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Marchovelette en sa bonhomie namuroise


Château de Marchovelette - 5380 Marchovelette (Fernelmont)



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  • Marchovelette, en sa façade d’accès au nord, comme vers le parc au sud, présente tous les caractères de l’élégance et de la symétrie.



Official Name Château de Marchovelette
Location 5380 Marchovelette (Fernelmont)
Construction Début du XIXe siècle
Style Classique Louis XV
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé; la chapelle est classée depuis le 31 août 1946

Last udpate: 04/01/2013


Ce château de style classique daterait du début du XIXe siècle.

Sur l’entité de Fernelmont, le village de Marchovelette possède un fort beau domaine d’où certaines perspectives donnent à voir un château construit en briques et pierre bleue fort élégant. Il est de style classique et d’esprit Louis XV. Le volume V du Patrimoine monumental le date du début du XIXe siècle. La chose est possible comme elle le fut à Vonêche et, de part et d’autre, la petite taille des baies, ici égales sur les deux niveaux, abonde dans ce sens. La façade d’accès s’étire sur neuf travées égales en largeur. Les baies possèdent des montants droits et profitent toujours de leurs volets. Deux ailes en équerre large d’une seule travée donne à cet espace une composition en U.


Trous de boulins


Au centre de l’édification, l’architecte a placé deux pilastres en très léger ressaut. Ils sont à refends en bas puis panneautés au-delà et aboutissent à des chapiteaux plats incorporés dans la corniche. Celle-ci, accompagnée du réseau de trous de boulin et d’un cordon-larmier à l’étage inférieur, est utilisée pour bien séparer les différents niveaux. La haute toiture est couverte d’ardoises. La façade donnant vers le sud-ouest présente un déséquilibre. Les trois travées qui l’occupent sont décentrées et distribuées en une paire puis une autre esseulée. Au rez, la baie sert de porte. Les arêtes des façades sont garnies de pilastres à refends. La façade donnant vers le parc comporte le même nombre de travées à l’exception du corps central en nette saillie et découpé en trois pans.

Perron et terrasse

Les cinq travées centrales sont précédées d’un perron à hauteur de l’avancée et d’une terrasse au garde-corps baroque. La porte centrale est sommée des armes des barons de Gaiffier d’Hestroy. Les actuels propriétaires ont fait récemment restaurer la délicieuse chapelle couverte d’une belle toiture en cloche qui se trouve sur la rue de l’Église, aux abords de leur domaine. Le parc possède une intéressante glacière. Juste à l’extérieur du domaine, se trouve une chapelle classée depuis 1946. L’histoire de ce fief hautain – on y trouvait les trois niveaux de justice – a été étudiée par Mme Stéphane Carlier d’Odeigne, épouse de l’actuel propriétaire, en 1992. Marchovelette faisait partie du comté de Namur. Les premières traces remontent certes au XIIIe siècle, mais la lignée des propriétaires n’est continue et établie qu’à partir de la famille Wasserwas, originaire de Cologne.


Les puissants Legros

Jean de Wasserwas, mort avant 1560, fils de Goert (Godefroid), baron de Wasserwas, gouverneur de Düren et colonel de cavalerie de S.M.I., est cité comme seigneur de Marchovelette et bourgeois de Namur en septembre 1525, échevin de Namur en 1536 et 1537. Il était l’époux de Benoîte Daules qui lui apporta la baronnie de Marche et la terre du Bois d’Erpent. Quatre générations plus tard, Thérèse de Wasserwas d’Haplincourt (en Artois, actuel Pas-de-Calais) épousa son cousin germain Charles Legros, d’une puissante famille terrienne de Hesbaye. Les Legros étaient au XVIIe siècle seigneurs de Ville-en-Warêt, de Hanret et d’Hemptinne en partie. Par cette union, ils le devinrent de Marchovelette, d’Erpent et de Gelbressée. Leur fils Charles (parmi un lot de sept enfants) né en 1749, était seigneur de Wansin, de Fléron, de Laroche, de Wansineau, de Chapeauville, d’Emine et de Saint-Marc. Il épousa Anne-Josèphe de Lemède (Warêt). Ces deux-ci eurent une fille Eugénie (1789-1826). On la maria en janvier 1806 à Louis d’Orjo (1777-1816). Leur fils Constantin d’Orjo (1812-1898) épousa Bernardine de Gaiffier d’Emeville (1811-1897). Quoiqu’ils eurent onze enfants, le bien passa à Emmanuel, baron de Gaiffier d’Hestroy (1806-1882), frère de Bernardine. De son mariage avec la baronne Adèle de Pitteurs de Budingen, naquit Victor. Ce Victor (1837-1894) s’était allié à Marie-Louise de Moreau puis à Anna Bosquet. De cette deuxième union naquirent quatre enfants dont Alix (1879-1955) qui convola avec Carlos, lieutenant-général, chevalier de Selliers de Moranville (1876-1945). Leur fille Françoise (quatrième de cinq enfants) épousa Serge Carlier d’Odeigne (1912-1996), fils de Gaëtan et de la comtesse Valentine de Looz-Corswarem. Serge est le père de l’actuel propriétaire. Une des filles Carlier d’Odeigne, prénommée Sophie, a aménagé dans une dépendance une charmante crèche pour les petits enfants des environs.



On ne visite pas. Le château se voit de loin, aux abords d’une magnifique drève de tilleuls.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004