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Le charme discret de Kauwendael


Kasteel Kauwendaal - 2800 Mechelen



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Category : Information Business Events
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  • © Philippe Farcy

  • Le château de Kauwendael est inscrit dans un grand parc planté de très beaux arbres et animé par un étang circulaire. Le parc est piqué de diverses fabriques comme ce temple circulaire dédié à l’Amour. © Philippe Farcy

  • La blancheur de cette résidence en allège les volumes extérieurs un peu raides. © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Kauwendaal
Location 2800 Mechelen
Construction 1407; c1840-1845; après 1918
Style Néoclassique
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 22/03/2013


Englobé dans la périphérie de Malines, ce petit château néoclassique attira une riche Américaine.


Comme le château de Battel (Hof ter Linden) dont il est le voisin, celui de Kauwendael vit enserré dans un clos de verdure, protégé par une grille monumentale et des fossés profonds et vaseux. Comme Battel, Kauwendael (en français « vallée des corneilles ») fait la nique aux promotions immobilières et aux pavillons en tous genres _ généralement moches à périr _ qui poussent le long des voiries avoisinantes.

Écologistes malgré eux

Souvent en Flandre, les anciens domaines conservés dans des familles plus ou moins fameuses deviennent les poumons verts des cités. Et les châtelains de se muer, parfois malgré eux, en premiers écologistes de leurs communes! Aristocrates ou bourgeois, leurs mérites sont les mêmes face aux tentations de ce satané argent qui finit si souvent par avoir raison de la résistance passive des propriétaires et des indivisions. D’après les maîtres de cette maison inaccessible au public, le domaine prit naissance au XVIIe siècle sous l’impulsion de la très honorable famille des Pansius, qui donna des écoutètes à Malines et des membres au Grand Conseil sous les Habsbourg d’Espagne. Ils possédaient un hôtel de maître dans l’actuelle rue de Merode à Malines. Le Kauwendael était donc leur maison de campagne. A la mort du dernier Pansius au début du XIXe siècle, la demeure passa aux vicomtes Ysebrant de Lendonck.



Faiseurs de pipes

La bâtisse néoclassique fut agrandie et modernisée dans la première moitié du XIXe siècle. Vers 1914, une alliance fameuse entre Hubert Ysebrant de Lendonck (1885-1957) et Emma Weibel (1860-1928), cousine de la richissime famille américaine des Vanderbilt, permit aux Ysebrant de Lendonck quelques folies conservées dans le parc. Hubert avait été chauffeur des Vanderbilt et il fit fortune avec des pipes en plâtre vendues aux armées américaines. Le mariage eut lieu à Syracuse (Etat de New York) le 29 août 1919. Emma vécut souvent au Kauwendael. La grille date de ce temps, de même que le garage de style Ier Empire, capable d’abriter dix automobiles. Le parc fut animé d’un temple circulaire dédié à l’Amour et d’un tempieto rectangulaire placé près de l’étang. Pour couronner le tout, on construisit un réseau de fausses grottes, de souterrains et d’édicules en briques et béton, à présent noyé dans le lierre. Les anciennes dépendances datent de 1698. Ce lieu charmant eut le don de plaire au peintre Rik Wouters qui en fit un « portrait » en 1907. Hubert Ysebrant de Lendonck se remaria en 1930 avec Marie-Angèle de Meester de Betzenbroeck. Ils eurent trois enfants dont deux filles Chantal et Auriane qui épousèrent deux frères (les comtes Jean-Pierre et Roland d’Oultremont).



Joli perron en pierre bleue

La maison est complètement chaulée en blanc. Elle est constituée d’un quadrilatère principal sommé d’une toiture en bâtière sur une large corniche à denticules et composé de quatre niveaux dont un sert de soubassement à jours pour les caves. Le château ouvre par cinq travées dont une plus large au centre accueille la porte d’entrée. Celle-ci, surmontée d’une terrasse limitée par deux pilastres ioniques, est précédée d’un joli perron de pierre bleue. Les pilastres semblent soutenir le bandeau des trous de boulin que l’on peut regarder comme élément d’horizontalité de la bâtisse, en compagnie d’un larmier et des appuis de fenêtres. Au sud, le corps central est piqué d’une tour carrée engagée. Elle est composée de deux façades percées de baies rectangulaires superposées sur trois niveaux et d’un troisième flanc aveugle. La toiture en pavillon et à coyau traduit une ajoute de la fin du XIXe siècle, notamment par ses lucarnes néorenaissance. A l’est, le corps central est prolongé par une aile de deux étages précédée d’une terrasse et sommée d’une autre. Au nord, on a agrandi les salons par un bâtiment à cinq pans.

On ne visite pas.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel V,  Hobonia 1993