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On aime Groenenberg, tôt ou tard


Kasteel van Groenenberg - 1602 Vlezenbeek (Sint-Pieters-Leeuw)



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  • Typique des très nombreux châteaux construits à la fin du XIXe siècle par une bourgeoisie triomphante, Groenenberg profite beaucoup des charmes de son magnifique parc. © Philippe Farcy

  • Stella Artois, Année des Châteaux 55



Official Name Kasteel van Groenenberg
Location 1602 Vlezenbeek (Sint-Pieters-Leeuw)
Construction 1889
Style Néo-renaissance flamande
Architect Y. Everard; parc : Edmond Galopin
Occupants Vlaamse Gemeenschap/Communauté Flamande
Allocation Bureaux; parc ouvert au public
Protection Bien non classé

Last udpate: 26/03/2012


700 hectares, appendice d’une puissance économique.


Depuis 1982, Groennenberg appartient à la Communauté Flamande, comme le Risoir (Heikruis) et Beaulieu (Machelen). Le parc de 36 hectares est joliment vallonné. Il a été dessiné à l’anglaise par le célèbre paysagiste Edmond Galopin, auteur du parc Josaphat à Schaerbeek (inauguré en 1904) et l’un des concepteurs du parc royal de Laeken. Bien avant ces interventions, c’est dans le site de Groenenberg que fut assassiné le Everard T'Serclaes. Par ailleurs, on sait que le père du peintre Henri Evenepoel y possédait quelques hectares où son fils vint trouver l’inspiration.

Les terres de Groenenberg touchent celles du château de Gaasbeek. Cette propriété créée de toutes pièces sur des prairies qui regardent vers Ninove, évoque parfaitement la mentalité de la grande bourgeoisie à la fin du XIXe siècle. En l’espèce, la famille la plus importante qui éclôt dans le Payotenland et dans les environs de Halle était celle des Claes. Les Claes étaient installés dans cette région depuis au moins la fin du XVIe siècle; ils y exploitaient des fermes. Dès le XIXe siècle triomphant, on vit trois frères se faire une heureuse concurrence pour tenter de s’enrichir plus que l’autre. L’un était notaire; l’autre était dans les transports et le troisième exploitait une distillerie.
Ici, il s’agit de la branche initiée par François-Joseph (prénom grandiose) Claes, notaire à Lembeek, époux de Julie de Pauw. Des trois branches Claes ne descendent que des familles illustres comme les barons de Moffarts, les Wright, les Lippitt, les de le Court et la plupart des Lippens, entre autres. Le Claes qui nous occupe avait acheté dans les environs de Groenenberg plus de 700 hectares.



Héritage féminin

Le château a été construit par le fils de François-Joseph, Charles-Marie, en 1889. Charles-Marie (1855-1924) fut aussi notaire et sénateur. Il avait épousé à Saint-Hubert Adrienne Zoude, fille de Julie-Adeline Perleau et de Louis Zoude, mayeur d’Hatrival, fondateur des usines métallurgiques de Poix. C’est ce Zoude, héritier des verriers namurois du XVIIIe siècle, qui acquit au baron de Löen d’Enschede l’abbaye d’Orval.


Le couple Charles Claes-Léonie Zoude eut quatre enfants. Leur fille Lucie hérita de Groenenberg seulement dans les années 1935, après que la maison ait été occupée par une autre de leurs filles, Louise, mariée au député Valentin Brifaut. Née en 1885, Lucie avait épousé en 1908 le (futur) baron Francis Houtart, anobli le 24 octobre 1921. Le couple eut l'insigne honneur de recevoir chez eux la princesse Stéphanie de Belgique. D’après l’épouse de feu Oscar Schellekens, née Cécile Houtart, « les Allemands construisirent dans le parc un immense bunker. Il y est toujours. Sous la tour ronde, ma mère avait aménagé un fruitier. Il s’agissait de grandes assiettes en bois, tournantes et superposées, sur lesquelles on posait les fruits. La fraîcheur de la cave les préservait et on en mangeait toute l’année. Il n’y avait pas de frigidaires à l’époque. Mon père, un peu avare sur certains détails, avait voulu un château très moderne. Il l’était mais présentait quand même une faiblesse puisqu’il était privé de téléphone. Dès lors, ma soeur et moi étions parfois envoyées chez le menuisier du village, Van Overstraete, pour aller donner un coup de fil. Il résidait à deux kilomètres. Ce n’était pas une sinécure, mais ces promenades forcées à vélo sont devenues de beaux souvenirs d’une époque adorée. Au téléphone, il avait préféré destiner des sous à l’achat d’objets en relation avec la reine Marie-Antoinette et des tableaux anciens. On lui en sait gré aujourd’hui ».

Le château est construit en briques et pierre bleue pour les contours des baies, les chaînages d’angles et les bandeaux limitant les étages. La partie arrière présente trois éléments enchevêtrés limités à gauche par une avancée d’une seule travée, montant sur quatre niveaux, en ce compris la baie en plein cintre incluse dans le pignon crénelé. A droite, le massif castral bute sur une tour carrée de quatre niveaux sous une toiture en bâtière. Au centre, un petit auvent donne un abri à toute personne désireuse d’entrer dans la demeure. La façade avant est animée d’un jeu de quatre éléments jointifs dont deux donnent un effet d’avant-corps, alors que la tour circulaire coiffée d’un toit en poivrière offre un effet castral à ce qui ne serait, sans elle, qu’une grosse maison de maître.


Le parc est ouvert au public, mais pas le château.



SOURCES:
Philippe Farcy