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Avondance reçoit d'abondance


Château d'Avondance - 7100 Haine-Saint-Paul (La Louvière)



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Category : Information Business Events
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  • Le château d’Avondance possède un riche passé qui le relie à Morialmé via les Bryas. © Philippe Farcy

  • LégLe château des Coppée est toujours bordé par leur ancienne ferme castrale. Mais elle a changé de mains. © Philippe Farcy



Official Name Château d'Avondance
Location 7100 Haine-Saint-Paul (La Louvière)
Construction 1770-1780; seconde moitié du XIXe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants Château d'Avondance
Allocation Résidence privée; mariages, communions, diners d'affaires, fêtes, colloques ...
Protection Bien non classé

Last udpate: 12/01/2013


Un peu d’Ancien Régime dans un monde industriel.


Le petit château en long d’Avondance est situé sur la commune de Haine-Saint-Paul, en contrebas de La Louvière jadis terres verdoyantes. Les zones vertes s’y sont faites rares à mesure que le charbon et les industries s’installèrent dans cette région alors prospère. Avant l’ère industrielle, Avondance (on l’écrivait Awondance) était une seigneurie indépendante sur un territoire très grand qui en comptait trois autres: Aimeries, Jolimont et du Terne. Dans le parc réduit d’Avondance, coule la Haine; elle donne du bonheur et de l’agrément et c’est un des rares endroits où elle circule à l’air libre.


Puissants seigneurs


Avondance fut, d’après Claude Vandewattyne, un fief de la puissante famille de Mortagne au XVe siècle. On se souviendra que les Mortagne avaient été maîtres du château de Templeuve du XIIIe au XVe siècles. On y vit ensuite les non moins célèbres comtes de Bryas, fondateurs au XIXe siècle des automobiles de Dion-Bouton. Le premier d’entre eux fut Henri de Bryas, fils de Jacques, baron de Granges, d’Aubremont et d’Awondance, membre du Conseil de Guerre de S.M. Impériale et Catholique, gentilhomme de la Chambre de S.A. le prince-évêque de Liège, gouverneur de Furnes, de Philippeville et de Mariembourg. Il épousa en secondes noces Renée de Glymes, fille du chevalier Gabriel, baron de Florennes et de Marie de Billehé. Henri mourut en 1662. Le domaine fut repris par son fils Octave-Alexandre marié le 3 février 1680 à Marie-Joseph de Haynin, dame de Talma, vicomtesse de Haeyne-Saint-Paul, de Saint-Vaast, de Rochefontaine etc...


Présences militaires


Avondance fut hérité par leur fils François-Alexandre. Guy Place signale encore deux sœurs Bryas, Alexandrine et Fernande. La première mourut à Avondance en 1770. Trois neveux et nièces hériteront à leur suite puis le château sera vendu à Antoine Silez (1757-1826). La femme de son fils, née Bardiau vendra les 1 ha 13 a d’Avondance en 1835 à Narcisse Coppée (1801-1866). Sur le plan historique, on sait que les troupes françaises s’installèrent sur cette propriété en 1674 quand passèrent les troupes du prince de Condé (1621-1686), cousin de Louis XIV bien connu comme « Le Grand Condé ». Cette même année 1674, il allait battre à Seneffe le prince d’Orange. En 1689 ce furent les régiments du maréchal Louis de Crevant, duc d’Humières (1628-1694), déjà évoqué à propos de Ham-sur-Heure, qui y logèrent, gouverneur du Bourbonnais puis de Lille.

En 1835 le château est donc acheté par Narcisse Coppée fabriquant de broches de bois pour son fils Evence-Dieudonné (1827-1875) lancé dans le charbon. Evence y connut une grande réussite au point que dans la région on le nommait « le baron de la gayette ». Les gayettes sont des blocs d’or noir. Evence-Dieudonné avait épousé Joséphine Warmont (1830-1914). Il restaura le château et c’est sans doute lui qui couronna la tour de sa présente toiture. Leur fils Evence, premier baron Coppée en 1912, naquit ici le 14 juin 1851. Il décéda dans son magnifique château de Roumont à Ochamps le 24 juin 1925. Il est le grand-père du baron actuel. Les actuels propriétaires du château d’Avondance sont entrés ici en 1970 comme locataires puis ils ont procédé à l’achat du bien auprès du baron Coppée en 1990. De 1962 à 1970, le château resta vide. Depuis lors, cette maison qui avait servi de résidence à divers ingénieurs en chef des mines de charbon, à l’instar de la famille Stevens, est devenue un lieu de fêtes privées que l’on loue à volonté.


Style classique



Le castel érigé vers 1770-1780 est peint en blanc. Il est bordé au nord par une très jolie ferme du XVIIIe siècle passée depuis longtemps à d’autres propriétaires. Le château se compose d’une aile principale de neuf travées. Construit en briques, il monte sur deux niveaux posés sur un soubassement plat de pierre bleue aveugle, sous une toiture en bâtière à croupes, couverte d’ardoises. Les baies sont de type tournaisien, en arc surbaissé à clé, chaînées et animées de volets en bois au niveau inférieur. Le pignon latéral regardant au sud est aveugle. On arrive à la façade arrière en contournant une terrasse destinée à agrémenter les chambres du deuxième niveau. Elle fut prolongée par un patio en légère pente ce qui imposa de poursuivre le pignon par des gradins. La façade arrière est composée de cinq travées coupées après la troisième par la présence d’une tour carrée engagée qui abritait jadis la chapelle. La toiture, soutenue par une corniche de briques en encorbellement, est en pavillon et terminée par une flèche. À l’extrémité de l’aile surgit alors une autre tour, carrée elle aussi et caractérisée par les refends qui limitent les arêtes. Elle grimpe sur quatre niveaux séparés par des bandeaux utilisés comme appuis. La toiture en pavillon se termine par une brisure d’où émerge un clocheton aveugle à six pans. Ceci devait être orné par un garde-corps en fonte. Dans le parc, la glacière servit de refuge pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004