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L'éternel repos d'une sentinelle de briques


Terheyden - 3110 Rotselaar



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Category : Information Business Events
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  • Folie d’architecte ? Peut-être. Le château de Rotselaer n’en demeure pas moins fascinant. © Philippe Farcy

  • Devenue un temps fabrique de bière, le domaine profite d’une autre tour, elle aussi classée d’où sortait des fumées blanchâtres © Philippe Farcy

  • La maison des Eynatten est typique de la Renaissance flamande encore en cours au XVIIe siècle © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne, ed. Nels, série 36, n° 43



Official Name Terheyden
Location 3110 Rotselaar
Construction XVIe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants Donjon Ter Heyden v.z.w.
Allocation Sans, sauf abri protégé pour les hiboux
Protection Bien classé le 18 février 1949

Last udpate: 06/01/2013


En forme de croix grecque.


La tour dite de Rotselaer ou de Terheyden ne cesse d’émerveiller par sa stature. Aujourd’hui enserrée dans un réseau de maisons sans âme, bordée par un terrain de football et encadrée par des frondaisons envahissantes, elle semble presque une incongruité. Mais l’incongruité ne tient-elle pas dans tout ce qui l’entoure ? Jadis, la tour était seule. Il n’y avait ici que champs et une vue qui allait se perdre jusqu’à Steenokkerzeel. Dans « Le Livre des Châteaux », paru en 1976, on mentionne un texte de 1598 qui signale en ces lieux une autre tour identique propriété du duc d’Aerschot. Elle brûla malheureusement avant la gravure publiée par Le Roy en 1631. Terheyden est un extraordinaire bâtiment défensif.

Le château est entouré par quatre hectares de terre. Il repose sur un noyau carré flanqué de quatre excroissances, elles aussi carrées, posées en quinconce et animées de chaînages d’angle. Cela donne au sol le dessin d’une croix grecque. La tour, entourée de douves alimentées jadis par la Winghe, est assise sur un haut soubassement biseauté en moellons de grès. Ensuite, l’élévation de cinq niveaux plus les deux niveaux de caves, est constituée de briques parées de moellons de grès. Divers cordons de grès ferrugineux que l’on retrouve souvent dans les églises des environs, ceinturent la fière bâtisse.



Cheminée classée

On accédait à la tour, il y a très longtemps, par un pont-levis relié directement au premier étage, qui équivaut ici au troisième niveau. Le cinquième étage est plus grand que les autres car il profite de l’encorbellement posé sur des consoles à arcs géminés. L’ensemble est couvert d’un toit d’ardoises en bâtière, sommé d’un clocheton piqué d’un bulbe, au sommet de la croisée. La tour a été restaurée en 1870 et en 1948. La cheminée ronde, située entre la tour et le logis seigneurial daté de 1631, est classée.
Selon les sources, l’ordre de dévolution s’établit d’abord par la présence des van der Heyden, seigneurs de Boutersem, puis par les van der Tommen, dès 1469. Au début du XVIe siècle, le bien échut aux Croÿ, marquis puis ducs d’Aerschot, faits barons de Terheyden vers 1560; il pourrait bien toutefois s’agir d’une seconde tour identique brûlée au XVIIe siècle. En 1619, on la retrouve dans la succession de Jeanne van der Tommen, issue de la famille des seigneurs de Sart-Messire-Guillaume, près de Villers-la-Ville, épouse de Joachim de Termonde.



Bailli de Louvain

Le domaine est vendu par les héritiers à Arnould d’Eynatten de Schoonhoven, mort en 1593, et à son épouse Françoise de Borchgrave. Les armes de ces derniers surmontent la porte d’entrée de la résidence. Arnold avait été échevin et bailli de Louvain. Thierry-Guillaume d’Eynatten sera le dernier seigneur féodal de Terheyden. Il mourra en 1790. Il avait eu une fille unique avec sa première épouse Ursule-Véronique de Jonxis de Duffel, fille de Louis, bourgmestre de Liège. Leur fille Honorine avait épousé le comte d’Albon, seigneur de Zetrud-Lumay, près de Tirlemont. Veuve, elle se remaria avec son neveu, Louis-Joseph baron de Waha, seigneur de Melreux, Rienne et Maboge. Honorine mourut sans enfant. Le bien retourna à sa tante, Marie-Anne d’Eynatten. D’après Paul Arren, le duc Engelbert d’Arenberg (1824-1875) racheta le lot en 1867 à la marquise de Candolle, née baronne Mathilde-Marie de Draeck de Ronsele (1801-1886), arrière-petite-fille de Marie-Anne d’Eynatten, épouse de Charles-Philippe de Baudequin de Peuthy (Batenborch). Les actuels propriétaires sont les héritiers des brasseurs Denis Smedts-Michiels, qui s’installèrent dans le domaine en 1869. Ils devinrent pleinement propriétaires en 1909, par un acte notarial passé au château de Dülmen, en Allemagne. Les propriétaires de cette maison sont les descendants de l’historien Louis Ronkard. Des chambres d’hôtes seront bientôt aménagées dans les dépendances.


On ne visite pas. L’ensemble se voit de la rue.


SOURCES
:
Guido Govaerts, Rotsellar toont verborgen erfgoed: Vier monumenten zetten hun deur op een kier, Nieuwsblad.be 18 juni 2011 http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=BLGGO_20110618_001
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel V,  Hobonia 1993