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Le château Jourdain, un site qui a bonne presse


Château Jourdain - 1950 Kraainem



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  • © Philippe Farcy

  • Le château Jourdain, dans la diversité de ses apports stylistiques, ne manque pas d’intérêt. C’est un cadre de repos et de bien être. © Philippe Farcy



Official Name Château Jourdain
Location 1950 Kraainem
Construction XVIIe siècle; 1652 pour la cure; 1892
Style Traditionnel et éclectique
Architect
Occupants Château/Kasteel Jourdain (Gemeente Kraainem/Commune de Crainhem)
Allocation Lieu de détente; locations de salles pour événements ou expositions
Protection Bien non classé

Last udpate: 04/01/2013


Le domaine fut acheté par Victor Jourdain, patron du journal Le Patriote et fondateur en 1915 de La Libre Belgique

Alphonse Wauters, quand il parle de Crainhem, évoque la famille Kieffelt ou Kifelius. Elle possédait les hautes justices sur les trois Woluwé et Crainhem. Les Kieffelt furent aussi au XVIIe siècle seigneurs de Stockel et d’une partie de Wezembeek. Ces terres avaient été achetées au XVIe siècle en grandes parties aux Armstorff, apparentés aux Borneval, seigneurs d’Ohain. D’autres parties de Crainhem avaient été acquises des Baronaige, seigneurs de Perk et seigneurs de Saventhem, par les Wissekercke, baron de Pellenberg. Les Kieffelt furent notamment maîtres du château d’Hinnisdael, dit aussi t’Slot, à Woluwé. De Georges III Kieffelt, mort en 1678, cette partie de Crainhem passa par mariage à Florent de Berchem, seigneur de Tongelaer; il fut dix fois mayeur d’Anvers.



Terres divisées

La petite-fille de Georges III, Marie-Anne de Berchem, allait mourir en 1705 à Tongres ce qui vaut au patrimoine liégeois un mausolée superbe de Jean Del’ Cour (1631-1707) conservé dans l’église Saint-Jacques de Tongres. Le mari de Marie-Anne était François d’Hinnisdael, fait comte à son nom et pour Crainhem en 1723. Le fief de Crainhem érigé en comté (situation qui dura à ce titre un peu plus de quarante ans) passa à son fils Joseph-Guillaume, puis au fils de ce dernier, Henri-Antoine. Repris par la sœur de cet ultime, Crainhem aboutit par le mariage de la demoiselle Thérèse, aux mains des comtes de Thiennes de Lombise. Wauters signale encore qu’une troisième partie de Crainhem, issue des Perk, échut aux van Boxum. Il s’agissait d’après l’auteur, du moulin et de cinq bonniers de terre. Ce bien appartint ensuite aux Servaes.

Pour ce qui concerne la demeure des Jourdain, seule Hilde Weygaerts évoque la cure, très belle il faut le dire, qui se trouve au milieu du petit parc et qui sert de taverne face à l’étang. Les prêtres la quittèrent dès la fin du XIXe siècle tant elle était froide et inconfortable, dit l’auteur. Mais l’abbé Joseph Jourdain nous donna une explication complémentaire. « Victor Jourdain, mon grand-père, venait d’acheter en 1899 la grande maison qui n’était rien d’autre qu’une ferme. Les combles et leurs réseaux de poutres prouvent encore cette ancienne affectation. Un peu après son achat, il fit construire des éléments qui firent d’une ferme montée en grade, un château. Mais la vieille cure qui n’en avait cure, n’était pas à lui. Il proposa de déplacer la résidence du prélat à ses frais, tout près de l’église. Le prêtre fut enchanté d’habiter dans une maison neuve ». Victor Jourdain était né à Namur en 1841 et il décéda ici en 1918 de maladie juste avant la Libération.

Victor Jourdain avait fondé avec son frère Louis le journal catholique Le Patriote (1884-1914), après le congrès eucharistique de Liège. Cela permit de bousculer les libéraux qui avaient la majorité depuis 1831 sur Bruxelles. Résistant, créateur de La Libre Belgique en 1915, il ne sera jamais découvert par l’occupant. Il avait épousé Bertha Koenig, d’Arlon. Ils eurent dix enfants. Le château fut repris par leur fils Joseph (1881-1955), époux de Renée Colin (1884-1973), parents de l’abbé Joseph. Deux des sœurs, Julie et Germaine habitèrent l’ancienne cure. Paul (1877-1954), leur frère, devint directeur du journal et résidait au square Vergote. Le château et la cure furent vendus à la commune le 22 septembre 1976.

Victor Jourdain et son gendre, Joseph Zeegers (1904-1972) sont enterrés près de l’église romane de Crainhem, nous disait Pierre Stéphany.



Style traditionnel

La maison construite en briques et animée de quelques éléments décoratifs en pierre blanche, est constituée de trois éléments juxtaposés posés sur un soubassement de briques dont une partie sert de terrasse. Le corps central semble le plus ancien. On y voit cinq travées sur un seul niveau sommé d’une toiture en bâtière couverte de tuiles. Des lucarnes passantes à gradins donnent de la lumière aux combles. À droite, l’angle a été augmenté par deux travées de largeurs et de hauteurs inégales dans un style qui évoque la tradition brabançonne du XVIIe siècle. On remarquera bien sûr la curieuse toiture couverte d’ardoises de la tour d’angle. Elle est exhaussée, octogonale et terminée par une flèche que supporte un bulbe écrasé. À gauche, le bâtiment est étiré sur quatre travées disparates. En hauteur, la toiture s’anime de deux lucarnes passantes en bâtière. Du côté de l’avenue Dezangré, la tour d’angle se poursuit sur deux travées dont une est aveugle. Le château Jourdain se loue à travers une a.s.b.l. « Environnement et Culture ».



Visites possibles.



SOURCES
:
Dominique de Kerckhove dit van der Varent, Généalogie de la famille de Baronaige (alias Barnage, Bernage ou Bornaige), Le Parchemin, 73e année, n° 378, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 2008
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville 1855