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Hof ter Linden, sans fard ni soleil


Kasteel Hof ter Linden - 2800 Mechelen



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  • Vu du ciel, Hof ter Linden semble un écrin perdu dans des immensités campagnardes.Mais le parc a été loti.

  • De style éclectique, mêlant les genres, le château profite d’une belle entrée marquée par une terrasse. Le petit jardin abrite encore divers éléments de décor Belle-Époque.



Official Name Kasteel Hof ter Linden
Location 2800 Mechelen
Construction c1880-1884
Style Éclectique
Architect
Occupants Katleen Bosteels Interieurarchitecte
Allocation Bureau & résidence privée
Protection Bien classé le 16 mai 1981

Last udpate: 05/01/2013


Un château passé du romantisme à la vie de bureau


À Battel, entre Malines et Heffen, coincé entre la Dyle et le canal menant à Louvain, se trouve le « Hof ter Linden », soit le château des Tilleuls. Le domaine ne profite plus que d’un seul hectare. Il est désormais placé dans un univers de petites maisons de briques construites dans les années 1930. De château de campagne, le voilà devenu presque maison de ville et pour un peu une incongruité dans cet entourage. Dans les frondaisons par trop libres, apparaît une belle et haute bâtisse toute de blanc vêtue. Elle date des années 1880-1890.



Pointes de diamants
 

« Ter Linden » ne s’ouvre avec largesse que vers le nord. On y décèle sept travées sur trois niveaux de hauteurs presque égales posées sur un soubassement de cave en pierre bleue. Chaque niveau est bien séparé par un bandeau de pierre bleue. Les encadrements des baies sont eux aussi presque de même qualité à chaque étage et ils se limitent à un petit fronton posé sur une clé en pointe de diamant (allusion peut-être aux meubles malinois anciens) piqués de feuillages. Le charme le plus grand ne réside toutefois pas dans cette élévation, mais dans la présence de la terrasse en loggia, posée sur six colonnes de métal, passant d’un piétement d’aspect gothique vers un fût circulaire se terminant par un chapiteau feuillage. Ces colonnes soutiennent la terrasse du premier étage à laquelle on accède par trois portes-fenêtres.



Terrasse panoramique sur le toit

Cette belle façade ne serait pas aussi élégante si elle ne pouvait « s’appuyer » ou se clore par un joli toit mansardé ouvert par quatre lucarnes de style Louis XV à volutes et frontons en arc surbaissé. A partir de ce toit terminé en terrasse, la vue sur Malines et les environs, vers Hombeek et Leest est magnifique. Sur les autres façades, le décor est plus réduit. À l’ouest, c’est simple, le mur est aveugle. A l’est, trois baies superposées dominent l’accès de la porte de service. Au sud enfin, trois paires de fenêtres rectangulaires sont séparées par les baies en arc en plein cintre de la cage d’escalier central. Celle-ci est d’ailleurs intéressante pour son décor peint de motifs floraux et sa double volée de marches. Le château est accompagné par des communs de briques et de moellons de calcaire percés de baies à meneaux. Ces bâtiments datent très certainement du XVIe siècle.


Une famille basque

Le château a été construit par Édouard d’Arripe (né à Amsterdam le 13 juin 1826, naturalisé belge le 22 juin 1861, décédé en 1887), issu d’une famille basque établie à Amsterdam, parce que Monsieur avait épousé Judith Bonnike, du pays des tulipes. Edouard d'Arripe était le père d'Edouard, propriétaire de l'abbaye d'Argenton en 1921. Pendant la guerre de 1914-1918, les Allemands occupèrent le domaine. En 1920, les successeurs des Arripe vendirent le bien aux Vandenhoven. En 1929, ces propriétaires cédèrent la propriété à Mademoiselle Van Hylen, prieure des Carmélites déchaussées. Il y eut vente à nouveau en 1931 au profit des époux Zwaan-Bruyn.
En 1957, c’est au tour de Luciaan Rombaut, de Waasmunster, de prendre les rennes. Il mourut en 1961. Le bien fut occupé par une nièce du sieur Rombaut qui y fit un atelier d’art. Le 16 mai 1981, le château fut classé par Rika De Backer-Ocken. La nièce précitée, Clara Van Hoeij, disparut en 1989, sans hoir. Elle laissait le château à Rita Vervliet qui le vendit au comte Gonzales d’Alcantara, de la branche d’Aveschoot à Lembeke, près d’Eeklo. Le château était à vendre au printemps de l’an 2002.