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En avant, Arche !


Château-Ferme d'Arche - 5330 Maillen (Assesse)



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Category : Information Business Events
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  • La résidence du château d’Arche est posée sur une île haute, ceinturée de fossés profonds. Un pont-levis en protège toujours l’accès.

  • Le site est remarquablement équilibré entre les zones boisées et les vastes champs qui ménagent des vues enviables. La ferme précède le château.



Official Name Château-Ferme d'Arche
Location 5330 Maillen (Assesse)
Construction Du XIIIe au XIXe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée, salles de réunions, banquets, concerts, théâtre et gîtes
Protection Bien classé le 15 septembre 1982

Last udpate: 31/07/2013


Les Lechien entretiennent avec amour et passion cet ensemble admirable.


Entre Courrière et Lustin se trouve Maillen. Ce petit village compta une seigneurie, sans doute l’actuelle ferme de la Tour, que releva en 1622 ou 1635 selon les sources, Arnould de Marotte, sire d’Arbre et de Profondeville. Il était issu d’une famille de maîtres de forges déjà rencontrée à Montigny (Hanret), Ostin et Acoz. Les Marotte étaient aussi seigneurs de Boussu-en-Fagne, de Callenelle et de Villers-Poterie. Le château d’Arche fut mêlé dès le XIIIe siècle aux conflits opposant le comte de Namur au prince évêque de Liège. La Guerre de la Vache fut le plus célèbre de ces conflits. En 1429, Arche était mis en état de défense pourvu, une fois de plus, d’une garnison en vue des hostilités qui se préparaient. L’année suivante, les Hutois emportèrent les châteaux voisins d’Ohey et de Gesves avant d’investir et de prendre Arche. Ce ne fut qu’une victoire éphémère et Arche redevint namurois.


Anciens exploitants agricoles


Le château d’Arche, place forte accompagnée de sa ferme, attaque le siècle nouveau avec l’énergie sans borne de ses propriétaires passés naguère d’exploitants agricoles à animateurs culturello-économiques. Les Lechien sont en train de transformer Arche en un lieu d’exposition et de théâtre parfois, de gîtes à la ferme, de réunions privées dont des mariages (de là à penser à l’arche d’alliance…).
Or, c’est aux rythme de ces dernières alliances qu’Arche (à ne pas confondre avec les Arches, près de Grandpré et Faulx-les-Tombes) nous est parvenu dans un bel état, mais relativement différent du dessin conservé dans les Albums de Croÿ (vol. XVI, pp. 148 et 149). En ces pages, il est écrit « Aÿche ». Vers 1601, le château était totalement entouré d’eau. Ce n’est plus tout à fait le cas, même si l’ensemble des fossés est conservé. On y reviendra.
Les premiers seigneurs d’Arche furent les Mozet. Seigneurs de Dongelberg, ils le restèrent, alors que leurs terres dépendaient de la prévôté de Poilvache jusqu’en 1430 quand le bien passa par héritage aux delle Loge. En 1443, arrivèrent les Crehen. On sait qu’en 1601, Marie de Warisoul, veuve de Guillaume de Crehen, et son fils Jean, relevèrent la seigneurie. Le château et ses abords immédiats comptaient six hectares. Mais le domaine comprenait encore deux censes de 56 et 85 ha, plus des prairies et 470 ha de bois. Le château fut alors gravé par Jean-Baptiste Gramaye qui venait de passer par Fallais. En 1615, le domaine fut laissé, toujours par mariage des Crehen, aux Quarré dont l’hôtel namurois est à présent occupé par les Sœurs de Notre-Dame. En effet, on célébra l’union d’Adrien de Quarré avec Antoinette de Crehen. Les Quarré gardèrent les lieux jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, affirme un des auteurs du vol. 5 du Patrimoine monumental. Puis près de soixante ans s’écoulèrent dans le silence des sources historiques. De 1852 à 1917, Arche fut ensuite tenu par les barons de Woelmont d’Oplieux (Gors-op-Leeuw). Il est plus que probable que les Woelmont en héritèrent à travers les Ribaucourt. En effet, on peut penser que le premier Woelmont d’Arche, comme se fit appeler le baron Léopold lors de son mariage le 9 janvier 1867 avec Marie de Montpellier (de Vedrin), fut Alphonse, fils de Frédéric. Frédéric (1769-1829) était le dernier seigneur de Frocourt à Eghezée. Alexandre (1799-1856) allait épouser Ghislaine Christyn de Ribaucourt, fille du comte Philippe et d’Antoinette (des comtes) de Quarré, reçue chanoinesse d’Andenne en 1786. Le fils d’Alexandre fut le Léopold précité. Il mourra veuf en 1917 après avoir vendu en 1904 Arche avec 650 ha à Monsieur H. Tombeur, originaire de Nivelles. L’arrière-petit-fils de M. Tombeur est toujours propriétaire du domaine composé de 150 ha dont 104 ha de terres agricoles.

Deux enceintes d’eau


Le château et sa ferme sont totalement élevés en calcaire sur une zone légèrement pentue. Une allée de tilleuls mène à une tour porche à toiture d’ardoises en pavillon. Elle était anciennement à pont-levis ce qui signifie qu’il y avait là une seconde enceinte d’eau. La façade d’accès est agrémentée d’une tour d’angle ronde à toiture en poivrière. On entre alors dans la basse-cour dont les bâtiments de ferme datent pour l’essentiel du début du XVIIIe siècle. Au sud, trois tours scandent la perspective vers la plaine. À l’est, isolé sur son îlot, se trouvent les restes du château en L depuis la perte des éléments au sud et d’une partie des édifices sur l’est. L’accès à la haute cour est barré par une aile centrée sur une seconde tour porche au toit mansardé; elle est munie de ses glissières et précédée de son pont à la fois dormant et à levis, comme à la face sud de Haltinne. Le logis est animé sur deux niveaux de baies bombées à clés sous une bâtière couverte d’ardoises et assortie de coyaux.




SOURCES
Marc Belvaux, Six cartes généalogiques de chanoinesses de la famille d’Oyenbrugge et les huit quartiers de Marguerite d’Oyenbrugge de Duras, chanoinesse d’Andenne en 1669, Le Parchemin, 78e année, n° 404, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, mars-avril 2013
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005