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Ansembourg au temps d’or


Vieux Château d'Ansembourg - L-7411 Ansembourg (Tuntange)



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  • © Philippe Farcy 31 mai 2012

  • © Philippe Farcy 31 mai 2012

  • © Philippe Farcy 31 mai 2012

  • Le Temps d'Or Hotel. © Philippe Farcy 31 mai 2012



Official Name Vieux Château d'Ansembourg
Location L-7411 Ansembourg (Tuntange)
Construction XIIe siècle
Style Médiéval
Architect
Occupants Temps d'Or Hotel
Allocation Résidence privée & hôtel
Protection

Last udpate: 03/01/2013


Le château­-fort d’Ansembourg au Grand-­Duché se drape d’or pour faire corps avec son temps. Nouvelle destinée d’un domaine imprenable. Et pourtant !

Coup de jeune sur Ansembourg aurait pu être un autre titre pour cette chronique qui nous emmène dans une famille furieusement belge mais qui trouve une partie de ses origines dans l’actuel Grand­-Duché de Luxembourg qui fut d’abord duché de ce nom et par là partie prenante des Pays­-Bas du sud, sous couronne des Habsbourg d’Espagne puis d’Autriche.

Coup de jeune car l’aîné des diverses branches et dès lors comte d’Ansembourg, prénommé Gaston­ Gaëtan, a repris cette demeure ancestrale depuis quatre ans, suite au décès inopiné de son père. Quatre ans, c’est bien peu et pourtant sur ce site imprenable vu d’en bas s’est posée une fée aux cheveux blonds. Sans doute est­-ce elle qui a donné au beau sire d’à peine plus de trente ans l’envie de parer ses murs de la couleur des cheveux de sa bien aimée arrivée de la Baltique avec la grâce des cigognes qui se posent sur les cheminées de Munster. Marina Tenderes, la bien nommée, aide ainsi son mari à transformer ce château­-fort en un lieu de douceur de vivre et gaieté.

Car Ansembourg se mue depuis six mois en un lieu de villégiature touristique, très sélectif certes, il s’est ouvert à un public ciblé qui recherche l’excellence.

Dans une maison de la première partie du château vient d’ouvrir un hôtel : “Le Temps d’Or”. Comme souvent jadis on devait pour accéder au château traverser la basse­-cour. C’est le cas ici et dans cette première zone protectrice on trouve une aile unique habitable.

D’autres éléments de la basse-­cour se trouvent à l’arrière sur le plateau, privés de toitures. Tout cela sera un jour restauré. La maison en long compte seulement six chambres, belles, grandes, presque somptueuses. Les maîtres de la seconde maison, protégés par la seconde enceinte animées de tours, s’occupent de recevoir leurs hôtes dans un espace qui surplombe une vaste terrasse isolée des vents. Là, des transats de bois prennent des bains de lune, à côté d’un jacuzzi et d’un sauna. Voilà qui nous met loin des cottes de mailles, des casques aussi divers que des bacinets, des heaumes, des salades et des barbutes. Point d’ennemis par ici, sinon les nuages gris et leurs armées de grande gouttes. Point de coups non plus, sinon de foudre..., ce dont le comte pourrait vous réciter un conte. De partout la vue vers le sud est absolument soufflante.

Une fois trouvé l’accès au domaine sur la route de Hollenfels à Tuntange (N113), on se lance dans une ballade de mille mètres. Puis la première enceinte apparaît; de même l’immense vallée.

L’histoire du château se perd dans la nuit des temps et elle ne se précise qu’avec l’arrivée des sires de Raville qui entrèrent ici en 1446, comme le signale Vincent Merckx dans son très beau volume consacré aux châteaux du Grand­-Duché. Les Raville étaient également seigneurs de Koerig non loin de Sterpenich et par là, d’Arlon.  Riches longtemps, ils le furent moins au début du XVIIe siècle. Pour soutenir un train de vie convenable ils vendirent terres, fermes et châteaux même. Un de leurs locataires, à savoir Thomas Bidart, maître de forges qui usaient des bois et des eaux de l’Esch et de la Hollert pour faire fonctionner ses makas en profita.

Bidart acheta le vieux château d’Ansembourg en 1671. Depuis lors le domaine n’a plus été vendu, ce qui ne fut pas le cas du château neuf (Grand Château d'Ansembourg), que cette famille fit construire dans la vallée.

Une fois donc passée la basse-­cour, une seconde barrière de pierre attend le visiteur. De hauts murs suivent un pont­levis passant sur des fossés secs, creusés à même la pierre. Un deuxième portail se présente ménagé dans une tour ronde engagée. Arriver à la haute cour demande de frôler la geôle limitée à un boyau surplombé d’une épaisse grille et de franchir même un troisième portail. Enfin on découvre la maison en L, figée entre esprit gothique et éléments de la Renaissance. Une chapelle du XVIIe siècle borde une terrasse piquée à ses murs tombant sur des précipices hauts de plus de cinquante mètres, de tourelles plus ou moins intactes. Un puits profond de trente mètres n’est plus d’usage. La porte d’entrée est sommée des armes de Jacques de Raville et de Marguerite de Bassompierre qui avaient effectué des travaux en 1561.

Gaston ­Gaëtan d’Ansembourg poursuit ainsi l’oeuvre de restauration entamée par son père. Vive la jeunesse !!


Ce domaine exclusif, uniquement accessible par aux invités du comte et aux clients de l’hôtel, s’étend à travers quelques centaines hectares de forêts et de prés.



SOURCES:
Philippe Farcy, Ansembourg au temps d’or, Vie de Château 628, LaLibre.be 14 juin 2012
Vincent Merckx, Châteaux en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg 1996
Chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck, Une famille de maître de forges au duché de Luxembourg. Les comtes d’Ansembourg et leurs châteaux, Le Parchemin, 54e année, n° 264, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 1989