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Le château des Lombards, rare témoin local dépoque espagnole


Kasteel Lombaardstein - 2860 Sint-Katelijne-Waver



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  • Sur la commune de Wavre-Sainte-Catherine, ce château de l’époque espagnole a fière allure. © Philippe Farcy

  • Le château vit désormais séparé de sa ferme, toute proche. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Lombaardstein
Location 2860 Sint-Katelijne-Waver
Construction XVIe, XVIIe, XIXe et XXe siècles
Style Traditionnel flamand
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Non classé

Last udpate: 05/01/2013


Une demeure patricienne toujours restée à la bourgeoisie.


Dans sa considérable étude des environs de Bruxelles, Alphonse Wauters cite en 1855 un nombre très important de seigneuries ou de grosses fermes sur le territoire de Wavre-Sainte-Catherine. La plupart d’entre elles dépendaient juridiquement de Duffel, terre des Merode. On évoquera ici les maisons de Couwendael, Heysbroeck, Buseghem, Merlebosch, Fruytenborg et Echenpoel. Il en reste le Fruytenborg, ancienne ferme transformée en petit château en 1877. Mais l’auteur n’a pas évoqué Hagelstein, Vijverstein, Dijckstein, Ijzerstein ni le domaine des Lombards dit en flamand Lombaardstein, nom qui lui fut donné au XVIIe siècle après avoir été nommé Hof ten Steene en souvenir de la famille van den Steene. Cela nous situe vers 1265. Or, les Lombards sont bien là avec leurs briques et leur pierre blanche, montées au XVIIe siècle en pleine période espagnole. George Weber a étudié en privé l’histoire de cette demeure patricienne mais typiquement bourgeoise, tenue essentiellement par des notables de robes près la Cour de Malines.



Grand nombre de familles


Après les van den Steene, le bien appartint à un grand nombre de familles parmi lesquelles, en suivant George Weber, il faut citer, dans l’ordre, les de Cuyck, Sanders, Lanen et Vrederickx ensemble, de Rode, de Clerck qui était propriétaire en 1522 de la ferme château d’Hagelstein, suivis en 1561 par les van Hoye-Van Orsele. En 1607, apparut Jan De Leeuw. En 1659 après la mort de sa veuve née Catherine Bouchier, le bien passa à Gérard van Imstenraet. En 1697, par achat, le maître était Jean De Drijver. Puis par héritage, le domaine qui comptait encore 18 hectares, fut transmis à Jacques Pansius, médecin de son état. Les Pansius déjà rencontrés au Kauwendael, possédaient un très bel immeuble en ville de Malines, rue de Merode, là où se trouve l’actuel musée d’art et d’histoire de l’ancienne capitale des États bourguignons.

Ils resteront ici jusqu’à la mort du dernier d’entre eux en 1845. À cette date, Ivo Bosselaer acheta le lot en vente publique. Par la même voie en 1881, les lieux furent vendus à la demande de la veuve de Michael de Cocq à François De Keyser, fermier à Haecht. Jusqu’en 1890, le château et sa ferme étaient entremêlés. Puis on sépara les deux éléments de la propriété. En 1890, De Keyser vendit le château à Armand Van Yssel, rentier à Schrieck. Le 11 mars 1902, le bien fut cédé au marteau à François Aerts, de Kessel. En 1935, ce fut au tour de Edouard-Léon Calewaert de s’occuper de cette belle maison par achat de gré à gré. Il y resta jusqu’en février 1958 quand il vendit le territoire à George Weber. Ce dernier allait se défaire du Lombaardstein en faveur de Michel Preudhomme, alors gardien de but du Football Club Malinois. Le célèbre sportif partit ensuite vers les cieux lusitaniens et il vendit sa maison après deux ans aux actuels propriétaires.



Plan complexe

Le château est relativement homogène du côté sud. Son corps central d’un seul niveau sommé d’une toiture en bâtière ornée de trois puissantes lucarnes, est calé entre deux éléments. À gauche, il tient plus du « donjon » que de la tour; à droite, il tient de la tour d’escalier plus que de la tour de défense. Et contre cette petite tour à cinq pans terminée par une toiture en poivrière à pans coupés, on a disposé sans doute au XIXe siècle une tour carrée supplémentaire. Elle est à encorbellement. Le « donjon » posé à l’ouest est limité à deux travées de large. Il monte sur trois niveaux. Sa profondeur est importante, mais il ne bénéficie de lumière que vers le nord, sur deux travées. Les baies sont chaque fois à traverses. La toiture est en bâtière, à croupes. Cette façade est précédée par une terrasse à laquelle on accède par cinq degrés. Contre le « donjon », se trouve un petit édicule d’une travée dont la baie est à croisée. Cette partie est poursuivie par un passage charretier en anse de panier. Il mène vers le parc en longeant une petite rivière. Là, autour d’une bien agréable terrasse, on voit poindre les éléments des XIXe et XXe siècles. Ils sont d’agrément et fort bien réussis. Le corps central du sud trouve ici sur trois travées un alter ego en avancée, ouvert par trois travées dont les ouvertures sont à croisées en bas. On compte trois baies en haut, précédées d’une troisième terrasse.


On ne visite pas. Les chiens-chiens sont sympathiques avec les visiteurs connus...



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005