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Berlaere, un îlot de verdure dans une charmante cité


Kasteel van Berlaere - 9290 Berlare



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  • Ce château est installé au cœur du village. Le parc, totalement ceinturé de murs, est percé de diverses allées. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy 2008

  • © Philippe Farcy 2008

  • Vases d'entrée vendus par la Galerie Athéna le 3 décembre 2008



Official Name Kasteel van Berlaere
Location 9290 Berlare
Construction Fin du XVIIe siècle
Style Louis XIV
Architect
Occupants Gemeente Berlare sinds 15 november 2008
Allocation
Protection Château, dépendances et site classés le 30 septembre 1974

Last udpate: 11/01/2013


Rigueur et classicisme vont ici de pair.


Nous sommes près de Termonde, vers l’ouest, non loin des magnifiques plans d’eau de Donck. Grâce aux lacs, ce village des bords de l’Escaut ressemble à une cité balnéaire. Il s’y trouve une délicieuse chapelle dédiée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, à Bareldonck. Berlaere apparaît en tant que château au XVIIe siècle quand un sire espagnol du nom de Diego Sanchez de Castro s’y établit et y édifia la maison que l’on voit toujours. Ce dernier était déjà chez lui à Berlaere en 1631 et il laissa le bien à sa fille Isabelle-Françoise, puis à deux autres Castro, Jacques et Jean-Bernard de Castro y Toledo. L’un d’eux fut échevin à Termonde. Peut-être s’agit-il de la même famille que les barons (depuis 1673) d’Etterbeek. La seigneurie de Berlaere devait exister avant les Castro car des documents signalent que Daniel de Berlaere vendit en mars 1241 des terres à l’abbaye du Nonnenbossche. Après les sieurs Castro, Berlaere entra par vente dans les mains du président du Conseil de Flandre, François van den Meersche. Cette famille s’était enrichie dans le commerce et la toile en particulier.

Fief des Lichtervelde

Les mentions certaines n’apparaissent que lorsque que le 24 septembre 1732, Marie-Anne van den Meersche épousa Charles-François, comte de Lichtervelde. Il était en plus baron de Herzelles (le Herzelles du vieux donjon qui avait appartenu aux Ligne), seigneur d’Eecke et chambellan de LL.MM.II. Il était né à Gand le 4 avril 1712. Il y décéda le 13 février 1763, peut-être dans le magnifique hôtel que ses beaux-parents possédaient près de Saint-Bavon. Cette maison existe toujours. C’est une institution religieuse.

Marie-Anne était la fille d’Alexandre et de Marie-Anne, elle aussi née van den Meersche. Alexandre était sire de Berlaere et de Baereldonck. Leur fils Charles (1741-1803) hérita du bien et des titres de sa mère, seule héritière de Berlaere. Il avait épousé Marie-Josèphe de Lens – peut-être de la famille des Recourt de Lens et de Licques, barons de Wissekerke –, morte à vingt ans en 1767. Elle était la fille d’un maréchal héréditaire de la West-Flandre, seigneur d’Oyeghem, de Gros, de Terbeken et de Bavichoven. De ce premier lit, sortit une Marie-Charlotte (1767-1853) qui allait épouser le vicomte Charles de Nieulant et de Pottelsberghe (1755-1822), grand-oncle des futurs propriétaires des Sorbiers.

Pour ses secondes noces avec Albertine (1749-1816), il avait déposé ses respects à Pierre-Philippe de Cassina des comtes de Martessana, comte de Wonsheim, baron de Boulers, beer de Flandre, seigneur banneret du pays d’Alost, seigneur de Schendelbeke, de Promelles, de Vieux-Genappe et de Glabais. Sa femme était Marie-Louise de Plotho. Le père accepta de bonne grâce.

Nombreuse famille

Du second lit, sortirent encore huit bambins. Le cinquième était François-Joseph, repreneur de Berlaere, né en 1775. Il épousa Charlotte van Huerne (1778-1850), fille de Joseph et d’Isabelle (des comtes) de Carnin et Staeden. Les van Huerne étaient propriétaires vers 1830 du magnifique château du Blauwhuis à Iseghem (Izegem). Charlotte allait d’ailleurs voir sa fille Marie convoler en justes noces avec son cousin germain Théodore, baron de Pélichy qui résidait au château de Eecke (Eke). Le château de Berlaere passa ensuite au frère de François-Joseph, prénommé Théodore. Né à Gand en 1792, il décéda ici en 1832. Il avait fait les doux yeux à Clémentine de Kerchove d’Ousselghem, fille d’Emmanuel et d’Angélique Piers de Raveschoot.


Elle ne profita du regard de son époux que trois ans et s’en alla en 1826 âgée de 24 ans, mais mère d’un petit Camille et d’une Victorine qui allait s’unir au comte Victor van den Steen de Jehay. Ce sont les grands-parents de Guy, dernier propriétaire privé du château de Jehay. Camille (1824-1901) allait se marier avec Elfride (des vicomtes) de Vaernewyck d’Angest, née au château de Diepenbroeck à Lovendegem en 1823. Décédée en 1859, Elfride permit, en se retirant du monde, que Camille se remaria. Il choisit alors la baronne Pauline de Fourneaux de Cruquenbourg (1831-1924), dernière du nom, fille du comte Henri et de Mlle Eulalie de Foestraets. Le nouveau couple alla s’installer à Ternath. Le château de Berlaere fut repris, semble-t-il, par leur fils Gontran, époux de sa cousine Marguerite (des comtes) de Spangen dont la mère était une Rodes. En 1896, Berlaere était aux mains de Georges Vergauwen, conseiller provincial et bourgmestre de Berlaere de 1885 à 1905. Il décéda à Gand en 1906. Dès 1907, le domaine était vendu à l’industriel Roos, de Hemptinne, selon une carte postale. En 1934, le domaine passa en vente publique et l’acheteur fut F. Jonas-Roos et resta dans cette famille jusqu'à Mme veuve Nicod-Jonas. Le château est devenu bien communal le 15 novembre 2008 et son contenu a été vendu à la Galerie Athéna le 3 décembre 2008.

Belle cour d’honneur

L’accès au château s’effectue par divers chemins, mais le plus beau, inusité, était celui qui amenait face à la maison en passant les douves et en entrant dans la cour d’honneur bordée par deux pavillons de dépendances. Remarquables, ils sont sommés de frontons arrondis. Le château est au centre. Il déploie huit travées sur deux niveaux égaux. Une toiture à brisi le couronne. La demeure très équilibrée et classique est en briques et pierre blanche pour les chaînages d’angle.


On ne visite pas. Le château se voit un peu de la rue.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005