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Le Bois d'Angre, un joli lot


Château Bois d'Angre - 6567 Merbes-Sainte-Marie (Merbes-le-Château)



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Category : Information Business Events
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Official Name Château Bois d'Angre
Location 6567 Merbes-Sainte-Marie (Merbes-le-Château)
Construction XVe siècle
Style
Architect
Occupants Center for Dispute Resolution (CEDIRES) a.s.b.l./v.z.w.
Allocation
Protection

Last udpate: 04/01/2013


A Merbes-Sainte-Marie, le Bois d'Angre est un intéressant domaine méconnu.


La région au sud de Charleroi mérite le détour tant ses paysages sont beaux, piqués de beaux châteaux.

Nous voici au Bois d'Angre, un joli lot qui fut aux Looz, jusqu’il y a quelques années. Le château et sa belle cour d'honneur en demi-cercle ne sont guère éloignés du centre du village. Un village ancien, qui posséda sûrement un château mais le village était divisé en plusieurs seigneuries d'Ancien Régime. La plus importante fut dès le XVe siècle aux mains des Lannoy, sires de Maingoval. Cette terre passa aux Sainte-Aldegonde-Noircarme par mariage au XVIe siècle. Mais c'est une autre histoire. Pendant ce temps-là, Angre n'était guère plus qu'un fief, privé semble-t-il de pouvoirs juridiques.

En 1973, le comte Arnold de Looz-Corswarem a publié dans une petite plaquette consacrée à Buvrinnes, commune dont il était bourgmestre, un article dont nous retirons l'essentiel de ce qui va suivre. Et ce sera bref car l'histoire du site est bien mal maîtrisée. 

Cécile Dumont dans « Les Communes belges » mit en musique l'histoire de Merbes-Sainte-Marie dans laquelle elle cite le fief d'Angre. C'était un domaine équivalent à celui de Cuvillers, Vivier-Coulon et Montroeul (Monstreuil). Mais la mention d'Angre s'arrête là !!

Le mayeur lui précise que Angre était au XVe siècle dans les mains de Jacques du Sars, sire d'Angre et mort le 14 juillet 1448. Puis il y a un long silence dans les archives jusqu'aux éléments donnés par le comte Goblet d'Alviella sur l'histoire des forêts de Belgique où il apparait que Angre se trouvait à la fin de l'Ancien Régime dans les mains du comte Lamoral de Looz-Corswarem. Il décéda en 1788, sans enfant et il transmit ses biens à son parent le duc Guillaume-Joseph de Looz-Corswarem, comte de Niel (le Niel près de Saint-Trond), et époux de Marie-Emmanuel d'Aix de Denée; ils résidaient en leur maison de Landelies.

Avec la Révolution française et ses sinistres suites de guerre et de gens raccourcis, les biens Looz furent sequestrés. Ils furent «rendus» en 1804 à condition d'être vendus dans les trois ans. Cela permit aux propriétaires de se garder de la finance et Angre passa dans d'autres mains avant la date échue. Arnold de Looz signale que Angre se trouvait dans les mains des Zualart, belle famille mosane, au milieu du XIXe siècle.

Puis sans que l'on sache comment ce sont les Roussille à qui échut le droit de tenir ces murs. Les Roussille étaient de puissants propriétaires terriens de Mons et de sa région semble-t-il. On les retrouve à Forchies et aux Epioux, sur la Semois, mais en ce dernier lieu seulement en 1871, après achat au prince Pierre Bonaparte et vente immédiate aux Zoude. La question est de savoir de quel Roussille il s'agissait à la suite de Zualart. En 1913, Angre fut vendu par Philippe Roussille à Jean Ricker, ancien député permanent, ancien conseiller communal de Buvrinnes, décédé en 1973. Ses héritiers prirent le relais mais depuis 2003, le domaine avait été vendu en des mains hollandaises s’en défirent à leur tour vers 2010.  

Le château a été, d'après le Patrimoine monumental, érigé «dans le premier tiers du XIXe siècle, par Jean Richer, sur un ancien fief des sires d'Angre». L'étroite voirie précède la cour d'honneur par des murs en partie arrondis et plein, qui précèdent six piliers reliés par des grilles. La cour dessine une sorte de fer à cheval.

Au centre se trouve le logis qui de ce côté n'aligne que cinq travées sur deux niveaux égaux séparés par un cordon larmier en pierre bleue. L'accès s'effectue par une porte très simple qui ne se distingue guère des autres ouvertures. La toiture est en bâtière à croupes et couvertes d'ardoises. Les dépendances sont reliées au logis par des ailes coudées. A l'arrière on aperçoit que pointent deux tours carrées à toiture en pavillon. Elles viennent sur le parc, donner une belle ampleur à la bâtisse qui s'étire alors sur onze travées car le massif central fut placé en fort ressaut et bâti en trois pans. On notera que de l'animation est donnée au rez par la présence des baies en plein cintre à petit-bois rayonnants. De ce côté, les façades sont laissées de briques apparentes. Une large terrasse précède une pelouse en déclin. Elle descend vers un bosquet de sapins.

On ne visite pas. La demeure se voit parfaitement de la rue.



SOURCES:
Philippe Farcy, Le Bois d'Angre, un joli lot, Vie de Château 454, LaLibre.be 4 juillet 2008 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/431930/le-bois-d-angre-un-joli-lot.html
Le patrimoine monumental de la Belgique, Volume 10, Tome 2, Ministère de la Communauté Française, Hainaut/arrondissement de Thuin F-T, Pierre Mardaga & Solédi 1983
Arnold de Looz-Corswarem, Buvrinnes : Passé et présent, Imprimerie Bernard 1973
Félix Goblet d’Alviella, Histoire des Bois et Forêts de Belgique. Des origines à la fin du régime autrichien. Lechevalier, Paris & Maurice Lamertin, Bruxelles 1927