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Le caprice néogothique de Hoeilaert


Kasteel Terheide - 1560 Hoeilaart



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  • Hoeilaert est un superbe petit château éclectique dont certains éléments de décoration annoncent l’Art Nouveau. © Philippe Farcy

  • La fantaisie fut le maître-mot de l’architecte Claes dont l’œuvre est ici parfaitement préservée. © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Terheide
Location 1560 Hoeilaart
Construction 1858
Style Tudor
Architect Jozef Claes
Occupants Gemeente Hoeilaart
Allocation Maison communale
Protection Bien classé le 14 octobre 1975

Last udpate: 26/03/2012


Sur l’Yssche, le château des de Man d’Attenrode et de Wevere sert de résidence aux fonctionnaires communaux.

L’Yssche, petite rivière, prend sa source en amont du prieuré de Groenendael avant de se jeter dans la Dyle vingt kilomètres plus loin. Près d’une dizaine de châteaux furent plantés dans ce vallon où la rondeur des raisins évoque les bulles du champagne. Hoeilaart est sans doute le plus récent des castels du cru. Mais au château que l’on apprécie de nos jours pour ses rythmes architecturaux et ses fantaisies décoratives, la longue histoire de ce fief ne peut déposer dans la grande armoire des oublis le château féodal qu’évoquait jadis Alphonse Wauters.



Domaine des ducs de Brabant

Cet auteur nous apprend que le territoire appartenait aux châtelains de Bruxelles. Ensuite, il passa dans le giron des ducs de Brabant. Avant le XVe siècle, la terre fut prise en fief par Gaspard Absoloons auprès de Philippe le Bon. Le fief s’appelait alors ‘t Roothof ou ‘t hof ten Streetkene. En 1622, son nom se fixa en Hof Ter Heyden. Une partie de l’ancien château du XVIIe siècle existe toujours derrière la bâtisse actuelle. Il s’agit sans doute de la ferme; elle est en carré. Les Absoloons laissèrent Ter Heyden à Frédéric de Dielbeke, baron de Holsbeek. Le fief passa ensuite aux Baltin de Ter Beek. Il échut enfin aux Pangaert de 1714 à 1798 (Pangaert/Grand Ry). Au début du XIXe siècle, le domaine a été vendu à Jean de Man d’Hobruge. Ce Jean, fait baron d’Attenrode en 1838 était marié depuis 1800 à Marie-Anne comtesse de Robiano. Ils eurent notamment un fils, Jean. Il épousa en 1830 Marie, fille du marquis le Fèvre d’Ormesson et d’Henriette de Grouchy. Des oeuvres de Jean et Marie vint au monde, entre autres, une petite Marie. Elle épousa le comte Léon de Laage de la Rocheterie en 1862. En 1865, ces deux-là eurent à leur tour un gamin prénommé Félix. Il fut l’époux de sa cousine Anne le Fèvre d’Ormesson, fille du comte Emmanuel et de Marie de Montalembert. De cette union entre Félix et Anne apparut en 1903 un fils Jacques, père du dernier porteur du nom, Alain François de Paule, né en 1958 et vivant à Paris.



Décors extérieurs et intérieurs fignolés

Comme beaucoup de maisons des règnes de Léopold Ier et Léopold II surtout, Hoeilaart est l’expression d’une vogue pour les sources architecturales anciennes. L’art gothique et des reflets renaissants triomphent ici, au-dehors comme au-dedans. On ne peut plus dénigrer ces bâtisses sous le seul prétexte qu’elles manqueraient d’originalité. Le mépris pour de pseudo-pastiches a entraîné de dramatiques et trop nombreuses disparitions de tels monuments dans notre pays. Or, les architectes de ce temps accomplirent des oeuvres totales prenant à leur suite des artisans exceptionnels pour fignoler tous les décors intérieurs. Hoeilaart est un château construit tout en briques et pierre blanche. Celle-ci se limite aux bandeaux horizontaux et aux contours des baies, sans oublier les quatre colonnes annelées qui supportent l’oriel et les armoiries (Man-Berthout) qui le somment. Hoeilaart est un bâtiment dépouillé à l’arrière mais fleuri comme une jardinière sur sa façade sud-ouest. Le centre du bâtiment est un quadrilatère de cinq travées et de deux niveaux posés sur un soubassement cavé en moellons de calcaire, terminé au sud par une tour circulaire engagée. L’autre extrémité est close par un jardin d’hiver précédé par une tourelle. L’entrée est précédée par un perron orné de garde-corps qui flirtent avec l’Art nouveau.


Les lieux sont accessibles au public.