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Beaulieu à Huyssinghen fait de l'oeil aux enfants


Kasteel van Huizingen - 1654 Huizingen (Beersel)



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Category : Information Business Events
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  • Le château de Beaulieu mérite son nom. À ses parties anciennes, furent ajoutés des décors éclectiques bien sentis. © Philippe Farcy

  • Quand ce n’est pas l’étang, c’est une fontaine qui agrémente cet important château des environs de Bruxelles. © Philippe Farcy



Official Name Kasteel van Huizingen
Location 1654 Huizingen (Beersel)
Construction XVIIe siècle ?; après 1875
Style Louis XIV et éclectique
Architect
Occupants Kasteel van Huizingen Restaurant (Provincie Vlaams Brabant/Province du Brabant Flamand)
Allocation Restaurant, salon de thé; le parc est un lieu de délassement
Protection Bien classé le 27 octobre 1982

Last udpate: 02/12/2012


Huysinghen est un magnifique parc de 90 ha aux arbres centenaires où passent 700 000 visiteurs chaque année.

Huyssinghen (Huizingen en flamand) est, on le sait, situé à deux pas de Rhode-Saint-Genèse, de Beersel et de Loth. Jusqu’en 1489, la terre était contrôlée par les ducs de Brabant qui en confièrent la gestion à la puissante famille des Witthem. À cette date, Henri de Witthem, seigneur de Beersel aurait cédé ses droits et biens en ce lieu à Pierre Boisot, membre du Conseil privé de Brabant, d’après Paul Arren. Pour Alphonse Wauters, les ducs de Brabant étaient maîtres de céans et tenaient leurs ouailles par le chef mayeur de Rhode. Les seigneurs de Beersel profitèrent brièvement des droits mais le duc leur reprit ces pouvoirs pour les proposer en 1505 à Loup d’Ittre, receveur du souverain à Hal et propriétaire du château de Buysingen. En 1510, le fils de Loup vendit ses droits et biens à Henri de Witthem qui fit relief le 4 juillet 1511.




Trésorier de la Toison d’Or

En 1534, le nouveau châtelain de Buysingen dont dépendait la terre de Huyssinghen était Pierre Boisot (+ 1561), conseiller et maître de la chambre des comptes du Brabant et trésorier de l’Ordre de la Toison d’Or. Pierre Boisot qui avait reconstruit le château de Buysingen, était allié à Louise Tisnack (+ 1569). Il édifia vers 1545 à Huyssinghen une bâtisse pour que le maire et les échevins aient un lieu de réunions. Ce fut la base du château. Le fils de Pierre et Louise, Charles Boisot devint seigneur de Huyssinghen. Il fut l’un des signataires du Compromis des Nobles à Antoing et dut filer à l’étranger dès 1567 pour n’être point raccourci. Banni il sera. Ses biens furent confisqués en 1568 et notamment sa « maison de plaisance de Huyssinges, environnée d’eau... avec 38 bonniers de terres ». La maison fut laissée à Louise Tisnack, sa mère. En 1573, Charles fut nommé par le prince d’Orange, gouverneur de Flessingue, puis de Zélande. Il commanda le siège naval de Middelbourg, prise le 19 février 1574, et y perdit un œil par une décharge venue d’un navire espagnol dirigé par le comte de Glymes. Charles avait quatre sœurs dont l’une, Marie épouse de Nicolas Micault, releva Huyssinghen en 1576. Une autre avait épousé Léonard, chevalier de Tour et Taxis, maître général des Postes. Le bien passa ensuite à sa petite-fille Anne-Marie Micault qui allait épouser le vicomte de Bruxelles, Nicolas de Varick. Elle releva le fief en 1626 et en fit autant pour Tourneppe (Dworp) en 1645. Quatre générations de Varick se suivirent ici alors que Buysingen passait à leur cousin Philippe-Antoine, baron de Bierens. Le bien de Huyssinghen fut offert à Nicolas de Varick, fils du seigneur de Court-Saint-Etienne, en mai 1763. Il avait épousé en 1727 Lambertine Verreycken, comtesse de Sart et baronne de Bonlez. Leur fils Philippe, grand bailli du Brabant wallon, allait opérer une bien belle alliance avec Marie-Thérèse de Cobenzl, fille de Charles (1712-1770), ministre plénipotentiaire et chambellan de S.M.I., sorte de Colbert des anciens Pays-Bas du sud.



Histoires militaires

À la fin du XVIIe siècle (de 1689 à 1692), Huyssinghen et les environs virent débarquer les armées du comte de Waldeck, puis celles du comte de Flodorp (Leuth), puis celles du comte d’Oxford, puis les françaises du prince de Vaudémont, puis celles du duc de Brandebourg. En 1691, le roi d’Angleterre Guillaume III passa une semaine en ce lieu lors du siège de Mons. Le duc de Luxembourg, prince de Turenne le suivit de peu aussi pour une semaine; puis le roi revint et reprit une semaine à son compte avant de revenir encore en août 1692. C’est ce que l’on appelle avant la lettre du « time-sharing ». À la différence près que les hôtes ne payèrent pas leur voyage et qu’ils rançonnèrent la population.

À la suite des Varick, le domaine passa à la baronne de Beeckman (Meldert), fille du comte d’Auxy. Elle vendit le bien le 3 août 1819 à Charles Vaucamps, bourgmestre du village, né à Havinnes près de Tournai, en 1778. Après la mort du mayeur en 1852, deux de ses filles gardèrent le château avant de vendre les terres en 1872 à Jules de Smet et à son épouse Marie de Borman. Un troisième enfant racheta le château en juin 1875 à ses sœurs puis il récupéra les terres. Il s’agissait d’Albert Vaucamps, sénateur depuis 1883, qui allait transformer la vieille bâtisse pour la mettre au goût du jour. Il décéda en 1900 et le domaine fut à nouveau vendu en 1903 contre 550.000 francs à Henri Torley. Ce dernier rendit son âme à Dieu en 1912. Le domaine échut à sa veuve qui allait regoûter aux joies de l’existence dans les bras de Lucien de Villers. En 1938, celui-ci allait revendre le domaine pour une ultime fois en compagnie de Michaël Selma. Le château fut alors acheté par la province du Brabant contre 4 200 000 francs. Le vieux château fut réaménagé par Albert Vaucamps entre 1877 et 1880 dans un style éclectique à dominantes néorenaissance. Il n’y eut pas d’architecte, mais des plans furent donnés par l’entrepreneur Blondeau. Les armes aux façades sont celles des Varick et des van de Werve.



Plan massé

Le château actuel construit par un architecte inconnu mélange les effets de la Renaissance flamande et du XVIIe siècle baroque. On y voit des murs en briques aux arêtes et aux montants de baies chaînés et des lucarnes très élaborées assorties de volutes dont les décors sont en pierre blanche. La demeure monte sur deux niveaux et est baignée d’eau sur trois côtés. Elle est animée aux angles de tours carrée, circulaire ou en échauguette. Elles sont sommées de clochetons ajourés terminés par des bulbes piqués de flèches.


Visites souhaitées. Entrées payantes. Ouvert de 9 à 18 h en hiver et de 9 à 20 h en été


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel III,  Hobonia 1989