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Bothey en touche


Château de Bothey - 5032 Bothey (Gembloux)



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  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Bothey
Location 5032 Bothey (Gembloux)
Construction XVIIIe siècle; 1810-1820
Style Néoclassique
Architect
Occupants Home Le Foyer a.s.b.l.
Allocation
Protection

Last udpate: 06/01/2013


Cette maison néo-classique en touche des cœurs sensibles; elle réveille les sens profonds de la vie en accueillant des handicapés.


Bothey est un charmant village posté à une encablure de Gembloux, plus près encore de Corroy-le-Château. Il jette des yeux vers Tongrinne et Tongrenelle sans oublier les châteaux de Balâtre. Puis en tournant le regard on jette de là un regard sur la vallée de Falnuée et son golf joyeux voire même jusqu’à Mielmont qui va retrouver toute sa joie de vivre, grâce à de jeunes et belles âmes, elles aussi sensibles, qui en ont fait l'acquisition à la fin de l'an 2010. Nous n’allons pas cité toutes les maisons d’importance des environs dans un rayon est de moins de cinq kilomètres. C’est dire si la région est richement dotée de châteaux. Celui-ci est le moins impressionnant, il faut être de bon compte.
 
Commençons par l’histoire de ce qui fut quand même une seigneurie d’Ancien Régime dont Henri de Radiguès a donné les traits à la suite de Stanislas Bormans. D’après Radiguès le fief fut engagé le 31 octobre 1626 par don Martin, baron de Somogy, époux de Barbara de Weyd. Il releva encore le fief le 24 juillet 1630. Leur fille Anne, hérita puis elle testa le 20 juin 1662 en faveur de son neveu Emmanuel-François de Romrée, époux de F.D. de Lerneux (ou Lierneux ?). Romrée releva le domaine le 10 mai 1663 en même temps qu’il le fit de Vichenet. En janvier 1684, notre homme transporta les droits de ces deux seigneuries vers sa sœur. Puis le bien revint au fils des Romrée-Lerneux qui releva les droits le 30 août 1710. Il se prénommait Jean-Antoine et était uni à Anne-Cécile d’Hillebrant. Après 1722, Jean-Antoine se vit saisir son bien car il avait des difficultés à rembourser Sébastien de Pinchart. Finalement, le débiteur paya sa dette qui n’était pourtant que de 315 florins. Puis dès 1727 il échangea Bothey contre des censes situées à moins d’une lieue, à Tongrinne et à la Bourlotte, avec Herman-Joseph de Colnet. H.-J de Colnet avait épousé Ernestine de Martigny. Les Colnet étaient maîtres verriers. On les retrouve dans le département du Nord, en France, mais aussi chez nous dans le Namurois et le Hainaut. H.-J. releva les terres de Bothey en 1752 puis le 22 février 1758 c’est son épouse devenue veuve qui prit possession du bien. En 1762, les Detraux firent saisir le bien et ce sera la dernière trace d’Ancien Régime sur ce lieu.
 

Pour le XIXe siècle, nous savons que Charles de Kerchove d’Exaerde (1845-1908) résidait en ce lieu dont il n’était pas propriétaire. Il était marié à Ursule Surmont de Volsberghe (1842-1926), fille du baron Henri et d’Isabelle de Ghellinck. Le couple eut le malheur d’enterrer leur second fils prénommé Aloÿs le 25 février 1879. Il avait quatre mois et sept jours. Un premier fils Aloïs n’eut pas plus de chance. Né le 26 juin 1874 à Mazy (au château d’Hermoye, toujours aux Kerchove), il y décéda le 30 avril 1876.

Puis pour le XXe siècle, nous voyons arriver les Pères du Saint Sacrement. Ils y fondèrent une école. Puis vint enfin l’institution actuelle, à savoir « Le Foyer », home pour personnes handicapées moyennement.

Comme on le voit sur les images, le château est d’une sobriété absolue. Il domine la chaussée et un long chemin y conduit. A l’arrière il reste encore des ailes de communs qui pourraient remonter au XVIIIe siècle. La maison actuelle doit dater des années 1810-1820, en fonction du style néo-classique. Elle est de plan massé et vers le sud-ouest se trouve la plus belle façade. Elle ne se développe que sur trois larges travées et monte sur deux niveaux et demi posés sur un soubassement aveugle. La partie centrale est légèrement en avancée. Elle se singularise par trois baies en plein cintre reliées par des éléments de pierre bleue. Dessus trône un long balcon posé sur quatre consoles ; le garde corps en fonte est scandé de personnages féminins ailés tenant une couronne. Les murs sont cimentés partout. A l’arrière on compte sept travées. Celle du centre aurait pu servir de porte d’entrée pour le personnel. Les côtés ont été englobés dans des ailes neuves destinées à recevoir les pensionnaires.


 

On ne visite pas, mais la demeure se voit bien de partout.



SOURCES:
Philippe Farcy