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Steen


Het Steen - 2000 Antwerpen



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  • © Jean-Pol Grandmont 5 September 2011

  • Carte postale ancienne

  • Carte postale envoyée en 1911



Official Name Het Steen
Location 2000 Antwerpen
Construction 1200-1225; vers 1520; 1889-1890
Style Mediéval; 1889-1890: aile néogothique
Architect
Occupants
Allocation
Protection

Last udpate: 04/09/2014

Le Steen à Anvers est à la base de la fondation de la future Métropole. Immanquable, il ne joue pourtant qu'un rôle accessoire dans la cité.

Les châteaux et châteaux forts anciens, installés au coeur de nos villes ne sont pas si fréquents que cela, faut-il le dire ?

Le plus fameux à notre avis est celui de Gand, sorte de Louvre local, enserré dans les rues et ruelles de la cité de Jacques van Aerteveld. Le Steen d'Anvers a joué un aussi grand rôle que son voisin flamand, mais il se fait que le château brabançon fut dévolu assez vite, non à des fonctions de défense d'entrer mais bien de défense de sortir : en effet, ce fut une prison dès le XIVe siècle et ce rôle de maison d'arrêt lui fut imposé jusqu'au XIXe siècle. La date précise est 1827.

Bien après, il devint un musée, musée national de la Marine jusqu'en 2008. Il n'empêche que le Steen est le symbole de la création de la Métropole car c'est autour de lui que l'agglomération se répandit. Nous savons tous que l'une des versions de "Antwerp" vient de "aanwerp", que l'on pourrait comprendre comme un terrain surélevé.


1 000 ans

De là à imaginer une motte féodale il n'y a qu'un pas que les édificateurs de fortins en bois assumèrent facilement. Dès le Xe siècle, la position du Steen était établie en ce même lieu, alors que l'on sait que le coude de l'Escaut un peu plus au nord, était occupé dès le IIIe siècle après J.-C. par des villages gallo-romains. Installé sur la rive droite de l'Escaut, la présence millénaire du Steen agit désormais comme un phare, signalant la cité aux bateliers qui feraient mine d'oublier les grues de la modernité, imaginant un port piqué de voiles. De bois, le fortin entouré d'un mur de terre devint comme toujours une structure de pierre. De ce nouveau parement fut issu le nom actuel du château. Il lui fallait offrir de la résistance en effet, lui qui était un poste frontalier du Saint Empire, avec l'Escaut comme limite, face au Comté de Flandre rival. Et il faudra attendre 1585 pour qu'Anvers passe sous le contrôle de la couronne espagnole. La concurrence entre Anvers et Gand date de cette époque reculée.

Voilà qui explique en partie pourquoi Bruxelles fut choisie très récemment comme capitale de la Flandre. Bientôt le Steen sera entouré de murailles qui prirent de l'essor au rythme du développement de la cité maritime. Toutefois, aux XIe et XIIe siècles, les défenses orientales étaient constituées d'un réseau de canaux. A l'époque la cité ne dépassait guère les 20 ha. A l'aube du XIVe siècle, la ville allait atteindre les 150 ha, voilà qui montre l'expansion du port et des activités commerciales voulues par le duc de Brabant Jean II. Les murailles partant du Steen longeaient les quais ; elles furent démantelées au début du XIXe siècle quand sous l'impulsion de Napoléon, Anvers connut après plus de deux siècles de stagnation, un renouveau bienvenu.


Homogénéité relative

Quant au château lui-même, si ses plus anciennes bases en pierre datent sans doute du XIIe siècle, son aspect actuel remonte pour l'essentiel au règne de Charles-Quint. L'empereur fit utiliser de la pierre blanche de Tournai (venue bien sûr par le fleuve). Les travaux sous ce souverain datèrent des années 1520-1525. Le château actuel se présente comme une curieuse bâtisse de diverses époques. L'aile d'accès, au sud et l'aile de retour regardant le fleuve sont les plus homogènes du fait de l'emploi généralisé de la pierre ; ce sont aussi les ailes les plus anciennes, de style traditionnel.

Une rampe piétonne où se trouve la statue de "Lange Wapper", ce légendaire farfadet qui se moque des buveurs, accueille les visiteurs. Au-dessus de la porte du Steen, se trouvent les armoiries de Charles-Quint. Cette façade sud est caractérisée ses trois tours semi-circulaires, à moitié sous poivrière et pignon crénelé.



SOURCES:
Philippe Farcy, Le Steen, un fort citadin, Vie de Château 412, LaLibre.be 7 septembre 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/368799/le-steen-un-fort-citadin.html
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel I,  Hobonia 1985