FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACT FAQ CHATEAU OWNER LOGIN

Bossuyt enjoué par l'éclectisme


Kasteel van Bossuit - 8583 Bossuit (Avelgem)



Contact

Category : Information Business Events
First Name
Last Name
E-mail
Phone
Please enter CASTLE in the below field:

  • Bossuyt est inscrit dans un grand parc où les chevaux de course du vicomte galopent sans cesse © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Le château de Bossuyt est très ancien. Ceinturé d’eau sur trois faces, il est caractérisé par ses tours aux angles arrondis et par des décors fastueux © Philippe Farcy



Official Name Kasteel van Bossuit
Location 8583 Bossuit (Avelgem)
Construction Après 1680; 1862
Style Louis XV et ajouts éclectiques
Architect 1862: Jacques-François-Joseph Lesaffre, de Lille
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien classé le 9 juin 1995

Last udpate: 03/01/2013


Bossuyt impressionne par son élégante massivité.


Dans son parc de vingt-six hectares, classé lui aussi comme les dépendances de la fin du XIXe siècle et la très belle orangerie du milieu du XVIIIe siècle (en piteux état, mais un dossier de restauration est en cours), le château de Bossuyt a fière allure. Il n’a plus été vendu depuis le règne de Louis XIV. Posé sur une légère butte, on l’aborde par une allée pentue. De cet effet, se dégage des murs de la bâtisse un sentiment de pompe évident sans que cela ne frise avec la grandiloquence. Voilà un beau et grand château, amélioré au XIXe siècle quand les terres rapportaient encore aux châtelains de quoi faire vivre leur personnel en grand nombre et leur permettaient d’entretenir leurs biens sans trop de difficultés financières.


Position stratégique

La position du château est stratégique. Installé à moins d’un kilomètre de l’Escaut, il servit jadis de défense du fleuve face aux ennemis venus de France ou du Nord, selon les périodes où l’on se situe. Cette défense de l’Escaut comprenait un deuxième château dans le village de Avelghem où se situe Boussuyt (il s’agit sans doute de celui publié en 1641 par Sanderus), de même que les demeures de Peteghem, d’Espierres et d’Elseghem, entre autres.
 
D’après le vicomte Yvonnick de Talhouët, on sait qu’il y avait un édifice d’importance ici avant 1610. Il a été démoli. Reconstruit aussitôt, le château fut à nouveau rasé en 1660. Vers 1680, nous devons à un sieur Hovine d’avoir racheté la terre et d’oser la reconstruction d’un énième château. Il s’agissait d’une grande maison rectangulaire posée sur l’eau par trois côtés. Cet édifice est toujours le coeur du château actuel. M. Hovine vendit son bien à Philippe-Joseph de Luytens, originaire de Malines et marié à une dame Bayart qui aurait financé l’opération. Pro-français, les Luytens entendaient participer à la défense de l’Escaut. Ils restèrent là durant trois générations. Une des filles, Marie-Victoire épousa un chevalier du nord de la France, né Louis-Joseph de Fourmestraux d’Hangrain. Par les Fourmestraux, existe un lien étroit avec les Baudequin dont Claude était sire de Peuthy, Huldenberg et de Batenborch et frère de Charles-Eugène, seigneur de Sainghin qui épousa Isabelle de Fourmestraux. Les Fourmestraux/Luytens eurent une fille Aerminies-Marie-Ghislaine (1817-1896). Elle allait épouser le comte Charles-Louis de Beauffort (1808-1870).


Aménagements au XIXe siècle

C’est à ce Charles-Louis que l’on doit les aménagements du château consentis en 1862 sous la plume de l’architecte lillois Lesaffre. Le vaisseau de la fin du XVIIe siècle s’est vu orner avec beaucoup de faste mais aussi d’équilibre par quatre tours de cinq niveaux sous des toitures « à la Mansart ». Ces tours caractérisées par des angles arrondis sont engagées et sont formées de trois côtés limités à une seule travée. Comme le reste de la demeure, elles reposent sur un soubassement en calcaire aux angles harpés. La maison est toutefois constituée de briques et de tuffeaux pour les éléments décoratifs à l’instar des refends et des perles superposées. Elle s’élève sur quatre niveaux, soubassement compris. Ses façades s’étirent sur sept travées dans les ailes principales et sur trois travées et demi aux parties secondaires. Quelques lucarnes baroques animent les toitures d’ardoises. Le comte Charles-Louis est aussi le commanditaire des frontons ajoutés sur la façade principale et sur la façade majeure donnant sur la pièce d’eau. Le premier est aux armes Beauffort / Fourmestraux tandis que l’autre évoque le souvenir des Luytens. Après Charles-Louis, le château passa à son fils Henri (1840-1919) marié à Marie d’Hunolstein, fille du comte Louis, député et conseiller général de la Moselle et de Chantal de Bassompierre (des Bassompierre français issus de Lorraine et pas les Belges qui sont d’origine liégeoise).


Hérité à douze ans

Leur fils Charles de Beauffort (1872-1928) reprit le flambeau mais de son mariage avec Madeleine de Riquet de Caraman, fille du comte Félix et de Isabelle de Toustain, il n’eut point d’enfant. Sa soeur Marie-Chantal (1877-1921) décédée avant lui, avait épousé le comte Philippe de Lévis-Mirepoix (1874-1923) et ensemble ils eurent six enfants. La dernière de leurs filles, Marie-Claire (1916-2002) hérita de Bossuyt dès ses douze ans et l’entretint avec son époux le vicomte Gérard de Talhouët (1905-1993). Ce sont les parents des propriétaires actuels. Le château est loué depuis 1997 à une société organisatrice d’événements.


SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VIII,  Hobonia 1999
Antonius Sanderus, Flandria Illustrata, chez De Vos 1735