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Opprebais, un château fort devenu ferme


Château-Ferme d'Opprebais - 1315 Opprebais (Incourt)



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Category : Information Business Events
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  • Posé sur une motte dans les plaines du Brabant, Opprebais se maintient par les bonnes grâces d’un jeune couple passionné de patrimoine. © Philippe Farcy

  • Un château fort en ruine depuis au moins 200 ans, une ferme où poussent les fleurs, Opprebais c’est la vie et le temps qui passent sur des murailles épaisses. © Philippe Farcy



Official Name Château-Ferme d'Opprebais
Location 1315 Opprebais (Incourt)
Construction XIIIe au XIXe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien protégé le 28 mai 1973

Last udpate: 25/09/2014


La terre d’Opprebais était un lieu stratégique du duché de Brabant.


À proximité de la route Namur-Louvain, sur l’entité d’Incourt, le joli village d’Opprebais abrite un château fort trop méconnu dont l’importance stratégique valait celle de Walhain et de Moriensart. Posé sur une butte, il surveillait une des frontières du comté de Walhain. L’édifice est érigé en moellons de grès ferrugineux et pour ses parties les plus modernes en briques assorties de pierre bleue et de pierre de Gobertange. On accède à la propriété en franchissant le passage charretier qui borde l’angle sud-ouest. Il est précédé par une courte plaine en pente dans laquelle sans doute se trouvaient des fossés. Les engins agricoles ne passent plus par cette haute ouverture cantonnée de deux tours d’angles qui encadraient un assomoir tout en profitant d’une herse et de deux vantaux. Une troisième tour ronde plus massive encore que ces deux-ci domine la plaine vers le sud-est. Elle possède toujours trois niveaux. Mais ce ne sont pas les parties les plus anciennes de cet ensemble passionnant. Les éléments les plus âgés sont situés au centre de l’aile dominant la vallée vers l’est.


Maison forte

On y trouve un donjon oblong dont l’épaisseur des murs varie de 250 à 190 cm. Pour cette section le matériau principal est en quartzite, issu d’une carrière locale. Il s’agissait de la maison forte d’origine installée en saillie par rapport au reste de l’alignement qui comprenait la grande grange de 1725 privée de ses toitures depuis son effondrement par manque d’entretien en 1970. On devine encore les traces du passage couvert par le dessin de l’arc en plein cintre au pied de cette large travée. « Couvert d’un berceau, le passage trouait le rez-de-chaussée entre deux portails en plein cintre soigneusement appareillés » précise L.F. Génicot. Cet élément comportait quatre niveaux. À partir de cette tour, il est certain qu’un château fort fut construit dans la seconde moitié du XIIIe siècle. Trois autres tours s’élèvent encore un peu aux angles sud, nord et est. Le châtelet d’entrée a disparu, comme d’autres éléments médiévaux, lors de la transformation du château en ferme au profit de M. Choppard, dès le XVIIe siècle. D’ailleurs la gravure de Harrewijn datant du XVIIe siècle montre déjà l’édifice fortifié, partiellement privé de toitures et en ruine naissante. Walhain avait subit la même déconfiture née de l’absence sinon de conflits du moins d’intérêt stratégique et politique pour le duché en cet endroit.


Dévolution


Le domaine d’Opprebais fut constitué pour la famille de ce nom. Les premiers actes mentionnant les Opprebais datent de 1240. À leur suite on trouva un Henri de Beaufort (Spontin ?) arrivé là sans doute par mariage et cité en lieu et place de son épouse car sitôt entré dans l’éternité le fief est réputé être en mains des Opprebais. Arnoul d’Opprebais est alors annoncé comme époux de Marie d’Ossogne. Ils eurent un fils prénommé Henri. En 1389 on y trouvait les Tilly, branche des Warfusée (Renesse ?). Ils seront suivis par les Dave. En 1532 sur ordre de Charles-Quint, le territoire sera annexé au comté de Walhain. Depuis 1660 à travers les comtes d’Egmont, Opprebais appartint aux princes et ducs d’Arenberg. En 1970, ces derniers vendirent le château-ferme à leur exploitant d’alors, M. Pauwels. Son fils et sa belle-fille ont repris la destinée du bien depuis 1999 avec la ferme volonté de le restaurer.


On ne visite pas. Les bâtiments se voient de la rue.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004