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La force tranquille de Samart


Château de Samart - 5600 Samart (Philippeville)



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  • Les aménagements récents consentis par M. Gevaert ont permis à ce château de retrouver un élan salutaire © Philippe Farcy

  • Samart est posé sur une pente douce qui regarde à 180° vers les forêts immenses menant à Couvin © Philippe Farcy

  • En laissant l’église et le joli cimetière sur sa droite, le promeneur arrive vers l’ancien accès du château surmonté des armoiries T’Serclaes/Glymes de Brabant © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Les armes Glimes-T'Serclaes © Philippe Farcy



Official Name Château de Samart
Location 5600 Samart (Philippeville)
Construction 1552
Style Renaissance liégeoise
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Classé le 14 novembre 1976; classé comme site le 4 juin 1986

Last udpate: 12/01/2013


Le château fort et sa ferme dominent la vallée de la Grande Eau


Entre Philippeville et Couvin, un peu avant le château de Roly, plus puissant encore que lui-même, le château fort et fermier de Samart impose ses lignes massives dans le paysage agricole. Les bâtiments castraux sont plantés au milieu du village, derrière un tilleul pas encore assez vieux. Ils voisinent avec une chapelle du XVIIe siècle et un cimetière charmant.



Rigueur exemplaire

La demeure seigneuriale quant à elle est conservée dans un état admirable. Des travaux de restauration furent entrepris dès 1978, avec une rigueur exemplaire. Ils se terminèrent sous le propriétaire actuel, l’affable M. Gevaert, originaire de la région d’Audenarde. Le nouveau châtelain acquit le bien en 1991, sur un coup de tête. À l’époque, il venait de racheter à la s.a. Alvas (baron Aldo Vastapane) le château de Roly cité plus haut. Apprenant six mois plus tard que Samart était à vendre, il laissa Roly à la famille Leone et s’empara de Samart comme Villeroy avait pris Rocroi. Fermée par les murs du potager au nord, la propriété est ceinturée de bâtiments plus ou moins considérables sur ses autres versants. Les uns étaient utilisés pour la ferme. Les autres, comme la haute tour et ses dépendances, servaient de résidence au seigneur local. Les affectations n’ont guère changé. L’endroit est, à dire vrai, furieusement privilégié. La situation de cette résidence piquée presque au sommet du vallon offre une vue immense vers le sud. Celle-ci se perd dans les forêts qui s’éloignent vers la France. Samart était une terre liégeoise, un poste avancé de la principauté.



Donjon épiscopal

L’évêque et prince y planta un donjon (daté 1552) pour surveiller les frontières du comté de Namur et celles d’une France des Valois. Une France si proche et si expansionniste, que les Espagnols souverains du Namurois voisin, construisirent au XVIe siècle Philippeville et Mariembourg pour installer leurs régiments. Ces faits de guerres, ces rivalités d’Etats transpirent encore dans ces terres lointaines.
Samart fut propriété des Saint-Mard du XIIIe au XVe siècle, d’où sans doute le nom du lieu. Ensuite, le bien passa aux Romerée puis dès 1505 aux Auxbrebis, batteurs de cuivre dinantais, faits barons de Samart. Vers 1575, on trouvait là les comtes de Glimes de Brabant (il faut voir le gisant de Winand de Glymes en l’église Notre-Dame de Jodoigne et la magnifique pierre tombale d’un Glymes en l’église de Rhisnes). Au-delà de la clé du vieux porche menant jadis à la cour, se trouve une dalle armoriée Glymes-T'Serclaes, datée de 1667. Les Baudrenghien y vinrent au XVIIIe siècle (une porte est datée 1736), avant de voir Samart retourner aux Glymes. L’histoire du XIXe siècle est mal connue mais les éclairages reprennent vers 1880 quand Eugène Gérard, décédé en 1924, notaire à Philippeville, racheta le domaine, on ne sait à qui. La famille François, héritière des Gérard, vendit le bien vers 1970 à l’antiquaire Mme Georges, de Jamiolle, près de Philippeville, épouse de M. Galdini. Les bâtiments sont totalement construits à partir de moellons de calcaire.



Tourelle d’escalier

Les parties les plus anciennes datent du XVIe siècle; les plus récentes remontent au XIXe siècle. La tour carrée est l’élément le plus visible de l’ensemble. D’esprit encore gothique, comme en témoignent les fenêtres aux linteaux en bâtière ornés d’une accolade, la tour grimpe sur deux niveaux et demi. Elle pose sur un soubassement mouluré. Les deux niveaux sont séparés par un larmier qui ceinture la totalité des façades. Le logis du maître est couvert par une haute toiture en ardoise. Elle est accompagnée par une tourelle d’escalier octogonale, en saillie, placée au centre. Sa toiture se présente comme une poivrière à croupe et à huit pans qui couronne trois niveaux séparés par des larmiers-cordons. Les baies de cet édifice sont peu nombreuses et généralement carrées, à croisée, parfois refaites. Le donjon est prolongé vers l’est par des corps de ferme transformés en résidence comme en témoignent les larges baies de la face sud. Le propriétaire actuel a ajouté une grande terrasse au sud.

On ne visite pas. La tranquillité est le luxe suprême du maître de maison.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002