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La délicieuse réussite de Deulin


Château de Deulin - 6990 Fronville (Hotton)



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  • Le pignon est assorti d’une tour de trois niveaux sous une toiture à dix pans sous bulbe, qui sert de cage d’escalier. © Philippe Farcy

  • Deulin est un château parfaitement liégeois d’esprit, construit en briques chaulées et en pierre bleue. © Philippe Farcy

  • L’ancienne cour des communs, rénovée, abrite les ateliers et de très belles salles d’exposition. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Le fronton est daté de 1760 © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy 3 août 2011

  • © Philippe Farcy 3 août 2011

  • © Philippe Farcy 3 août 2011

  • © Philippe Farcy 3 août 2011

  • © Philippe Farcy 3 août 2011



Official Name Château de Deulin
Location 6990 Fronville (Hotton)
Construction De 1758 à 1765
Style Louis XV
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée & négoce de meubles anciens
Protection Bien classé le 26 février 1981

Last udpate: 12/01/2013


Remis patiemment en son état primitif, Deulin redevient une perle du temps de Louis XV


Depuis son édification entre les années 1758 et 1765, Deulin n’a pas changé de famille. Il est aux de Harlez, pour le meilleur et pour le pire depuis près de 250 ans. Stéphane et Dominique, antiquaires et artistes de leur état ont fait de leur demeure reprise dans les années 1970, un petit paradis campé sur une colline dominant un étang puis l’Ourthe. Deulin dépendait jadis du ban de Fronville. Nous sommes à mi-chemin entre Marche et Durbuy. La contrée relevait de la principauté de Liège. Ce ban avait une importance stratégique pour la principauté puisqu’il surveillait les routes menant vers le Luxembourg.


Terre des Waha

La charge de haut-voué qui était héréditaire permit à la famille de Waha d’y siéger dès la haut Moyen Âge. Deulin était toutefois une seigneurie indépendante de ce haut-voué. Le 13 août 1757, Guillaume-Joseph Harlez (1691-1763) acheta les deux-sixièmes de la charge à Louise-Thérèse baronne de Waha de Haversin. Elle était la fille unique d’Englebert et de la baronne Marie-Catherine de Freymersdorff de Putzfelts. Elle s’était marié avec Charles-Emmanuel, marquis de Gavre et d’Aiseau, seigneur de Peer et de Baurieux. Un peu plus tard, il achètera le reste aux héritiers d’une autre branche des Waha, les barons de Woot de Tinlot. En septembre 1971, Madame Bouvy Coupery de Saint Georges reprenait dans un article paru dans « La Maison d’Hier et d’Aujourd’hui » un texte ancien. Il stipulait qu’avant 1759, se trouvait là un petit château des anciens Bouillé que possédait l’avocat Massart. Ceci pour montrer que cette terre était placée sous une dualité de compétence et que les Harlez firent le nécessaire pour devenir maître de la totalité du fief. C’est en effet le 8 novembre 1758 que Harlez acheta Deulin devant le notaire Jean-Joseph Damry.


Jardins à la française

Le château de deux niveaux fut reconstruit illico, puis décoré et embelli par le fils de Guillaume-Joseph, Simon-Joseph. Deulin est un château parfaitement liégeois d’esprit, construit en briques chaulées et en pierre bleue. La bâtisse se développe en un double L. Un petit pavillon de deux niveaux et deux travées de large clôt au nord la cour d’honneur fermée par des murets supportant des grilles et scandés par des piliers ornés de pots-à-feux. Le pavillon n’est pas relié à la bâtisse principale qui eut été en U, car il fallait ménager dès l’origine un accès au jardin à la française; il regarde vers le nord et est tracé sur la terrasse dominant la rivière. Lorsque l’on se trouve devant le seuil d’entrée, l’aile droite (sud) se distingue par son passage couvert menant aux communs. Sur la droite, on installa la chapelle. Cette aile comprend cinq travées sur deux niveaux. La travée centrale et les deux travées latérales sont placées en avancée; elle se distinguent des autres par des chaînages d’angles harpés en pierre bleue. Leurs toitures en ardoises, mansardées et à coyaux sont animées de sorte de frontons qui rythment parfaitement les espaces. La façade d’accès est constituée de cinq travées dont trois forment l’avant-corps central. Le portail qui abrite la porte d’entrée est en plein cintre, à clé, dont les montants latéraux panneautés montent jusqu’aux impostes saillantes. Sous deux écoinçons écornés, l’architecte a placé une porte-fenêtre précédée d’un garde-corps en fer forgé.


Fronton chiffré


Cette partie est surmontée d’un fronton portant le chiffre du bâtisseur. Une travée en retour sert de liaison avec l’aile nord. Celle-ci s’étire sur deux travées côté cour comme du côté du jardin. Sur le pignon, elles sont limitées par des chaînages harpés. Le petit pavillon qui lui fait face trouve ici sa parfaite symétrie. On notera que sur la cour, le pignon est assorti d’une tour de trois niveaux sous une toiture à dix pans sous bulbe, qui sert de cage d’escalier. Les communs présentent aussi une configuration en L. L’aile ouest abritait les écuries et le fenil. L’aile sud servait de remise à voitures. Elle se distingue par ses baies en arcades. Les meubles et les cheminées destinés au négoce s’y bousculent régulièrement. La terrasse a été transformée dans les années nonante en un jardin dont le centre est occupé par un petit bassin. Cette cour est fermée vers l’est par des annexes dont des chenils.



Deulin est accessible sur rendez-vous, notamment lors des « Portes Ouvertes » que le couple d’antiquaires organise chaque année avec leur fils, excellent restaurateur de meubles et créateur de boiseries de styles anciens.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
T. Bouvy Coupery de Saint-Georges, Le château de Deulin, La Maison d’hier et d’aujourd’hui, n°11, Association Royale des Demeures Historiques de Belgique, septembre 1971