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Wisbecq fait pâle figure


Château de Wisbecq - 1430 Rebecq



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  • Il y a quelques raideurs dans l’architecture de Wisbecq, mais le charme est bien là. © Philippe Farcy

  • La façade sud est spectaculairement ornée d’un fronton armorié. © Philippe Farcy



Official Name Château de Wisbecq
Location 1430 Rebecq
Construction Vers 1750-1780, puis XIXe siècle
Style Louis XV
Architect
Occupants
Allocation Résidences privées
Protection Bien classé le 1er septembre 1997

Last udpate: 24/03/2012


Un château à l’histoire clairsemée dans un périmètre émietté.


De la campagne qui descend de Bierghes vers Rebecq, on aperçoit depuis la chaussée un îlot de constructions anciennes et diverses. Un moulin précède une ferme qui annonce un château. Des photos des années 1930 montrent encore ce site ceinturé d’eau. Le site dut être remarquable.
Cette terre a toujours été frontalière. Le site du château était allodial et l’est sans doute resté jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Avant 1789, les domaines de Brabant et de Hainaut se touchaient. La seigneurie a dû être fondée par les seigneurs du Pont (à Wisbecq), mentionnés déjà à la fin du XIIe siècle. Il resta dans cette famille jusqu’au moins le milieu du XIVe siècle, nous signale Luc Delporte. Il s’agissait d’une forteresse. Puis, on retrouve le bien chez les Enghien, mais pas à la branche aînée à laquelle il n’appartint jamais. On y trouva une branche collatérale : les Enghien-Rameru. Le domaine passa ensuite aux Bouzanton liés aux Beaufort-Spontin (Scy) et aux Marbais à la fin du XVIe siècle. Le château de 1600 est reproduit dans les Albums de Croÿ (T. X, pl. 71). En 1603, on y retrouve Jacques de Landas. Les Landas étaient de l’Artois, alliés aux Mortagne (Avondance). Ils étaient seigneurs de Landas, de Cysoing et de Warlaing, avoués de Marchiennes entre Saint-Amand et Douai. Au XVIIe siècle, ils étaient comtes de Louvignies (près de Bavay) et châtelains de Couins, près de Doullens. Ce dernier château, le plus grand d’Artois, passa ensuite aux Louvencourt jusqu’en 1969. Wisbecq, on le sait grâce aux recherches du baron René, entra dans la famille d’Overschie de Neeryssche (Neerijse). « Mon ancêtre Michel-Godefroy d’Overschie fait baron le 10 janvier 1676, avait épousé le 1er avril 1672 à Mons, Marie de Landas. Sauf erreur, elle était la dernière de son nom. C’est de cette manière que Wisbecq nous échut ».


Superbe réseau d’alliances


Marie qui allait mourir le 27 juin 1717 était la seule fille de Jacques, chevalier, vicomte de Heule, panetier héréditaire du Hainaut, seigneur de Bierghes, de Betrechies et de Wisbecq. Il avait épousé Marie Roose, des Roose de Baisy et de Leeuw-Saint-Pierre, qui allaient détenir Mielmont et Bouchout. Ensuite le domaine passa à Charles-Joseph, leur seul fils dont la sœur Marie avait épousé en 1699 Philippe d’Yve, vicomte de Bavay et baron d’Ostiche (Warelles).
Ce d’Yve allait ensuite épouser Anne-Thérèse Vecquemans de la Verre, ce qui nous projette à s’Gravenwezel, chez Axel et May Vervoordt. Charles-Joseph de son côté allait convoler avec Charlotte d’Ennetières, ce qui crée un lien avec La Berlière. La mère de Charlotte était la dernière comtesse de Mouscron, issue des Basta. Charles-Joseph d’Overschie légua Wisbecq à son aîné, Adrien-François, époux de Christine de Burscheidt, fille de Gaspard et de la baronne Marie-Anne de Hompesch de Bolheim. La grand-mère paternelle de Christine était une Schaesberg, ce qui recrée à 200 ans près un lien avec Warelles. Adrien-François transmit le bien à son fils René-François uni à la baronne Guillelmine de Hochsteden dont la parentèle possédait Lontzen. Le baron mourut à Wisbecq le 4 novembre 1823.

Son épouse décéda à Düsseldorf le 9 mai 1846, à l’âge de 75 ans. Ils n’eurent qu’une fille Jeanne-Hubertina. Elle allait convoler avec le comte Théophile de Hompesch-Rurich (1800-1853), fils de Jean-Baptiste (+1833) et de Thérèse-Angélique (1767-1836), comtesse d’Arschot-Schoonhoven. Cette dernière était la fille de Philippe-Albert, seigneur de Chantraine et de Jeneffe par son arrière-grand-mère née Saint-Fontaine et d’Isabelle de Thyribu, dame de Voordt. La Jeanne et Théophile s’en allèrent sans hoirs. Thérèse-Angélique, à travers son frère Philippe, était par ailleurs la belle-sœur de Marie-Ursule de Berlo (Assenois), fille de Léopold et de Marie-Victoire de Ledeburg. Le bien aurait pu ensuite être repris par une autre branche Overschie, liée aux Nassau-Corroy, puis aux Mercy-Argenteau, mais il n’en fut rien. En 1850, les héritiers Overschie vendirent le domaine au duc d’Arenberg dont les aïeux Egmont et Egmont-Pignatelli (Beauraing) avaient possédé des terres importantes à Bierghes. Le château devint un couvent sans doute au début du XXe siècle, puis il a été vendu et ensuite morcelé en trois blocs. Le château est loué à diverses personnes par un de nos concitoyens gantois.



Style classique


Le château a été construit en briques et pierre bleue pour les décors habituels plus les demi-colonnes engagées qui rythment la façade d’entrée, précédée par une large terrasse et des degrés centraux. La demeure enduite de ciment et peinte en partie en rouge est de plan massé, carré. Elle s’étire sur sept travées de côté plus une travée pour les tours carrées engagées. Au nord, les tours ont été surélevées d’un étage; elles montent sur trois niveaux sous une toiture en bâtière. La tour est a subi le même sort. Par contre la tour ouest conserve ses deux niveaux sous une toiture en pavillon à coyaux. Le château ne compte que deux niveaux posés sur un épais soubassement. Les baies sont à linteaux bombés. Du côté de l’accès, la toiture en bâtière est animée par quatre lucarnes précédées par une corniche à modillons qui court sur la totalité de la bâtisse. Par contre au sud, la façade se fait plus majestueuse, quoique un peu trapue. Ici les tours sont en retrait de la façade qui se caractérise par ses cinq arches en plein cintre soutenue par des colonnes. Ces arches créent une loggia surmontée de cinq baies et sommées d’un magnifique fronton-pinacle Louis XV qui prend toute la largeur centrale de l’édifice. Les armes d’alliances, non identifiées, sont encadrées d’une branche de chêne et d’une branche de laurier.

On ne visite pas.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005