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Neufays, une maison de campagne pour industriels verviétois


Château Neufays - 4910 Polleur (Theux)



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  • Un petit air français à la sauce Louis XIII se dégage de Neufays. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Le site de Fays reste fort agréable. La vue, dégagée, s’admire aussi du haut de la tour carrée. © Philippe Farcy



Official Name Château Neufays
Location 4910 Polleur (Theux)
Construction Vers 1898
Style Éclectique
Architect Auguste Vivroux
Occupants Château Neufays
Allocation Hôtel
Protection

Last udpate: 20/09/2013



Un château éclectique entre Louis XIII et Louis XIV.


Pour ne pas confondre cette belle demeure avec le château de Fays posé à l’entrée du village de Fays, les Simonis lui donnèrent le nom de Neufays, soit le nouveau Fays. Les deux propriétés sont séparées d’à peine 200 mètres. La plus ancienne domine le village. La plus récente, celle-ci, est installée sur la pente, en contrebas. Les deux châteaux sont parfaitement visibles depuis la rue car ils bordent la voirie.

Le château de Neufays a été construit pour Louis Simonis (1846-1911), fils d’Iwan et de Jeanne de Biolley. La date de construction tourne aux environs de 1898 et l’architecte fut Auguste Vivroux (1859-1920). Louis Simonis allait épouser en 1869 sa cousine la comtesse Agnès de Pinto (1851-1919), fille d’Henri (1818-1898) et de Laure (des vicomtes) de Biolley (1825-1874) dont la mère était une Simonis. Après le décès de Louis en 1919, Neufays aurait dû passer à son fils Joseph, mais il mourut avant son père en 1906 à l’âge de 36 ans. Joseph avait pris pour épouse une de ses cousines, Emma Gosuin (1868-1910), dont les grands-parents paternels possédaient l’ancienne abbaye du Val d’Antheit (Huy) alors que les grands-parents maternels d’Emma (les Donnéa) vaquaient à leurs occupations d’été sur les bords de l’Ourthe au château de Lassus, à Hamoir.



En mains allemandes


C’est donc le petit-fils de Louis, prénommé Louis, qui devint maître de céans. Né en 1899, il retourna à Dieu en 1944. En 1923, il avait convolé à Nethen avec Magdeleine van Zeebroeck (1899-1972), fille de Joseph et de Valentine Pirmez. Nethen, où se trouve aussi le château de Savenel, est toujours dans la descendance van Zeebroeck; il est encore aux Pirmez, alliés aux Bellefroid. Au décès de Magdeleine, le château resta en indivision pendant encore trois ans puis il fut vendu. « Il y eut une kyrielle de propriétaires en quelques années » nous disait Marie-Louise Simonis, fille de Louis et de Magdeleine.


Marie-Louise, devenue comtesse Emmanuel Kervyn de Meerendrée (il était son cousin par les Pirmez), nous révéla encore que « le grand-père voulait se faire bâtir une demeure tout près de sa famille installée à Fays. Il porta son choix sur une petite villa entourée d’un peu moins de deux hectares sur un terrain très pentu où il construisit le château assorti plus tard d’un tennis. Après la vente de 1975, le château connut une période d’abandon dont profitèrent des brigands venus démonter une partie des décors intérieurs ». Depuis 1994, le château est aux mains de Peter Heinrich qui a restauré les espaces et créé deux appartements indépendants de sa résidence.



Grande maison de campagne


Le château est de plan massé et de style éclectique. Il est construit tout en briques et décoré de pierre sableuse pour les pilastres à refends qui limitent les travées, les bandeaux et les encadrements des baies. Le soubassement est constitué de grès et de pierre calcaire en bossage sous les pilastres. Sur la cour d’honneur, la maison est caractérisée par une haute tour carrée engagée de quatre niveaux dégressifs et d’une seule travée de côté. Le dernier niveau est en léger encorbellement. Des bandeaux séparent nettement les étages inférieurs et supérieurs. La façade s’étire ici sur quatre travées en ce comprise la tour. Dans le ressaut de celle-ci, l’architecte a placé un perron couvert en pierre bleue. La terrasse du second niveau est soutenue par deux colonnes cylindriques et deux demi-colonnes latérales. Les armes des Simonis (seules, sans celles des Pinto) apparaissent dans un cartouche feuillagé. La façade qui domine la vallée s’étire sur cinq travées dont les trois centrales sont en ressaut. La travée médiane profite d’un oriel de trois côtés qui offre une terrasse à la chambre du second étage. Les baies du rez sont en anse de panier à clé alors que les linteaux du haut sont plats. L’ensemble est couvert par de hautes toitures d’ardoises d’où émergent des lucarnes variées, en plein cintre, surbaissées ou en bâtière, chaque fois à volutes sauf au centre. Cette dernière, plus haute que ses voisines, jaillit d’un fronton surbaissé brisé. La corniche des travées centrales est animée de modillons. La façade est compte elle aussi trois travées. Le rez est occupé au centre par une porte d’entrée et la dernière travée est garnie d’un second oriel décoré de refends.



On ne visite pas.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005