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Le Hoof à Teuven, terre d'accueil fouronnaise


Hof de Draeck - 3793 Teuven (Voeren)



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  • Le château de Draeck est devenu un lieu de villégiature éphémère dans les calmes campagnes fouronnaises. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Hof de Draeck
Location 3793 Teuven (Voeren)
Construction Du XVIIe au XXe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants
Allocation Hôtel-restaurant
Protection Bien classé depuis le 16 juin 2000

Last udpate: 03/01/2013


Un petit château en U sert de refuge à des touristes bien inspirés.


Dans cette entité de Teuven incluse dans les Fourons, le patrimoine se bouscule. À deux pas du château de Hoef, dit aussi de Hoof ou encore le château de Draeck, on trouve l’ancienne abbaye des chanoinesses de Saint-Augustin de Sinnich qu’un citoyen hollandais vient de restaurer magnifiquement. Obsinnich, dit encore Remersdael, est un peu plus loin. À l’opposé, on trouve la superbe Commanderie teutonique alors que vers l’Allemagne, Beusdael dresse son donjon. La frontière des Pays-Bas est à moins de deux kilomètres du domaine des Draeck. Le site est large et d’une grande beauté. Le château lui est petit, presque modeste et charmant. C’était assez pour décider Yvan Duyssens et sa famille à le reprendre afin de le transformer en hôtel-restaurant d’une évidente élégance.


Terrain pentu

Le château est placé en contrebas d’une petite route villageoise, bien isolé. On le découvre par sa façade sud, dans toute sa longueur, précédé par le corps de ferme qui le joint par une aile récente d’un seul niveau prolongée par une véranda neuve. Cette dernière possède deux larges baies en arc surbaissé de part et d’autre d’une autre baie plus haute en plein cintre. Dans la basse cour, se trouve un large passage qui mène par un pont dormant d’une seule arche vers la haute cour. Le château construit en briques et pierre bleue dans le style liégeois Louis XIV s’élève sur deux niveaux côté cour et trois sur le versant de la pente. Les baies sont généralement très étroites, chaînées et à meneaux. Les carreaux sont à petits-bois. Les trois ailes sont de proportions différentes. Celle du sud, servant jadis de résidence est la plus large. Ses arêtes sont harpées. L’aile centrale est composée de cinq travées groupées par trois puis par deux autres travées très rapprochées. L’aile de retour moins longue que le logis s’étire sur trois travées et se termine par un petit appentis. Les toitures sont en bâtière à coyaux et couvertes de tuiles ou d’ardoises artificielles. Les couvertures reposent sur des corniches bien travaillées en modillons.



Toiture en cloche

L’aile d’accueil est composée de cinq travées comme sur la cour, mais elle se termine par une tour en hors-d’œuvre ouverte par une série de baies verticales sur trois côtés. Les angles des élévations sont également chaînés. La toiture de la tour présente un départ en cloche et s’achève par une disposition pyramidale. L’aile en retour compte de ce côté trois niveaux. La tour comporte à sa base une pierre armoriée datée de 1666 et déplacée de l’église de Teuven. Elles est aux armes des barons de Draeck et comporte les blasons Draeck-Adourne en haut, Viron, Aighers et Rouveroy à gauche, Bracle, Baileuil et Vlaeminckpoorte à droite.

Guy Poswick s’est attardé sur cette propriété du duché de Limbourg en 1952 quand elle appartenait à Hubert Duesberg. Inscrite au ban de Montzen, la terre est signalée dès 1370. Elle était aux mains de Mathilion d’Eynatten. Elle passa ensuite aux Gronsveld, sires de Beucken (Henri-Chapelle). Au début du XVe siècle, Jeanne de Gronsveld épousa Jean de Brempt faisant entrer Teuven dans cette Maison. Leur fils Goswin se maria en 1461 à Catherine Scheiffart de Merode, châtelaine de Külsecken. Elle était la fille de Walraff et de Clara von Appeltern (branche éteinte). Goswin mourut en 1501, un an après son épouse (Georges Martin écrit en 1999 que Goswin se nommait Brent de Vernich et non de Brempt). Puis le bien passa par deux générations aux Krummel d’Eynatten avant d’échoir aux Palant.



Vente aux Draeck


La seigneurie de Teuven fut alors coupée en deux, pour satisfaire deux sœurs. Marie reçut Beucken et Adrienne se chargea de Teuven. Le fils d’Adrienne et de Jean-Charles d’Uytenhove allait vendre entre 1612 et 1617 son héritage à Walram de Draeck, veuf d’Anne de Viron (Poswick dit que ce n’est pas la même famille que celle des barons de Viron). Gérard de Draeck, fils de Walram avait épousé Anne-Françoise d’Adournes; ce sont les parents de Joseph qui firent sculpter la pierre déjà citée. Le bien passa à son fils, premier baron de Draeck (voir les liens des Draeck avec Huldenberg, Batenborch et Rotselaer) puis par mariage au baron Joseph de Negri, marié à Jeanne-Marie d’Eys de Beusdael. Leur fille Marie-Françoise hérita de Teuven. Elle avait convolé avec le baron Charles-Alexandre de Blanckart. Leurs cinq enfants cédèrent le bien à Victor Haan, d’Aix-la-Chapelle qui le revendit en 1851 à Walthère Moulan, avocat à Liège. Ensuite ce fut un train de propriétaires tels les Magis, Sano, Janssens et Morren, puis par vente publique du 27 février 1947, le domaine de 32 hectares fut attribué à Hubert Duesberg.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté, novembre 2004 
Guy Poswick, Les délices du duché de Limbourg, Archives verviétoises, tome IV, Verviers 1951