, proche des 80 ha. Mais c’est d’une autre grandeur dont il s’agit, de celle qui émeut, qui prend au corps tant le cimetière d’Anvers par son élégance et sa rigueur impose le silence; le silence de l’admiration. Une part de celle-ci ira aux soldats morts aux combats de la Grande Guerre dans les tranchées de l’Yser quand la Flandre était un désert de misère. Une autre part ira à la beauté de nombreux monuments où les effusions néo-baroques et néo-Renaissance s’entrecroisent avec un art parfait.



Un monument parmi d’autres


Dans les innombrables détours des allées ou des canaux bordés de tilleuls, surgit sans prévenir un monument strict d’allure et blanc de parure. Voilà qui contraste avec les tombes bleues et grises en pierre calcaire que de nombreux sculpteurs habillèrent de manière somptueuse et peut-être somptuaire.
Le château actuel a été réaménagé voire reconstruit après 1801. Roger Moretus Plantin de Bouchout signale dans son célèbre volume consacré aux résidences de sa non moins célèbre famille que le site avait été édifié pour la première fois par un marchand florentin du nom de Gaspar Ducci. Cela nous transporte au début du XVIe siècle. Ce puissant personnage avait obtenu l’usage des lieux grâce à la ville d’Anvers qui avait repris l’engagère en 1508 des mains de Jean van der Vorst. Celui-ci y donna un dîner et un bal pour la gouvernante des Pays-Bas qui annonçait Vaux-le-Vicomte et le dispendieux Fouquet. La richesse étalée était du même ordre. On ne sait si Marie de Hongrie fit emprisonner le marchand dans la citadelle de Vilvorde. Elle aurait pu car le gaillard fit allumer ses feux avec des titres de créances sur des emprunts non remboursés par l’empereur Charles-Quint. Voilà un joli et élégant crime de lèse-majesté ! Il faut avouer quand même que le prince devait 80.000 écus d’or à son prêteur.



Rubis sur l’ongle


En 1730 le domaine passa de Don Pedro Pitza au marquis de Rubi, gouverneur de la citadelle d’Anvers. En 1742 une vente publique mettait la maison dans les mains de Jean-Baptiste van Cantfort et consorts qui la revendirent illico à un conseiller de la cour du Brabant nommé Lambert Charliers. Il était seigneur d’Odoumont et de Buisseret. Charliers s’en alla en 1749. Le bien fut à nouveau vendu avec 29 bonniers. L’acheteur était Arnoud-Henri du Bois (1706-1757), seigneur de Vroylande. Par défaut de descendance, quoique père d’une fille décédée en 1768, le château passa au frère du précédent, Jean-Antoine du Bois (1719-1779). Arnoud était l’héritier de Zorgvliet (› p. 68). Jean-Antoine convola deux fois mais du premier lit ne vint qu’une demoiselle, Marie-Louise (1751-1825). Elle allait épouser en 1785 Jean-Charles della Faille, baron de Nevele (› vol. 2, p. 34). En 1825, Augustin Moretus (1791-1871) entra dans le domaine, sans doute par achat. Il était l’époux de Pauline della Faille-Waerloos (1795-1864). Leur second fils Jules (1826-1911) reprit les rênes du Schoonselhof. Bourgmestre de Wilrijk, mort sans hoirs, le domaine fut vendu aux enchères par ses héritiers mais pas avec les 132 ha de terre. La vente s’est limitée à la maison et 86 ha. La Ville d’Anvers acheta le lot contre 806.740 francs pour y installer son principal cimetière.


Edifice classique


Le château est posé sur une île. Jadis un pavillon à trois arcades, genre petit arc de triomphe d’époque Louis XVI, lui faisait face. Il s’est écroulé entre 1914 et 1918. Le bâtiment de deux niveaux est posé sur un haut soubassement de jours rectangulaires munis de barreaux. La façade d’accès au nord est centrée sur un retrait des trois travées centrales. Elle sont garnies d’un portique-galerie précédé d’un large perron. Le portique est scandé de quatre colonnes rondes qui soutiennent la terrasse. De part et d’autre, l’édifice s’étire sur trois travées en ressaut. Les niveaux sont séparés par un bandeau larmier. Des corniches à modillons soutiennent une toiture en bâtière couverte d’ardoises. Du côté sud, la façade est centrée sur les trois travées mises en exergue par un léger ressaut. Elles aussi sont précédées par un très large perron. Ces trois travées axiales sont surmontées par un fronton à oculus circulaire. Les baies du rez sont en plein cintre alors que celles de l’étage supérieur sont oblongues. Toutes les baies sont munies de volets en bois. Le château semble inoccupé et fort mal tenu.



On ne visite pas l’intérieur mais le château se regarde avec aisance.



SOURCES
:
Philippe Farcy