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Les petits rêves versaillais de Neerijse


Kasteel van Neerijse - 3040 Neerijse (Huldenberg)



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Category : Information Business Events
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  • Neerijse est un de ces châteaux flamands soumis aux influences françaises de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Malheureusement privé de son enduit crémeux et de ses volets de bois, il a perdu de sa légèreté. © Philippe Farcy

  • Les élégantes dépendances ornées d’un fronton et d’un clocheton font face au château. Elles ont été érigées dans la seconde moitié du XIXe siècle. © Philippe Farcy



Official Name Kasteel van Neerijse
Location 3040 Neerijse (Huldenberg)
Construction 1744
Style Classique
Architect 2003: Marc Bormans
Occupants Baron's House
Allocation Développement de 10 appartements
Protection Bien classé le 18 décembre 1979

Last udpate: 03/01/2013


Neerijse, entre apogée et déclin, illumine la vallée de l’Ysche


Nous sommes en Brabant flamand, à dix kilomètres de Louvain. Classée depuis le 18 décembre 1979, la maison des barons hollandais d’Overschie (depuis 1676), barons belges de Neerijse depuis 1722, mais aussi vicomtes de Ruremonde, n’a guère évolué sur ses façades nord et est. Par contre, les élévations sud et ouest ont été affectées par des transformations ingrates lorsque le castel devint un hôpital. On y reviendra dans le fil des propos tenus pour nous par feu Florimond-Claude (1935-2001), baron d’Overschie de Neeryssche.

L’histoire de ce fief n’est guère connue avant la vente par le roi d’Espagne Philippe IV de cette terre, donnant de plein droit accès aux États nobles de Brabant, un an après la défaite de Rocroi, soit en 1644. Sa Majesté était sans le sou et le seul moyen pour Elle de se refaire fut de vendre quelques lopins de terres. Ci-fait. Voilà Neerijse tombant _ contre 10.200 florins _ dans l’escarcelle d’un beau sire hollandais, déjà propriétaire dans le village d’un hof (ferme). Il se nommait Albert Bouwens van der Boyen, vicomte de Ruremonde. Il était natif de Gueldre et banquier.


Achats successifs

Quand, en 1722, le baron Charles-Joseph d’Overschie qui vivait au château de Wisbecq (vendu en 1856 aux princes d’Arenberg) épousa Marie-Barbe Bouwens etc., le domaine entra dans sa phase d’apogée. Le fils des jeunes mariés, Jean-Albert (1724-1794), hérita du lieu en 1744 et donna à sa résidence son apparence actuelle. Jean-Albert était animé du désir de devenir le plus grand propriétaire de la vallée et de faire de Neerijse un petit Versailles flamand. En 1735, il acquit le Ridder Hof aux marquis d’Assche. En 1740, il acheta Eigen. En 1756, il s’empara du Linden Hof en payant bien cher les Baudequin de Peuthie, récents propriétaires de Huldenberg. En 1758, il édifia une nouvelle et belle chapelle funéraire, toujours visible à l’entrée du domaine sur la petite route nationale menant à Louvain. Enfin, en 1760, il engagea le jardinier J.-D. Mussche, le Le Nôtre local, pour refaire son parc et recevoir dignement l’archiduc Charles de Lorraine en 1766. Cet événement a été immortalisé par un article de presse de l’époque. Ce Jean-Albert avait épousé Marie-Isabelle, comtesse de Nassau-Corroy. Il était chambellan du Gouverneur.

De père en fils, la terre arriva à Victor d’Overschie qui laissa Neerijse à sa nièce Anne, épouse d’Auguste, prince de Béthune-Hesdigneul. Leurs deux enfants, Robert et Eléonore, vendirent le territoire au baron Goffinet vers 1930. Ce dernier loua le bien à un hôpital, ce qui explique les transformations déjà mentionnées. Le petit-fils du dernier baron Goffinet vendit à des gens qui s’empressèrent sottement de retirer l’enduit couvrant les façades. Actuellement, Neerijse a été transformé en dix appartements de luxe.


Vaisseau néoclassique

La maison se présente comme un simple vaisseau oblong néoclassique, percé de dix baies par niveau, animé par deux ailes légèrement en retour, sur les extrémités. Il est fait de briques et de pierre blanche pour les encadrements des baies.

On accède à la demeure par un petit perron de pierre bleue. L’élévation se compose de deux niveaux sous une bâtière d’ardoises piquée de quelques lucarnes. À l’arrière se trouve l’ancien moulin. À Neerijse, rien n’a changé ou presque; dans les campagnes lointaines, on entend des cris de moutons. Et de se dire tout d’un coup, que par ici comme jadis, il y a encore des champs bêlants.


Visites très souhaitées.



SOURCES
:
Dieter De Beus, Al snel 600.000 euro voor woning: Kasteel van Neerijse binnenkort weer bewoond, Nieuwsblad.be 4 januari 2012 http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=2R3KDV8C
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VII,  Hobonia 1997