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La vie champêtre de Bulskampveld


Bulskampveld - 8730 Beernem



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Category : Information Business Events
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  • Le château a été reconstruit par le comte de Meeûs dans un style flamand très rigoureux et sans fantaisie © Philippe Farcy

  • L’immense parc de Bulskampveld est piqué de divers édifices à l’instar de ce petit temple marial d’esprit baroque sommé d’une belle coupole posée sur une large corniche © Philippe Farcy



Official Name Bulskampveld
Location 8730 Beernem
Construction XVIIIe siècle; 1862; 1879; 1885-1896; 2004-2006
Style Néogothique
Architect 1889: Clément Léonard; 2004-2006: Luc Derycke
Occupants Provinciaal Domein Lippensgoed-Bulskampveld
Allocation Domaine provincial
Protection

Last udpate: 04/01/2013


Un jardin botanique méconnu.


Sur la commune de Beernem, de Seyn signalait en 1924 pas moins de six châteaux. Il en reste en tout cas trois, dont le Bulskampveld, dénommé aussi Lippensgoed. Son entretien est très soigné. Les plaques indicatrices des espèces d’arbres parfois exotiques, sans oublier les diverses zones protégées du parc, en font un lieu de villégiature formidable et un site d’éducation à la nature hors pair. Le territoire du Bulskampveld est connu par les sources depuis 1149. Mais on ne sait qui en étaient les seigneurs. Guiccardini, Sanderus et Ferraris mentionnent cette terre et ce n’est qu’en 1640 qu’apparaît le premier nom, à savoir celui de Geert van den Bogaerde. Son descendant Andreas aurait vendu le domaine vers 1770 à Lambert Malfait (1736-1803), négociant, qui se fit alors ériger un petit château néoclassique. Malfait s’était marié avec Amélie de Calonne, décédée à Lannoy, en France, le 5 juillet 1760. Ils eurent une fille, Eulalie, donnée en mariage à Eulisée Bulteau. En 1834, le château fut transmis à J.-B. Barrois, né à Lille en 1784.


Villégiature des Meeûs

Barrois se défit de ce bien le 31 mars 1838 en faveur de Ferdinand, comte de Meeûs (1798-1861), directeur puis gouverneur de la Société Générale depuis 1830, membre du Congrès national et édificateur du château d’Argenteuil qu’il commanda à Jean-Pierre Cluysenaer. Meeûs fut anobli le 10 décembre 1836. En 1885, son fils Henri (1826-1913), marié à Amélie de Potesta, fit détruire le petit château du siècle précédent pour le remplacer par ce que l’on voit toujours.

Vu de la longue allée menant à pied du parking public vers le château, celui-ci frappe d’emblée par son manque de fantaisie. La maison du comte de Meeûs est constituée de deux niveaux posés sur de hautes caves partiellement enterrées à hauteur d’une sorte de fossé. L’édifice semble dessiner un V à quoi est venue s’ajouter une aile en équerre. On accède à la demeure par un escalier de dix degrés larges et sans style. Mis à part l’emploi habituel de la pierre bleue pour les linteaux des baies (privées de piédroits), et des bandeaux larmiers séparant les étages, l’élévation n’est guère animée. On remarquera toutefois la présence de quelques petites tourelles à quatre pans privées de toitures et des ancres à motifs floraux. La chapelle néogothique s’extrait de cette masse de briques avec un certain bonheur. On lui opposera le bow-window placé au sud. Il monte sur un étage posé sur son soubassement. De plus, il est couronné de crénelages. On complétera ce fugace sentiment de variété par de rares mouvements nés de la succession des pignons débordants. Ils achèvent l’élévation des travées en ressaut afin de marquer leur importance dans le tissu spatial. Plusieurs lucarnes gothiques donnent un surplus de vie à l’ensemble castral.

En 1904, le château changea à nouveau de mains. Raymond Lippens s’en porta maître. Raymond (1875-1964) était membre du Conseil Supérieur des Forêts. Natif de Gand, il était fils de Philippe, décédé en 1904, et de Marie t’Serstevens, décédée en 1941. Raymond épousa la baronne Ghislaine de Béthune, décédée en 1969. Ils eurent deux fils: le comte Philippe (1910-1989) qui épousa Daisy Houtart et le comte Léon (1911-1986) qui s’était uni à sa cousine Suzanne Lippens. Le comte (Philippe) Lippens se chargea de la vente du château et des 201 hectares qui l’accompagnaient, à la province.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté 2002

Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel II, Hobonia 1987
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)
Antonius Sanderus, Flandria Illustrata, chez De Vos 1735