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"Gy Seray Boussu"


Château de Boussu - 7300 Boussu



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Category : Information Business Events
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  • Albums de Croÿ, tome II, Propriétés des Croÿ II, planche 138, Crédit Communal de Belgique 1988

  • Carte postale envoyée en 1901

  • Albums de Croÿ, tome VI, Comté de Hainaut III, planche 50, Crédit Communal de Belgique 1990



Official Name Château de Boussu
Location 7300 Boussu
Construction 1539; vers 1810
Style
Architect XVIe siècle: Jacques Dubroeucq
Occupants Commune de Boussu
Allocation Site touristique
Protection

Last udpate: 12/01/2013


Boussu fut parmi les plus beaux châteaux renaissants des Pays-Bas catholiques. Henri II et Louis XIV saccagèrent Boussu dont il restait bien peu avant 1789.

La terre appartint aux Rumignies puis aux Quincy et ensuite aux Hennin-Liétard, dès le début des années 1200. Ces derniers seraient des Quincy ayant relevé le nom de l'ultime dame porteuse du nom. Ceux-ci resteront maîtres de Boussu durant six siècles. En 1402, le château de Boussu était aux mains de Wauthier Ier et de Sybille de Berghes-Saint-Winnocq. Il fut brûlé par faits de rivalités entre voisins. En 1478, sous Pierre Ier de Hennin (1433-1499), le roi Louis XI s'empara du château quand il luttait contre son cousin, le duc de Bourgogne.

Le petit-fils de Pierre, Jean V de Hennin-Liétard, dit le Grand (1499-1562), lui succéda. En 1532, il épousa Anne de Bourgogne, arrière-petite-fille d'Antoine, le Grand Bâtard de Bourgogne. Anne était la veuve de Jacques de Horne (mort en 1531). Jean V lui, était l'ami d'enfance de Charles-Quint et il l'accompagna dans toutes ses campagnes. Ce dernier vint en personne à Boussu le 2 février 1545 et en 1554. Philippe II, passé ici en 1549, éleva la terre de Boussu au rang de comté en 1555. Les Hennin s'éteignirent dans les Riquet, comtes de Caraman pour une part et princes de Chimay d'autre part. On vit en effet Gabrielle de Hennin-Liétard (1728-1806), épouser en octobre 1750 Victor-Maurice de Riquet, comte puis marquis de Caraman.

Leur descendance garda le bien alors agrémenté de 12 ha, jusqu'à une vente en décembre 1836 au profit du comte Eugène de Nédonchel. De lui à son fils Georges et à la fille de celui-ci, le bien arriva chez le marquis Eugène de Chabannes puis à son fils Georges. Du fait de l'explosion complète du bâtiment en 1945, le comte Georges vendit le bien qui faillit devenir un terrain industriel puis un lotissement d'habitations. En 1990, la commune de Boussu acheta le domaine et laissant la gérance à une a.s.b.l. : "Gy Seray Boussu", devise des Hennin-Liétard.

Boussu reste un mythe


Boussu fut le premier et le plus important chef-d'oeuvre de Jacques Dubroeucq (1505-1584), grand architecte montois, préféré de la gouvernante Marie de Hongrie. Dubroeucq était aussi un sculpteur de grand talent. Boussu, premier en son genre, fut avec Enghien, Trazegnies, Chimay, Mariemont, Binche, Havré, Héverlée et Turnhout l'un des sommets de l'art de vivre à la Renaissance dans la partie septentrionale de l'Europe. Tous ces châteaux étaient entourés de jardins somptueux.

A Boussu, Dubroeucq put ériger un château de briques de deux fois 19 et 22 travées, en ce comprises les quatre tours cornières carrées hautes de six niveaux. Les ailes couraient sur 100 mètres de long. "Cela représente" nous dit Marcel Capouillez "quatre fois la surface du château de Beloeil". Posées sur de hauts soubassements de pierre bleue, les façades comptaient trois niveaux identiques séparés par des bandeaux larmiers et agrémentées de chaînages d'angles. Les baies carrées à croisées aux niveaux supérieurs reposaient sur des consoles. En bas, au niveau des caves, les baies étaient protégées de grillages.

La façade orientale comportait sept travées en ressaut. Cinq colonnes engagées en rythmaient l'alignement sur les niveaux hauts. Les toitures en bâtière comportaient un certain nombre de lucarnes protégées par un garde-corps ajouré. Les ailes étaient terminées par des frontons de trois niveaux à volutes qui butaient contre les tours et prolongeaient de la sorte les trois dernières travées latérales.

Si l'extérieur du château était en briques, l'intérieur était en grande partie couvert de pierre bleue, parfois à bossage.

Galerie ouverte


La grande caractéristique de cette demeure exceptionnelle tient dans la présence d'une galerie qui courait sur les quatre façades au deuxième niveau. Le château qui avait été commencé en 1539 sur ordre de Jean V de Hennin-Liétard, fut fort endommagé en 1554. Il fut reconstruit en partie, mais la mort de Jean V marqua un arrêt. Il n'en restait plus que deux ailes et le châtelet d'accès. De nouveaux travaux engagés par son neveu Maximilien II furent arrêtés à sa mort au début du XVIIe siècle. Sa veuve vendit des marbres à l'abbaye des Dunes et quatre colonnes en marbre blanc s'en allèrent à la collégiale Sainte-Waudru de Mons, où elles sont toujours. Louis XIV y vint trois fois dont 10 jours en 1655 pour fêter ses 17 ans, au milieu de ses troupes après la prise de Condé. Sur les ruines, les Caraman érigèrent vers 1810 un nouveau château, en incorporant le châtelet.

Les firmes "HarCAD" et "Horus Patrimoine", sises à Boussu, viennent d'être récompensées d'un Caïus du patrimoine pour leur aide au chantier de fouilles et de réhabilitation.

Visites possibles.


SOURCES:
Comte Baudouin d’Ursel, Princes en Belgique : Hennin-Liétard, Chimay 1735, Le Parchemin, 76e année, n° 394, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, juillet-août 2011

Philippe Farcy, "Gy Seray Boussu", LaLibre.be 8 décembre 2006, Vie de Château 375 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/319186/gy-seray-boussu.html