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't Hof van Brussel un écrin dans la complexe cité


't Hof van Brussel - 1200 Woluwé-Saint-Lambert (Brussels)



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  • Le Hof profite de la pente du terrain pour s’étirer en longueur et jouer sur des volumes variés. Le parc est superbement fleuri. © Philippe Farcy

  • L’accès au château s’effectue par un terre-plein où les façades en pierre de Baeleghem se remarquent par leur homogénéité. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name 't Hof van Brussel
Location 1200 Woluwé-Saint-Lambert (Bruxelles)
Construction Du XVIe siècle au XXe siècle
Style Traditionnel flamand
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien classé en avril 1994

Last udpate: 11/11/2014


De l’unité dans la diversité et un jardin aux mille fleurs.


Que faut-il admirer de plus dans cette propriété quand on y pénètre pour la première fois ? Le château lui-même pour son charme évident ou le jardin tenu par Madame avec autant de passion et de goût qu’une délicieuse duchesse anglaise ? Les deux sans doute. À côté de la petite église Saint-Lambert agrémentée d’une sobre tour clocher d’époque romane, pointent les tourelles d’angle du château caché derrière des murs très hauts et des frondaisons épaisses. Des sept châteaux de Woluwé, il n’en reste que trois dont celui-ci.

Proche de Charles-Quint

Pour reprendre la thèse d’Odile Seutin (Louvain-la-Neuve, 2003), l’histoire du lieu remonte au début du XIVe siècle. Les van der Borcht étaient seigneurs de Woluwé. En 1330, Elisabeth van der Borcht épousa Jean IV van der Meeren, seigneur de Sterrebeek. Le fils illégitime de Jean IV, Henri, allait vendre le bien en 1402 à Jean de Cobbeghem. Cent ans plus tard, les lieux appartenaient à Jean de Longueville, juriste et secrétaire du Grand Conseil de Malines. Son épouse était parente des vendeurs et née Marguerite van der Noot. Leur fille Marguerite hérita. Elle avait convolé avec Rodolphe de Broecsele (ou de Bruxelles) d’où vient le nom de l’édifice actuel. Leur fils Philibert, seigneur de Heysbroeck, fut aussi membre du Grand Conseil et un proche de Charles-Quint au point d’avoir assisté à l’abdication du souverain en 1558. Il avait été uni à Jeanne de Locquenghien, fille de Pierre et de Marie de Nieuwenhove (Meerbeke). Marie, une des filles de Philibert qui était mort en 1570, épousa l’Anglais Guillaume de Middelton. Elle vendit la propriété le 18 février 1648 à Catherine d’Agua, veuve de Jacques Bruneau, seigneur d’Agen, disent les bonnes bouches.


Toison d’Or

Leur fils Jacques devenu vicomte de Bruneau de la Wastine, trésorier de la Toison d’Or de 1646 à 1696, reçut le domaine en héritage. Il fut suivi par son fils, mort le 16 janvier 1750, et ce dernier par la fille du cousin germain de son épouse née Isabelle van Ertborn (décédée en 1757). La demoiselle Anne-Adolphine née elle aussi van Ertborn des œuvres de François et de Isabelle Mols avait épousé Jacques-Nicolas de Cock, né en 1736 et retourné à Dieu en 1766. Ils eurent huit enfants dont Joseph de Cock ; il assuma t’Hof par un tirage au sort favorable. Il avait été présenté à Anne-Marie-Charlotte de Vivario qu’il épousa. Madame mit au monde quatre bambins. Agnès allait hériter et en faire profiter sa sœur Thérèse. Cette dernière avait épousé Eugène du Chastel de la Howarderie. Leur fille Julie se maria avec Jules de Trooz (1812-1869). Ensuite et jusqu’en 1905 on ne sait ce qu’il advint du t’Hof. En 1905 apparaît Vital Sloors, négociant de Saint-Josse-ten-Noode. Il fit ajouter les petites tourelles de la façade est vers l’église. En 1920 Paul Frison, restaurateur bruxellois, propriétaire de la Taverne Royale aux Galeries Saint-Hubert, acheta le domaine. Mort en 1933 à cinquante ans, sa veuve et ses enfants restèrent au t’Hof jusqu’en 1941 quand le père de l’actuel propriétaire prit le domaine en charge pour le restaurer après le conflit mondial.


Bâtiments successifs


Si les textes anciens parlent des gens, les murs aussi. Et le t’Hof van Brussel plus que d’autres évoque le temps qui passa à travers les ajouts successifs. Des bâtiments anciens qui ont toujours été édifiés de manière homogène en pierre de Baeleghem il subsiste le porche d’entrée et les éléments contigus. Le corps principal est posé dans le sens nord/est-sud/ouest vers la pente du terrain qui aboutit au sud sur une belle pièce d’eau. De la grille d’entrée, on découvre d’abord un élément rectangulaire à pignons crénelés débordants avec ses jolies tourelles en poivrière. Il est composé d’une travée sur deux niveaux mais le rez est aveugle; une baie à croisée anime le haut. Cette partie est suivie par une autre désaxée et plus élevée. C’est l’ancien porche d’accès à la demeure. Les deux niveaux sont ouverts par des baies à croisées et en bas se voit encore l’arc du passage. Le pignon sud est plat. L’édifice se poursuit par un long logis de six travées sur le parc mais presque aveugle du côté de l’accès. Un avant-corps à pans coupés ajouté au siècle dernier accueille les visiteurs par une porte baroque de remploi. Une très belle lucarne à gradins anime la toiture en batière. Plus loin une tour hexagonale sert d’escalier. L’extrémité sud a été ornée d’un logis complémentaire de deux niveaux. Voilà un régal pour les yeux, entretenu avec un soin extrême.



Visites interdites. Un petit molosse veille. Gare aux importuns.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004