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Beaulieu


Kasteel Beaulieu - 1830 Machelen



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  • © Philippe Farcy

  • Beaulieu, martyr flamand, dont le lion armorié se demande qui est le pigeon © Philippe Farcy

  • Feuillet de luxe de timbres-poste, série Europa 1956, 15 septembre 1956, dessin: M. Gonzague, gravure: Léon Janssens, Catalogue Officiel de Timbres-Poste (COB) 994-995

  • Stella Artois, Année des Châteaux 54

  • Carte postale ancienne avec historique du château, ed. Historia & Nels



Official Name Kasteel Beaulieu
Location 1830 Machelen
Construction 1654
Style Baroque
Architect Lucas Faidherbe
Occupants Bureau d'architectes Quirynen & Jacobs (bail emphytéotique depuis 1994)
Allocation Bureaux
Protection Bien classé le 3 juin 1950

Last udpate: 05/01/2013


Beaulieu pleure sa splendeur


Qu’il est loin le temps jadis où cette demeure de grands seigneurs reçut en ses murs des hôtes de première importance. On sait qu’y séjournèrent un roi d’Angleterre, un électeur de Bavière, le duc de Marlborough lorsqu’il y fit signer la soumission de la ville de Bruxelles en 1707, dans les mains des armées coalisées. Le commanditaire de ce château exceptionnel n’était autre que le représentant de l’illustre famille des actuels princes de Tour et Taxis. A cette époque, chargé des Postes pour l’Empire autrichien, les Tour et Taxis n’étaient « que » comtes. Par ailleurs, les Tour et Taxis possédaient un important hôtel de maître sur l’emplacement de l’actuel Conservatoire national construit par Jean-Pierre Cluysenaer, rue de la Régence, à Bruxelles.



Architecte malinois


C’est aussi pour eux que l’on érigea dans l’église Notre-Dame des Victoires du Sablon, une délicieuse chapelle mortuaire, en cours de restauration en cette année 2002. L’architecte de cette demeure de campagne était le très recherché Lucas Faid’herbe, sculpteur de grand talent, natif de Malines, ville qui lui rendit hommage en 1999. Faid’herbe a laissé de nombreuses églises, dont celle du béguinage de Malines, en cours de restauration. Ce château est son chef-d’oeuvre civil, mais il ne fut pas le seul à y faire merveille. Les oeuvres de boiseries ont été superbes, d’après les sources, de même que les décors de stucage, exécutés par Jean-Christian Hanssche.

À partir de 1717, le château changea de mains au profit des comtes de Groesbeeck (propriétaires par ailleurs de Franc-Waret), puis il passa dans le patrimoine des comtes d’Alcantara. L’histoire de ce bâtiment au cours du XIXe siècle demeure parfaitement obscure. Dans les années 1920, le domaine fut morcelé. On alla jusqu’à démonter une des deux tours cornières pour la remonter contre une dépendance du château de « Ter Meeren », à Sterrebeek. Elle y est toujours. On combla les fossés qui ceinturaient le château et on fit disparaître l’étang. La balustrade qui se voit sur la gravure de Harrewyn disparut, de même qu’une bonne partie des vases en pierre bleue. Le parc se limite désormais à un petit hectare de terrain à l’abandon, cerné par des maisons dans la partie haute, et par la voie à quatre bandes qui file le long de la Woluwe, en bas, face au Makro.


Echec d’un musée postal


Il n’est plus question de calme et de sérénité dans cet endroit, d’autant moins que les avions qui décollent de Zaventem passent à moins de 200 mètres d’altitude dans un vacarme injurieux. Pour le reste de l’histoire, on sait qu’en 1944 une association des « Amis de Beaulieu » devint propriétaire du château. Elle entama une très réussie restauration dès 1949, de manière à créer un musée de la Poste. Les stucs du hall d’entrée, extraordinaires de maîtrise, et racontant l’histoire de Hercule, avaient été restaurés dans la foulée par l’IRPA (Institut Royal du Patrimoine Artistique) qui avait un temps refusé de les rendre. Ces stucs sont l’oeuvre de Jean-Christian Hansche. Le musée ne connut pas le succès espéré; il dût fermer. La nuit allait à nouveau recouvrir le château. Depuis 1983, il est à charge de la Communauté Flamande qui l’a loué en 1994 à une société d'architectes, assorti d’un bail de 50 ans. La société avait l’intention d’y aménager des bureaux.



Plafonds écroulés


Mais entre la signature du bail et l’obtention des permis, la Région Flamande a changé l’affectation de la zone en une unique vocation d’habitation, château compris. Blocage. Faillite, résurrection de la société au même endroit et conflits juridiques permanents conduisirent le château dans l’épouvantable état qu’on lui connaît. Des neufs panneaux de stucs du hall, il n’en reste que deux au plafond. Les autres se sont écroulés lamentablement et gisent au sol. On voit jusqu’au faîte du toit, à travers les planchers. L’escalier est en lambeaux. Ce domaine est une vraie honte pour les pouvoirs publics flamands qui font croire qu’ils sont riches. On rappellera que Hansche est vraisemblablement l’auteur des stucs du château de Horst et certainement de ceux du hall d’entrée du château de Modave où le comte de Marchin a retracé son histoire à travers un arbre généalogique extraordinaire. Le travail fut accompli entre 1666 et 1672. Ce plafond-là est étonnant; celui de Beaulieu n’était pas moins exceptionnel.



SOURCES:
Robin De Becker, Kasteel wordt omgebouwd tot kantoorruimte: Einde restauratie kasteel Beaulieu in zicht, Nieuwsblad.be 18 februari 2012 http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx?articleid=7T3MCE8P
Nieuwsblad.be, Kasteel Beaulieu blijft leegstaan, vrijdag 19 maart 2010
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté 2002
Claude Anspach, Frédéric baron de Romberg seigneur de Machelen Sainte-Gertrude 1729-1819, Le Parchemin, 59e année, n° 291, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mai-juin 1994
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel II, Hobonia 1987
Franz Hellens, Visite à Beaulieu, Editions "Commerce d'Esprit", Paris 1932