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Speelhof, terre abbatiale


Kasteel Speelhof - 3800 Sint-Truiden



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  • © Philippe Farcy

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  • © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Speelhof
Location 3800 Sint-Truiden
Construction 1562; XVIIIe siècle; début XIXe siècle; orangerie: fin XIXe siècle
Style
Architect
Occupants Domein 't Speelhof (Stad Sint-Truiden, sinds 1989)
Allocation Taverne, restaurant, salles de fêtes
Protection

Last udpate: 04/01/2013


A la limite nord-est de Saint-Trond, le Speelhof est devenu un site public. L'ancien domaine des comtes de Salaberry incluait le béguinage et sa chapelle.
 
Le château du Speelhof est en mains de la ville de Saint-Trond. Jusqu'à la fin des années quatre-vingts, il appartenait, avec son verger et son petit morceau de rivière qui la traverse, au comte Henry (1901-1974) d'Irumberry de Salaberry. Il était l'époux depuis 1924 de la comtesse Germaine de Beauffort (1902-1987), fille de Georges (branche de Bouchout-Meysse) et d'Antoinette de Liedekerke de Pailhe. Le comte Henry était né au château de Fossé, tout près de Blois. Le père de Henry, Hubert, allait épouser une Pitteurs-Hiégaerts, ce qui permit aux Salaberry d'hériter de l'endroit. 

Ce domaine trudonnaire était à dire vrai un bien noir. Le Speelhof était la résidence des abbés de Saint-Trond, juste au-delà de l'agglomération, en connection directe avec le béguinage.

La demeure principale du Speelhof, qui donnait sur les étangs d'un parc qui frôlait les septante hectares, fut détruite dans les années 1790. "L'acheteur de l'époque n'est pas connu mais c'est lui ou un suivant immédiat qui, pour pallier la perte de l'aile principale, fit augmenter la partie centrale du logis actuel. Mais comme la maison ne possède pas de caves et que nous ne sommes pas loin d'un cours d'eau, la stabilité du sol n'a jamais été évidente. Mon père fit dès lors évider les murs des parties hautes pour amoindrir le poids de cette ajoute sur le corps central. D'ailleurs, au rez, les dalles de marbre blanc étaient pour partie fendues à cause de ce manque de stabilité", nous dit Chantal de Salaberry, pianiste classique de renom.

Diplomates

A une date indéterminée, sans doute vers 1820, les Pitteurs-Hiégaerts firent l'acquisition du Speelhof et du béguinage. Il devait s'agir de Henri-Bonaventure (1761-1853), membre du conseil privé du prince-évêque de Liège, dont on sait que sa fille Marie-Louise allait décéder ici le 10 avril 1838. Elle épousa en 1824 son cousin germain, Antoine de Pitteurs-Hiégaerts, né en 1795, futur président du Conseil provincial du Limbourg. Leur fils Edmond fit une brillante carrière diplomatique. On le vit en poste à Berlin, à Rome et surtout à Saint-Pétersbourg où, comme ministre plénipotentiaire, il resta plus de vingt ans. Il fut marié avec sa voisine la comtesse Mathilde d'Arschot-Schoonhoven, native de Voordt près de Looz (Borgloon), fille de Guillaume, lui aussi ambassadeur du roi, et d'Aglaé de Louvencourt. Du mariage d'Edmond et d'Aglaé vint entre autre une fille Léonce qui fit le lien avec les Salaberry.

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Domaine ouvert

Dans sa longueur et sur le flanc occidental, le château tout érigé en briques est composé de trois éléments bien distincts. Il aligne quand même dix-sept travées irrégulières. Les parties latérales montent sur deux niveaux. Le logis central grimpe sur deux niveaux et demi. Les baies sont toutes privées de montants mais pas de leurs appuis ni de leurs couronnements plats en pierre bleue. Au centre, un patio vitré soutient un balcon. Le bâtiment est couvert de pitoyable manière par de la tôle ondulée, ce qui anéantit tout effet de grâce qu'octroient généralement les tuiles plus les artifices comme les coyaux et les croupettes. Point de lucarnes non plus, mais on y trouve des velux, ce qui, pour un bâtiment classé le 13 octobre 1986, est une injure. Du côté de la cour de ferme, on trouve quinze travées. Les baies sont parfois ornées de clés en leur linteau quand d'autres sont surbaissées. On remarquera au corps central une magnifique verrière véranda qui date du XIXe siècle. Par ailleurs, les arêtes flirtent avec deux paires de trois oculi circulaires à clés. La cour est fermée par une grande grange et par des communs. On accède à cet espace par un porche daté de 1777.

Visites souhaitées. Fêtes privées possibles également.



SOURCES:
Philippe Farcy, Speelhof, terre abbatiale, LaLibre.be, Vie de Château 430, 18 janvier 2008  http://www.lalibre.be/archives/divers/article/396280/speelhof-terre-abbatiale.html