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Le renouveau du Hof Ter Meeren


Hof Ter Meeren - 1933 Sterrebeek (Zaventem)



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Category : Information Business Events
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  • Le château est une imposante bâtisse de style néogothique flamand, composé de briques, de moellons et de grès. Entouré de 8,5 hectares, le Hof Ter Meeren à Sterrebeek retrouvera du charme quand il sera restauré. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • A l’extrémité du parc, près de l’église du village de Sterrebeek, se trouve la tour démontée du château de Beaulieu (Machelen) puis remontée ici. © Philippe Farcy



Official Name Hof Ter Meeren
Location 1933 Sterrebeek (Zaventem)
Construction XVIe, XVIIe, XIXe et XXe siècles
Style Éclectique
Architect Joseph Schadde
Occupants Michael Blaye
Allocation Propriété privée: pas de visite
Protection Site classé le 11 juillet 1974, mais pas le château

Last udpate: 07/02/2014


Ter Meeren souffre de ses grandeurs.

Naguère encore, on voyait le château depuis la chaussée de Malines. De nouvelles plantations et une grille impressionnante en barrent l’accès. On voit en tournant autour de ses trois tours dont deux sont anciennes, les dernières parures d’une maison qui fut toujours de campagne et sans vraie prétention. Le château était aux mains de la famille Braun de Ter Meeren qui l’a vendu en l’an 2000. Il devrait être totalement restauré et embelli avec l’aide d’Axel Vervoordt, pour autant que les budgets du nouveau propriétaire suivent. Le parc ancien dont les dessins sont connus, offre encore de belles perspectives sur des étangs et des allées évanouies. Il en restait huit hectares et demi lors de la dernière vente. Un projet de rétablissement de son prestige est à l’étude, paraît-il, chez Wirtz.



Mérimée et consorts

Ici, le XIXe siècle épris d’historicisme a frappé, faisant d’une bâtisse traditionnelle selon les sources, une demeure seigneuriale éclectique. Joseph Schadde, d’Anvers, partit en 1858 d’un immeuble du XVIe siècle. Il est l’architecte de ce gâteau néogothique fait de briques et de grès qui offre du charme depuis qu’il est en meilleur état. L’architecte de la Métropole, tout acquis aux causes de Prosper Mérimée, inspecteur général des Monuments en France, et de son collègue Viollet-le-Duc, se lança dans une aventure sans doute exaltante à la demande d’Aloïs, baron de Fierlant, conseiller à la Cour de Bruxelles. Avec ses treize bandeaux de grès qui courent tout du long des façades sud et ouest, animée d’un épais larmier, assortie d’un fort pignon à gradins, scandée de deux portiques et d’un patio couvert placé à l’abri de deux arcs surbaissés, cette gentilhommière en impose. Ses fenêtres à meneaux, son soubassement de grès, sa chapelle placée à l’opposé de l’entrée, ses fausses meurtrières, son oriel suspendu et ses lucarnes à gradins, achèvent l’oeuvre de pastiche demeurée en vogue jusqu’à la Grande Guerre.



Familles de mayeurs

L’élément le plus notable dans cette bâtisse est sans doute la tour est, précédée d’une autre tour engagée en elle et sommée de trois gradins. Elles datent du XVIe siècle. Ces tours sont en moellons. La plus grande est couverte d’une haute toiture d’ardoises à quatre pans, couronnée par un clocheton octogonal lui-même surmonté par un joli bulbe. Voilà pour la demeure. Le château porte le nom des Vandermeer. Cette famille trouve ses racines chez Henri de Sterbeke qui se qualifiait (selon des documents de 1197 et 1201) « villicus de Sterbeke », ce qui peut se traduire, selon Wauters, par de Sterrebeek, maire. De là un autre surnom de De Meyer et par corruption : De Mere ou Vandermeere. Henri fut probablement amman de Bruxelles ou, si l’on veut, maire du duc de Brabant dans l’ammanie, toujours selon Wauters. On sait qu’une soeur d’Henri épousa l’illustre Guillaume de Fossa. Les Vandermeeren occupèrent les lieux jusqu’en 1628, donnant à Bruxelles un mayeur et divers échevins. La propriété passa ensuite à Marie Van Wesel. De fils en neveux et nièces Ter Meeren passa à Gosuin Vandenbroeck qui le légua à sa soeur épouse d’un Fierlant, Guillaume-Antoine, chef-écoutète de Turnhout, seigneur de Bodeghem et d’Esscheloo. Gardé dans cette famille jusqu’en 1885, il fut vendu aux Braun devenus Braun de Ter Meeren. Le site est classé depuis le 11 juillet 1974, mais pas le château. Des dépendances plus classiques animent le parc; l’une d’elle est assortie d’une des tours d’angle du château des Tour et Taxis à Machelen (Vilvorde).




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IX,  Hobonia 2001