FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACT FAQ CHATEAU OWNER LOGIN

Arthey, le style Louis XVI s'impose comme devise


Arthey - 5080 Rhisnes (La Bruyère)



Contact

Category : Information Business Events
First Name
Last Name
E-mail
Phone
Please enter CASTLE in the below field:

  • Fidèle à son sens de l’équilibre, Flanneau a opté pour deux pavillons latéraux en avancée, reliés par une galerie couverte fort romantique.

  • Arthey est une magnifique bâtisse éclectique de style Beaux-Arts construite sur les terres des comtes de Sastago, marquis de Monistrol.



Official Name Arthey
Location 5080 Rhisnes (La Bruyère)
Construction 1820-1829; vers 1870; 1909
Style Louis XVI
Architect Octave Flanneau en 1909
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 04/01/2013

Un château éclectique dans la terre d’une ancienne seigneurie.


Le château d’Arthey n’est pas le vrai château d’Arthey. La seigneurie d’Ancien Régime était placée sur la tête de l’actuelle ferme qui est aussi un château et sur laquelle on se penchera peut-être un jour. Le château ci-contre est une construction récente d’avant la Grande Guerre sur les terres de l’ancienne seigneurie. Le domaine relevait au XVIIe siècle de la mairie de Namur et fut engagé en 1626 par Robert Goblet, seigneur de Reux (Ciney). Il était l’époux d’Anne-Marie de la Ruelle. Des Goblet, Arthey passa par mariage aux Pernet. L’un d’eux, le capitaine de Pernet, fut, dit-on, gouverneur de Maubeuge. Sa fille Marie-Aldegonde reçut la terre, mais elle finit par la vendre le 2 août 1748 au comte Honoré de Glymes-Brabant, grand d’Espagne.

Il sera le premier du nom et le dernier seigneur féodal, mais aussi le premier à réunir sous une même couronne Arthey et La Falize. Ensuite, par mariage, Arthey et La Falize passèrent sous couronne espagnole chez les marquis de Sastago et de Monistrol. « Par une entourloupe de l’histoire qui fait penser aux rois fainéants », raconte la baronne Keeny de Mévius, « le régisseur, Monsieur Maes, devint propriétaire d’Arthey. Il avait épousé Eugénie Willems, fille d’Edmond, actionnaire de la brasserie Artois. Ils n’eurent pas d’enfant. Devenue veuve, Eugénie eut l’heur de plaire en 1829 à Philippe-François de Mévius, fils de Charles-Amédée. Celui-ci est le premier Mévius à avoir posé ses valises sur le sol belge. Il venait de Poméranie et installa à Bruxelles une culture de vers à soie ». Eugénie et Philippe-François habitèrent à Arthey, non pas dans la ferme-château, siège de l’ancienne seigneurie féodale, mais dans un petit château néoclassique des années 1820-1830. Le fils d’Eugénie, Gustave de Mévius, baron depuis 1871, devint gouverneur de la Province de Namur. Il ajouta à la maison un toit de style Napoléon III à fortes pentes et deux ailes de retour. Né en 1834 et décédé en 1877, il avait convolé avec Léonie Bosquet (1835-1923), fille de Gustave et d’Isabelle T’Kint. Le bien passa alors à leur fils aîné Eugène (1857-1936), sénateur. Il fut marié à Wespelaer en 1881 à sa cousine Amélie Willems (1859-1947), fille d’Edmond et de Mathilde Papin. Eugène sera parlementaire pendant cinquante ans. En 1909, aidé par Octave Flanneau, il supprima le toit en bâtière d’époque Napoléon III et le remplaça par celui à la Mansard que l’on voit toujours, avec ses combles et ses lucarnes. Flanneau était un défenseur des styles anciens et amateur du genre « Beaux-Arts ». On lui doit entre autres sans doute les châteaux de Laurensart, de Reux et de Zwynaerde. Il transforma Houtain-le-Val et Walzin. Au début des années 1990, une partie des lucarnes ont été changées pour des fenêtres de toit et les ardoises de Fumay ont fait place à des ardoises espagnoles.



Style Beaux-Arts


Le château est de type classique de la fin du XVIIIe siècle. Sur un soubassement de jours oblongs, émergent deux niveaux d’habitation sous une toiture mansardée couverte d’ardoises. Dans le Mansard, se trouvent des lucarnes en plein cintre ou en anse de panier. Les modèles en plein cintre sont passantes et à petits-bois rayonnants en imposte. Les deux longues façades sont singularisées par des travées extérieures en ressaut larges d’une travée. Le corps central en affiche cinq autres. Du côté regardant vers Namur, la partie centrale est garnie avec bonheur par une terrasse de cinq arches aux arcs surbaissés. Cela offre un balcon aux chambres situées à l’étage. Les baies sont à montants droits et ornées de volets en bois sur l’ensemble de la bâtisse. Les façades latérales sont ouvertes par cinq travées. La demeure, sans doute construite en briques, est cimentée.



On ne visite pas. Gardiens, chiens et autres résidants surveillent cet endroit superbe où les arbres centenaires rivalisent de charme.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005