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Taravisée, un site encerclé


Château de Taravisée - 6210 Wayaux (Les Bons Villers)



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  • © Philippe Farcy

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  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Taravisée
Location 6210 Wayaux (Les Bons Villers)
Construction XVIe-XVIIe siècles
Style
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection

Last udpate: 11/01/2013


Les betteraves enserrent Taravisée, à ne pas confondre avec celui de Fosses et Dinant. La vocation agricole du domaine n'a pas servi à sa juste préservation.

Pas très loin de l'autoroute menant de Charleroi à Mons, on aperçoit, sans peine sur la droite, le clocheton galbé de la tour porche de Taravisée, ancienne seigneurie sise dans le village de Wayaux inscrit, lui, sur Les Bons Villers. Si le regard à jeter est simple, aller au château impose de se perdre dans les environs de Mellet pour rejoindre cet ensemble de bâtiments essentiellement des XVIIe et XVIIIe siècles, dont une partie a tout de même disparu depuis des lustres.

Bataille et Seydoux font savoir que les lieux appartenaient, avec plus de soixante hectares, au sire Everard de Savery, époux de dame Marie d'Argenteau. Cela nous place de 1602 par achat aux domaines, et jusque 1635. Astrid Tanghe signale que le seigneurie existait déjà au XVe siècle. Les deux premiers auteurs évoquent ensuite, en 1672, François Misson. Une autre source y signale la douairière de Moreau de Bioul et ensuite Jean-Baptiste Wilmet au moment de la Révolution française. Du XIXe siècle, on ne sait rien, et au XXe siècle, il semble que les bâtiments étaient tenus par Pierre Francotte. Mais c'est aux chevaliers de Biseau d'Hauteville (Gérard en particulier) que les frères Gryspeert, Léon et Noël, acquirent les biens fonciers en 1971.


Agriculture

Noël et sa famille ne vécurent jamais ici pas plus que la branche de Léon. Les deux frères sont des exploitants agricoles. Toutefois, l'un des fils de Noël, Geert, menuisier de son état, né en 1971, et à qui on doit la restauration partielle des planchers du château de Mellet en 1999, reprit la partie castrale du domaine et en fit sa résidence principale. On lui doit, dès lors, la restauration du logis. Par contre, la grange qui bordait la cour haute, à laquelle on arrivait jadis par un pont dormant, fut détruite par les nouveaux acquéreurs. Cette nouvelle partie, où était entreposé le foin, a brûlé en septembre 2007.

Du côté de la basse-cour, l'aile orientale est intégralement debout. L'aile ouest (à droite en entrant dans la cour en passant par un portique limité par un seul pilier en pierre bleue ... Le deuxième a chu) a ,elle aussi, été partiellement transformée. Ces ailes, qui clôturaient la cour de ferme, s'achevaient sur des murs reliés à deux tours cylindriques inégales en briques, percées de meurtrières. Couvertes jadis de toitures en poivrière à huit pans et closes par des clochetons, il n'en reste qu'une demi-tour à l'est et l'élévation sans couverture à l'ouest. Les dépendances s'étirent quand même sur cinq travées et deux niveaux. Les parties inférieures sont percées de trois porches en anse de panier. Les baies du haut sont carrées et à petits-bois. La toiture, restaurée dans les années septante et déjà altérée par le temps, est en bâtière.

Tour porche

Le point d'orgue de tous les édifices réside, bien sûr, dans la tour porche qui faisait la jonction entre les deux cours. Elle est, elle, aussi obturée. La tour monte sur trois niveaux et est couverte d'une très belle toiture brisée qui est proche de celle de Viane (l'état d'abandon de ce château du Brabant flamand reste un scandale). La présente toiture à quatre pans incurvés se termine par une cloche piquée d'un épi. La partie haute de la tour est limitée par quatre chaînages d'angle. La partie basse est occupée par un large portail en anse de panier chaîné qui trouvait dans la grange accolée un exact répondant. Il est surmonté d'une seule baie à linteau bombé et montants chaînés. On trouve deux occuli ovales dans la partie haute qui s'achève par une corniche précédée de trous de boulins carrés. La haute cour en légère pente est partiellement pavée, le logis long de cinq travées inégales monte sur deux niveaux. Ceux-ci sont posés sur un soubassement de caves, presque aveugle, percé de jours carrés. Les baies sont toutes similaires et ornées d'un linteau en pierre bleue bombé à clé. Au centre, on distingue sans peine un beau perron et quelques degrés qui mènent à une porte limitée par des montants de pierre bleue et un linteau bombé à clé. La toiture en bâtière, comme les ailes des dépendances, est couverte d'ardoises. On ne visite pas, même quand on a trouvé l'endroit...



SOURCES:
Philippe Farcy, Taravisée, un site encerclé, Vie de Château 417, LaLibre.be 12 octobre 2007 http://www.lalibre.be/archives/divers/article/376302/taravisee-un-site-encercle.html
Jean Bataille & Philippe Seydoux, Châteaux et manoirs du Hainaut, Editions de la Morande 1979


HOMONYMIE:
Château de Taravisée, 5070 Fosses-la-Ville