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Pellenberg, une colline de briques pour des cimes d'intelligence


Kasteel Pellenberg - 3212 Pellenberg (Lubbeek)



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  • Ce château est le quatrième sur le site et le plus éclectique. © Philippe Farcy

  • Comme à Fays, le château de Pellenberg est posé en contrebas du parc. D’en haut, la vue est superbe. © Philippe Farcy



Official Name Kasteel Pellenberg
Location 3212 Pellenberg (Lubbeek)
Construction 1916
Style Éclectique Louis XV
Architect Chrétien Veraart
Occupants Katholieke Universiteit Leuven (Lucina Academy for Working Life)
Allocation Salles de réflexion, de formation et de cours
Protection Bien non classé

Last udpate: 04/01/2013


Le magnifique domaine brabançon abrite aussi un hôpital.

Pellenberg est situé sur la nationale entre Louvain et Tirlemont. Comme le raconte de Seyn, en mars 1793, le petit village vit arriver les armées défaites du général français Dumouriez qui revenaient de Neerwinden sans leur chef qui avait décampé et trahi. Les troupes étaient commandées par le général Francisco Miranda (1750-1816).

Pellenberg faisait partie des biens du duc de Brabant. Charles-Quint donna le fief en engagère en 1616 à Jean Janius. En avril 1650, il fut vendu à Jean-Robert de Hoves, mayeur de Lierre. Par vente sans doute, le bien arriva à Jean de Wissenkercke. Pour lui, Philippe IV d’Espagne érigea Pellenberg en baronnie en 1655. À partir d’ici, commence une part d’incertitude dans la dévolution. En effet, il aurait existé une seigneurie de Pellenberg à Machelen, signale Kris Scheys en 1998. Or, Wauters précise en 1855 qu’à Machelen, parmi plusieurs propriétés, se trouvait le « Vieux Château » qui avait appartenu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle aux Jaupain, Fraula et Francquen de Guillerville, en indivision.

Ceux-ci vendirent le manoir le 4 août 1792 pour moitié à la baronne de Ponty et le reste à Melchior de Villegas, baron de Pellenberg. Voyons la descente de Pellenberg par les Villegas seule possible selon Gladys Guyot. On sait que la petite-fille de Jean de Wissenkercke allait épouser Melchior-Joseph de Villegas, baron d’Hovorst, seigneur de Bouchout (Anvers), de Viersel, de Werster. Il était le fils de Jacques qui avait épousé en secondes noces Marie-Jeanne de la Broye, dame d’Estaimbourg. Melchior était issu du premier lit. Sa mère était une Villegas, cousine germaine de son père.


Quatre générations de Villegas

Melchior (+1761) allait épouser en 1716 Marie-Anne de Wissenkercke, baronne de Pellenberg, dame de Sprang, née le 25 octobre 1688, fille unique de son père. Melchior et Marie-Anne laissèrent Pellenberg à leur fils Jean-François qui en fit de même pour Melchior-Joseph (précité) qui suivit l’exemple en faveur d’Alexandre-Clément (1790-1852).

Ce dernier fut uni en 1827 à Marie-Eugénie della Faille de Waerloos. Le domaine fut laissé à leurs deux filles, dont Pauline, baronne de Villegas de Pellenberg, qui naquit le 11 octobre 1830. Le 19 août 1851, elle épousait Anatole d’Alcantara, âgé de 19 ans, fils du comte Emmanuel et de Marie-Albertine de Calonne Courtebonne. Celle-ci était la fille du marquis et comte Eustache et de la baronne Ghislaine de Plotho (à travers les Plotho, il y a un lien vers 1750 en direction des Bergeyck, barons de Leefdael). La fille unique du comte et de la comtesse d’Alcantara, Marie-Emma, épousa en 1872 le prince Antoine Sulkowski, dernier descendant d’une branche installée au grand-duché de Posen. Ce mariage très brillant fut célébré en présence de sept souverains. Les deux époux menèrent un train de vie faramineux qui aboutit à la vente de tous leurs biens en 1884, dont le château de Beaulieu à Machelen, ancienne résidence des Tour et Taxis.

Ensuite, – mais comment ? –, le bien entra dans le patrimoine des chevaliers de Maurissens qui le gardèrent jusqu’en 1948. À cette date, la maison fut vendue à l’Université. Pour en revenir encore aux Villegas, sachez que le prince était un joueur invétéré. Il se remaria en 1898 à Breslau à une certaine Joséphine Schmidt et mourut totalement ruiné à Munich en 1909. Quant au dernier baron de Villegas de Pellenberg, il était mort bien avant les aventures de sa petite-fille, dans son hôtel particulier du 152 de la rue Royale à Bruxelles. Il avait un oncle, Philippe de Villegas, aîné de toute la famille, qui avait épousé en Russie une certaine Catherine Dmoukowski. On sait qu’ils eurent un fils (ou un petit-fils), le baron de Pellenberg, dont on retrouve la trace en qualité d’officier de l’armée tsariste en 1914.


Seconde descente

La seconde possibilité est que le château a été hérité du baron de Wissenkercke, seigneur de Pellenberg par le chevalier Charles-Lambert de Maurissens (1751-1823) qui avait épousé mademoiselle Plubeau. Mais le lien n’est pas établi. Le château passa à son petit-neveu Edouard de Maurissens (1793-1853), puis à Edouard II de Maurissens (1826-1906) et à Edouard III de Maurissens (1876-1925) dont l’épouse douairière née van Eyll y vécut jusqu’à son décès en 1947. L’année suivante, les héritiers vendirent la propriété à l’Université. Les Maurissens avaient fait construire en 1906 un château éclectique de briques et pierre blanche à la place d’une demeure néoclassique enduite large de cinq travées, montant sur trois niveaux. Les Uhlans boutèrent le feu à la nouvelle bâtisse en même temps que Louvain brûlait le 26 août 1914. Le quatrième et dernier château a été reconstruit en 1916 par l’architecte Chrétien Veraart (1872-1951), d’Ixelles, dont on sait qu’il donna les plans de l’église de Olen en 1914.


Classicisme

Le château est un édifice de briques et de pierre blanche pour les décors de chaînages d’angles et d’arêtes; il en est de même pour les encadrements des baies et les bandeaux. La façade principale regarde au nord. À l’est, se trouvaient jadis les communs; ils formaient une cour fermée. Le château est composé d’un corps central de cinq travées, cantonné de deux ailes en avancée, profondes d’une travée et large d’une autre travée. Le château monte sur deux niveaux dégressifs posés sur un haut soubassement de caves. Les parties arrière et ouest sont trop affectées par des adjonctions récentes et un parking pour les évoquer ici.



Visites possibles en extérieur.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005 
Gladys Guyot, La Famille de Villegas en Belgique: Histoire et Genealogie 1987

Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)
Alphonse Wauters, Histoire des Environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammanie de cette ville 1855