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Sohier, fort et confortable


Château de Sohier - 6920 Sohier (Wellin)



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  • Carte postale envoyée en 1989, ed. Ern. Thill & Nels

  • Carte postale ancienne, ed. Nels, série 8, n° 132



Official Name Château de Sohier
Location 6920 Sohier (Wellin)
Construction
Style
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection

Last udpate: 12/01/2013

   
Cette puissante maison de pierre bleue possède trois tours et une cour intérieure. Jadis entouré d'eau, le château est désormais bordé d'un parc joliment planté.

  
 

Dans notre Luxembourg, sur la commune de Wellin, le château de Sohier impose ses dimensions dans un des plus beaux villages du royaume. Un village délicieusement fleuri en cette saison, alors que sur l'histoire du château fleurirent les jolis noms à défaut de hauts faits historiques. Emile Tandel a beaucoup écrit sur cette seigneurie qui possédait tous les niveaux de justice et dont le fief dépendait jadis de l'abbaye de Stavelot dont l'avoué local était le comte de La Roche. Sohier eut une histoire très proche de celle de Daverdisse dont les sires "régnèrent" aussi sur Sohier.


Les Ghénart


Suite à diverses unions, Sohier passa aux XVe siècle aux Ghénart originaires de Givet. Tandel qui a eu en mains les archives du château de Sohier signale que le passage aux Ghénart se fit en 1473 par le mariage de Jacques avec Jeanne de Daverdisse, fille de Jean et de Marguerite de Noirefontaine. Leur fils Evrard les suivit ici puis son fils Jean (1515-1590) qui, avec Marie d'Awen, eut 15 enfants dont huit survécurent. Un nouvel Evrard (1552-1616) prit les commandes quand son frère Hubert acheta la seigneurie de Wanlin. On y vit ensuite Antoine, époux de Catherine de Potiers de Fenffe dont le père, Denis, était gouverneur de Bouillon. Les hautes positions sociales n'empêchèrent pas les Ghénart (surtout Antoine) de connaître des soucis financiers. Leur principal créancier était B. Funck, châtelain capitaine de la seigneurie de Mirwart, sire de Graide, Masbourg et Mohimont (mort en 1629). Sohier faillit être saisie alors qu'en 1635, les troupes du maréchal de Châtillon en firent le siège et le mirent à mal. Jean de Ghénart, fils d'Antoine put quand même hériter de cette terre, de Wanlin et de Chairière vers 1645. Il mourut en 1685. Il avait convolé avec Anne-Marguerite d'Yve, fille de Guillaume et d'Isabelle de Lonchin.

Jean puis son fils Jean-Philippe (mort ici en 1714) n'eurent que des ennuis financiers. Ce dernier était depuis février 1698 l'époux de Marguerite de Hamal, fille du sire de Blier. Les seigneurs de Blier étaient une branche cadette des seigneurs de Petite-Somme. Adrienne de Ghénart fille des précédents apporta Sohier aux Lamock, sires de Botassart, originaires de Champagne. Elle épousa de cette famille Gérard, sire de Sclassin et de Dourbes. Leur fils Louis-Félix reprit le domaine, plus Gros-Fays et Botassart. Il sera le dernier seigneur féodal de Sohier. Louis-Félix épousa la fille du bailli du comté de Vianden, à savoir la baronne Marie-Anne de Baring. Il en vint cinq bambins dont Marie-Charlotte joua le rôle de relais. A travers elle, elle fit entrer les barons de Baré de Comogne sur sa terre, via son mari prénommé Joseph-Nicolas (1782-1844). Marie-Charlotte allait en effet hériter de son frère Charles (1792-1858), décédé célibataire, et offrir Sohier à sa nouvelle famille.

Leur fils Lambert (1823-1887), hérita de Sohier. Il allait épouser Charlotte de Lemède (voir Waret-l'Evêque). Le château resta dans cette famille. Ensuite de quoi les actuels propriétaires M. et Mme François Taeymans-Joosten depuis 1995, reprirent le flambeau et assumèrent la tâche énorme de restaurer ce bien remarquable.

   

Demeure homogène

Le château très homogène malgré ses nombreuses transformations et restaurations, comprend quatre ailes égales dont les angles ouest sont occupés par deux tours rondes engagées sous poivrières à coyaux et hautes de trois niveaux. Cette aile de cinq travées monte comme le reste de la bâtisse sur deux niveaux, mais le corps central en légère avancée se voit exhaussé et comporter deux niveaux et demi sans oublier une lucarne axiale qui fait office de fronton. A l'angle nord-est on trouve un donjon carré (ancré de 1616) mais dont l'usure provoqua sa disparition volontaire sous Lambert de Baré. Ce dernier le fit reconstruire en 1866. Les toitures sont couvertes d'ardoises. Certaines sont mansardées. Les parties les plus anciennes du château remontent au XIVe siècle. Après la seconde guerre mondiale, les décors du château furent allégés.

On ne visite sous aucun prétexte.

SOURCES:
Philippe Farcy, Sohier, fort et confortable, Vie de Château 400, LaLibre.be 15 juin 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/354384/sohier-fort-et-confortable.html