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Petit-Leez entre fêtes et art contemporain


Château de Petit-Leez - 5031 Grand-Leez (Gembloux)



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  • © Phillipe Farcy

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  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Petit-Leez
Location 5031 Grand-Leez (Gembloux)
Construction XVIIe siècle
Style
Architect
Occupants Château de Petit-Leez
Allocation Galerie d'art & réceptions
Protection

Last udpate: 04/01/2013

 

Cet ancien château-ferme situé sur la commune de Petit-Leez et l’entité de Grand-Leez est détenu par la famille Dieleman, venue de Wemmel voici vingt ans.

Le père de l’actuelle propriétaire était marchand d’art et spécialisé dans les bronzes du XIXe siècle. Il possédait une galerie au Sablon à Bruxelles près de l’impasse Saint-Jacques. De l’histoire de ce hameau très agricole on sait que les abbayes d’Affligem puis à sa suite celle de Floreffe, y possédaient de nombreuses terres. Quant à la seigneurie civile son histoire a été donnée par Jacques Toussaint en 1975 et reprise par la suite dans différentes volumes jusque sur la page Wikipedia que nous reprenons ici en partie.

La seigneurie hautaine de Petit-Leez appartenait au début du XIIe siècle à Henri de Petit-Leez. Au XIVe siècle, c’est Arnould de Tillich (1311) qui la détenait, puis elle passa au XVIe siècle, aux futurs barons de Berlo et à leur suite aux comtes de Grimbergen. Une pierre porte leurs armes quelque part sur une façade mais nous ne l’avons pas vue à cause d’un tournage de VTM (la chaîne de télévision flamande) sur place. Dès lors nous pourrions avoir à faire aux futurs princes de Grimberghe, comtes de Jauche de Mastaing ou Glimes de Berghes, éteints dans les Ongnies eux-mêmes éteints dans les Merode, ce qui permettrait de lier ceci avec le désolant spectacle du château de Grimbergen laissé à l’abandon depuis des décennies.

A Grimbergen il y avait aussi une seigneurie détenue par les d’Oyenbrugge dont certains membres possédèrent Duras, Seilles, Thynes, Meldert, etc…. En ce qui concerne les biens détenus par l’Eglise, on sait qu’au début du XIIe siècle, le prieuré de Wavre, dépendant de l’abbaye d'Affligem, possédait de nombreux biens à Grand-Leez où il n’y eut pas de château semble-t-il. Ceux-ci passèrent en 1175 à l’abbaye de Floreffe. Henri de Grand-Leez céda en outre aux moines 200 bonniers de bois à défricher. Mais les manants se sentant lésés dans leurs droits d’usage, déposèrent une requête auprès du duc de Brabant. En 1191, Henri Ier trancha en accordant aux religieux prémontrés 100 bonniers.

L’abbaye de Floreffe possédait donc une seigneurie et une cour foncières, sans doute situées dans une ferme, à Grand-Leez. En 1618, Jean d’Argenteau d’Esneux qui était sire de Ligny (entre autres) passa un accord avec les prémontrés pour délimiter leurs droits respectifs. Le domaine foncier des religieux englobait une ferme, quelques maisons, des terres et des bois. Le seigneur hautain se réservait les amendes de justice et les droits d’usage de la forêt. Il en allait de même à Petit-Leez où, dès 1311, Arnould de Tillich avait déterminé les droits respectifs des religieux de Floreffe et les siens.

Le château de Petit-Leez est comme celui d’Upigny ou celui de Bierwart, limité à un corps de logis en L inséré dans des ailes de ferme qui ensemble constituent une cour rectangulaire fermée. Le tout est érigé en briques et pierre bleue selon la tradition de la Hesbaye. Ici on trouve deux accès à l’est et à l’ouest, composé de deux porches à arcs en plein cintre sous toiture en bâtière posées sur des frises dentelées. La demeure se compose d’un bloc entouré par deux tours carrées de cinq niveaux où l’on trouve des traces d’arquebusières, à toiture en pavillon.

On compte une autre tour carrée sur l’angle de l’aile orientale, au sud-ouest. Il en pointe une quatrième à l’opposé, carrée elle aussi et posée sur un lord soubassement en moellons de grès. Le logis daté de 1618 monte sur trois et deux niveaux niveaux posés sur un soubassement singularisé du reste de la façade par un biseau en pierre bleue ; le soubassement est percé de jours. Les baies étaient à croisées partout ou presque mais la plupart ont été transformées au XIXe siècle pour ne posséder que des traverses.

Les lieux se visitent gratuitement puisque les Dieleman y ont installé leur galerie d’art contemporain Exit11. On peut ici organiser des fêtes privées ou d'entreprises. Le parc se visite également. Il est peuplé de sculptures contemporaines.


SOURCES:
Philippe Farcy, Petit-Leez entre fêtes et art contemporain, Vie de Château 588, La Libre Belgique
Jacques Toussaint, Le bassin de l'Orneau : contribution à une étude géographique, historique et archéologique, Editions de l’Orneau, Gembloux 1975