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À Péruwelz, le château Duez était un paradis pour chevaux zélés


Château Duez - 7600 Péruwelz



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  • Le château Duez est symbolique de la puissance de la ville de Péruwelz à la fin du XIXe siècle. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château Duez
Location 7600 Péruwelz
Construction 1889-1895
Style Éclectique, néorenaissance
Architect Jardin : Louis Fuchs
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 12/01/2013


Le parc fut aménagé bien avant le château.

Ce château fut pour ses commanditaires une cerise sur un gâteau boisé déjà vieux de près de trente ans. En effet, c’est à Eugène Duez que l’on doit la demeure érigée entre 1889 et 1895 comme on le voit daté de cette dernière mention à deux reprises sur la tour d’escalier et du côté de l’entrée où se situe la terrasse couverte. Leur calligraphie est très Art Nouveau. Les terres du futur parc avaient été achetées dès les années 1850.

Eugène Duez était un filateur issu d’une famille où il y avait déjà eu deux générations avant lui dans ce secteur, comme nous le dit son petit-fils Christian Duez, devenu éleveur de chevaux. Celui-ci nous précisa que « durant une bonne centaine d’années, la ville de Péruwelz connut une période d’expansion économique extraordinaire. La cité était l’une des plus riches de Belgique par tête d’habitant vers 1880-1900.

À Péruwelz, on trouvait des bonneteries, des usines textiles comme la nôtre qui fabriquaient du fil pour tricoter. Nos activités ont été stoppées vers 1990. Il y avait aussi une sucrerie, des ateliers de cuir et de tannage, diverses brasseries. L’entreprise Duez était située en pleine ville avec plus de deux hectares. Mon grand-père a acheté vers Bonsecours plus de 20 hectares alors en pleine campagne, au début des années 1850. Il a fait aménager le parc par Louis Fuchs ». Louis Fuchs a été rencontré à Longchamps. Fuchs était arrivé d’Allemagne où il naquit en 1818, à la demande des princes d’Arenberg désireux d’aménager leurs parcs d’Héverlée et d’Enghien. Pour la ville de Mons, il créa sur cinq hectares le parc du Waux-Hall vers 1860.

« Quand j’ai vendu le château vers 1986 après le décès de ma mère, j’ai laissé 2 ha et demi au château et j’ai gardé le reste, dont la maison du jardinier. C’est un très beau parc avec un grand étang, un pont, une grotte, une cascade. Les berges sont tenues par des pierres de Blaton. Le jardin était la fierté des propriétaires. La maison annexe était leur maison. De là, ils regardèrent le parc évoluer, bien avant de penser à construire un château. Le parc compte de nombreuses espèces rares. Fuchs a créé de belles perspectives. C’est un lieu très élaboré auquel je tiens énormément ». Après les Duez, le château fut occupé par Cyriel Paelman, originaire du Limbourg. Ce dernier vendit son bien en 1996.


Éclectisme

Le château fut en son temps appelé le Château Moderne car on ne savait pas dans la région à quel type d’architecture le relier. Il est implanté non loin de la chaussée et protégé par de très belles grilles. Le château, de plan massé, est érigé en briques, en pierre blanche et en pierre bleue pour les décors habituels. On signalera seulement l’abondance d’éléments décoratifs qui jalonnent la totalité des façades à l’instar des bandeaux aussi nombreux qu’à Horst. L’influence brabançonne est ici évidente.

Venant du chemin d’accès, on découvre un château précédé par deux tours pentagonales ajourées dans leurs axes et aux pans coupés. Elles montent sur trois niveaux séparés par des bandeaux-larmiers et s’achèvent par des toitures pyramidales à cinq pans sommés par des clochetons bulbeux. Les arêtes sont chaînées et les baies à linteaux droits sont ornées d’arcs de décharge. Les deux tours sont réunies au rez par une large terrasse en pierre bleue qui passe d’une tour à l’autre sur un soubassement ajouré. L’auvent est à trois pans ouvert sur les côtés par des arcs en plein cintre. Ceux-ci s’appuient sur les côtés intérieurs des tours. L’arc central est en anse de panier. Un large perron reçoit les visiteurs. La partie haute forme terrasse pour une chambre posée dans l’épaisseur des tours.

Vu de côté, le château s’étire sur quatre travées. La première appartient aux tours. Les autres placées en avancée comprennent un avant-corps central de deux niveaux et demi, assorti d’une imposte centrale. À l’arrière le château s’étire sur cinq travées. Il est précédé au rez par une terrasse couverte à piliers et colonnes. La façade est plate. Elle monte sur trois niveaux dégressifs. Les toitures sont en bâtière, animées de nombreuses lucarnes de formes diverses.


On ne visite pas. Le château se voit de la route, à droite vers Bonsecours.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005