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Templeuve, les bons offices d'une seigneurie


Château de Templeuve - 7520 Templeuve (Tournai)



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  • Templeuve reste un château très intéressant malgré des restaurations récentes qui l’ont un peu asséché comme le furent les douves. Dommage qu’il soit privé de parc. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Templeuve
Location 7520 Templeuve (Tournai)
Construction De la fin du XVe siècle puis 1606 et jusquau XXe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants Commune de Templeuve
Allocation Bibliothèque et médiathèque publiques
Protection Bien classé le 2 mai 1949

Last udpate: 12/01/2013


Depuis 1948, la commune de Templeuve exécute en ces lieux ses bons offices pour la population.


Un peu au nord-est de Tournai, dans une plaine qui file jusqu’à la mer du Nord, Templeuve s’est construit autour de son château. Les sources anciennes évoquent dans le périmètre du village un château-fort attesté depuis 1270; mais il n’était pas exactement ici. On le situe à Dossemer ou Dossemez, hameau introuvable de Templeuve.

Terre patricienne

On sait qu’en 1278, le comte de Flandre Gui de Dampierre donna cette terre à Guillaume de Mortagne. Il était seigneur de Rumez, un lieu-dit encore évoqué par une rue. Il l’était sans doute aussi de Templeuve. Le fief de Templeuve passera par alliance aux Quesnoy puis aux Blondel avant d’échoir aux Lannoy, alors que Dossemer sera relevé par le comte de la Marche en 1414. À partir de 1473 et jusqu’à l’exclusion des Autrichiens en 1793, cette terre de Dossemer sera tenue par l’abbaye de Saint-Martin à Tournai. Les sources admettent que l’une des trois dernières familles citées a pu édifier un château à Templeuve. Encore faudrait-il repérer les parties les plus anciennes du château remontant à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. À cette époque la seigneurie est contrôlée par les Lannoy, faits comtes en 1526. Les Lannoy seront ici maîtres jusqu’en 1571. À leur suite s’installent par héritage les Le Cambe, sans doute édificateurs du château actuel dont les ancres portent la datent de 1606.


Entouré de douves

Le château présente encore cette forme de cour rectangulaire ouverte à l’est et dont les quatre coins sont animés de tours circulaires engagées. De l’époque baroque, il ne reste cependant pas grand-chose, sauf le rappel évident d’une protection offerte jadis par des douves qu’évoque encore avec grâce un joli pont à trois arches. Il donne accès à la cour par l’ouest en passant sous un porche (1747) bien rythmé grâce à huit pilastres à refends.

L’eau est sans doute proche encore de ces plantes rampantes formant un délicat tapis de verdure; de là des lierres montent aux créneaux comme d’ultimes envahisseurs. Les façades semblent avoir été liftées au milieu du XVIIIe siècle par les chevaliers Desmaisières (titre de 1672; Heers). Il s’agissait notamment de François Desmaisières, mort en 1767, magnifiquement marié depuis 1746 à Brigitte Schokart (1713-1796), comtesse de Tirimont et baronne de Gaesbeek.

Elles sont typiques du style traditionnel de la région de Tournai quand les briques et les pierres bleues des chaînages jouent en alternance dans un équilibre subtil entre soubassement léger, piédroits et arcatures dont les décors ne sont pas systématiques, arêtes à refends et bandeaux à hauteur d’appui. Mais à l’homogénéité de la façade ouest – porche mansardé agrémenté d’occuli –, le reste des bâtiments répond par des volumes variés en hauteur et en épaisseur. Les toitures présentent elles aussi des variations. Les baies ornées de petits-bois unifient heureusement l’ensemble. Les Desmaisières intervinrent ici en 1741, 1747 et 1778.

Pierre-Hubert de Formanoir

En 1795 les chevaliers s’en allèrent laissant la place aux Formanoir de la Cazerie qui entreront en 1808 par achat sur des terres qui portent encore leur nom. Sans doute les Formanoir, déjà seigneurs de la Cazerie à Celles depuis 1502, sont-ils arrivés ici par Pierre-Hubert I (1779-1855) marié à Charlotte van de Kerchove. Pierre-Hubert était député provincial, maire de Celles et bourgmestre de Templeuve.

Son descendant Pierre-Hubert II de Formanoir est un éminent antiquaire et, paraît-il depuis au moins quinze ans, rédacteur en chef de l’introuvable Gazette du Sablon où il signe « La Guèpe ». Les Formanoir procédèrent à de nouveaux travaux d’aménagements dans une partie des façades donnant sur la cour intérieure. Trois générations plus tard, on vit Agnès de Formanoir (1879-1965), fille de Christian et de Marie-Albertine van Hobrouck de Fiennes, épouser le baron Paul-Vincent Verhaegen (1876-1963). La baronne vendit le château à la commune en 1948. Des travaux de réfection furent alors entrepris jusqu’en 1954 dont le couvrement un peu lourd des toitures coniques des tours à encorbellement. Les crénelages sont en réalité des baies carrées soutenant une lourde plinthe. Le parc a disparu. Il reste quelques beaux arbres près du porche; un porche que des pigeons en trop grand nombre abîment. Le château est classé depuis le 2 mai 1949.



Visites possibles.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 

HOMONYMIE:
Château de la Cazerie (ou Château de Formanoir de la Cazerie), 7760 Celles.