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Valduc, un château romantique sur le site d'une ancienne abbaye


Château de Valduc - 1320 Hamme-Mille (Beauvechain)



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  • © Philippe Farcy

  • Au cours du XVIIIe siècle, les religieuses firent édifier de beaux monuments. Cette aile de dépendances est un des rares témoins de la modernisation consentie en temps de paix sous les Habsbourg d’Autriche. © Philippe Farcy

  • Avec ses 45 mètres de long, Valduc est un bonheur à vivre. La lumière y est douce et la vue vers les étangs apaise le regard. © Philippe Farcy



Official Name Château de Valduc
Location 1320 Hamme-Mille (Beauvechain)
Construction 1732; 1766-1775; 1790; après 1867
Style Louis XVI et éclectique
Architect XVIIIe siècle: Laurent-Benoît Dewez; XIXe siècle: Gérard van der Linden
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 09/03/2015


En 1232, le duc de Brabant créa ici une communauté cistercienne.


C’est grâce au duc Henri II de Brabant que l’Ordre de Cîteaux put établir en ces lieux une abbaye de femmes en l’an 1232. Elle dépendait de Villers. Très tôt, on compta 60 moniales et 30 converses. Les abbesses furent dames de Hamme à la fin du XVIIe siècle. La fille du duc Henri, Marguerite, sera la deuxième mère abbesse. En 1411, il fallut restaurer les bâtiments. On remit une couche de réparation en 1478, année où la ferme fut inaugurée. Le moulin, commencé en 1431, fut complété en 1524, puis restauré par Dewez. De 1554 à 1572, les nonnes furent expulsées lors des guerres de religions.

La ferme fut restaurée en 1593. La chronique raconte qu’un violent incendie affecta les bâtiments en 1667. Puis le site dut composer avec les troupes françaises qui prirent un abonnement pour les années de grâce 1672, 1676 et 1677. Le célèbre architecte Laurent-Benoît Dewez (1731-1812) travailla aux bâtiments qu’il fallait moderniser entre 1766 et 1775, à la demande de l’abbesse Thérèse Fiocco. S’il reste ici quelques éléments du XIIIe siècle dans un mur d’enceinte allant du nord vers l’est, l’essentiel des bâtiments conventuels date du XVIIIe siècle. Derrière le château, se trouvent des dépendances de cuisines, mais surtout d’anciennes écuries. Cet édifice, daté de 1732 en briques et pierre blanche gréseuse, est percé de trois arcs en plein cintre dont les pilastres se prolongent jusqu’à la corniche et au bandeau plat des trous de boulin. La toiture d’ardoise mansardée reçoit trois lucarnes en bâtière. À l’est, on aperçoit l’ancien moulin datant du XVIe siècle. Il était alimenté par la Nethe. À l’ouest, se trouve une jolie remise en briques et pierre blanche qui porte la date de 1775. On l’attribue à Dewez. La ferme abbatiale est en contrebas du château actuel. Elle est datée de 1773.


Ventes successives


Le domaine fut sécularisé en 1797 et on le vendit au plus offrant en 1800. Barthélemy Wéry, de Bruxelles emporta le lot. L’église et le cloître furent démolis peu après. Le domaine passa par trois ventes successives au notaire Neefs, ancien receveur de l’abbaye, puis au professeur Desgranges et enfin à l’avocat van den Schrick. Valduc resta pendant deux générations à sa descendance car sa fille allait épouser Pierre Craninckx (1805-1890), professeur de chirurgie à Louvain. Le palais abbatial était toujours debout en 1867. À cette date, Monsieur Craninckx passa commande à l’architecte de Louvain, Gérard van der Linden (1830-1911), prix de Rome et professeur de sculpture à l’Académie de Louvain, d’un château neuf. Après eux, le domaine fut laissé à leur fils Oscar, devenu baron et qui décéda ici en 1913. Sans enfant, il offrit le bien à sa sœur Émerence (1848-1932), épouse du chevalier Oscar de Dieudonné (1846-1875). Madame obtint personnellement le titre de baronne en 1892. La baronne Émerence vendit ensuite le domaine en 1919 au futur ministre d’État Albert-Édouard Janssen, né à Anvers le 1er avril 1883. Il s’éteignit ici en 1966. Il avait épousé Marie-Henriette Scheyven. Licencié en sciences politiques et diplomatiques de l’Université Catholique de Louvain, docteur en droit, il fut pendant de longues années professeur à la même université. Il entra à la Banque Nationale en 1908. Nommé sénateur puis trois fois élu à ce poste et grand spécialiste des questions financières, il fut trois fois ministre des Finances. Il devint ministre d’État en 1949. Valduc appartient de nos jours à sa fille Élisabeth, comtesse Grocholski, épouse depuis 1980 de Stanislaw, Bohdan, Karol comte Grocholski (1912-2002). La comtesse Élisabeth avait été unie durant dix-huit ans d’abord au comte Thadée-Félix-Benoît Plater-Zyberk (1906-1978). Elle en adopta le fils, époux de la comtesse Diane de Liedekerke Beaufort.

Un vaisseau romantique


Le château est un très long rectangle de quarante mètres de long et de deux travées d’épaisseur sous des pignons crénelés. On y voit une baie jumelée, deux fausses arquebusières et une baie quadrilobée. La façade regardant vers l’étang est composée de seize travées. La demeure est bâtie en briques et en pierre blanche. Les hautes baies qui inondent les salons de lumière possèdent des arcs en anse de panier. Les trois travées axiales sont sommées par un pignon-fronton de deux niveaux. La toiture en bâtière compte encore trois lucarnes à pilastres et crénelage. Une large terrasse s’étire sur douze travées. On y accède par trois degrés différents. Du côté des communs, la façade du logis est percée de six travées plus celles qui se trouvent dans une large travée en avant-corps.

On ne visite pas. Le Bouvier des Flandres est gentil avec les amis…



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005