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Vaillampont, la commanderie oubliée


La Commanderie de Vaillampont - 1402 Thines (Nivelles)



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  • Bordé de sa ferme, le château du commandeur est d’une austérité toute militaire. © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name La Commanderie de Vaillampont
Location 1402 Thines (Nivelles)
Construction Du XVe au XIXe siècle
Style Traditionnel
Architect
Occupants La Commanderie de Vaillampont
Allocation Restaurant & 4 salles pour réceptions
Protection Bien non classé

Last udpate: 04/01/2013


Une dépendance de la commanderie de Jodoigne.



Vaillampont est un lieu-dit de l’ancienne commune rurale de Thines. Sur une hauteur qui jouxte le « ring » local (N. 25), se trouve un groupe de maisons. L’une est néoclassique et fut jadis un pensionnat où résida un temps Véronique Meyers, devenue châtelaine de Fontaine. Cette demeure est bordée par une ferme sur sa gauche et par le bâtiment principal de l’ensemble, soit la commanderie. On sait que dès 1209, Franco d’Arquennes céda son fief de Thines à l’Ordre des Templiers. En 1213, le châtelain de Bruxelles, Godefroid et Othon III de Trazegnies qui possédaient de gros intérêts dans le village, renoncèrent à leurs divers droits en faveur des mêmes Templiers. Cet Othon alla guerroyer du côté de Toulouse à l’appel de sa cousine la comtesse de Montfort. Il figura au fameux tournoi de Compiègne en 1238.



Des Templiers à Malte


Vers les années 1315-1320, les bâtiments et les terres de la commanderie furent transmis à l’Ordre de Malte après la suppression des Templiers (1312). Dès lors, Vaillampont allait dépendre de la commanderie de Chantraine, près de Jodoigne. La plupart des commandeurs de Chantraine furent des Français. L’Histoire évoque le nom de Jacques Martinent (+1640) et celui du chevalier de l’Au, seigneur de Bettembourg qui vécut, toujours à Chantraine, en 1687. En 1773, les revenus de la commanderie de Jodoigne, jugés trop importants par les autorités civiles, furent divisés en trois lots. Vaillampont sera alors érigé en commanderie. Celle de Tirlemont forma le troisième volet. Le dernier commandeur de Vaillampont fut Charles-François de Preud’homme d’Hailly, vicomte de Nieuport (Poucques). Avec la Révolution, le domaine fut confisqué et morcelé. Le château est alors acheté en 1824 par le père Dineur au citoyen Léonard Vandevelde. Le château passa ensuite par ventes successives aux sieurs Roisin, Painblanc, Tellier et Collet. En 1999, le lot était repris par J.-L. Fayt qui y organise des réceptions.



Haute toiture


Le château actuel est un très gros quadrilatère de trois niveaux dont la « belle » façade, limitée par des chaînages d’angles, regarde vers le sud. La haute toiture à croupes d’où émergent deux cheminées est couverte d’ardoises artificielles. Les quatre lucarnes en place au début du XXe siècle ont été supprimées. On note diverses dates par l’entremise de cartouches : 1619, « 17/Caumartin/21 » et « de Froullay de Tesse 1753 ». Ces dates ne sont qu’une illustration des multiples aménagements apportés à l’immeuble. On constate que les deux niveaux inférieurs sont divisés par quatre travées. À droite, la paroi est couverte de moellons de calcaire, ce qui pourrait la faire remonter bien avant le XVe siècle. Les baies sont à croisées. Toutes les fenêtres inférieures datent du XIXe siècle. La partie gauche est parée de briques rayées de cordons en pierre blanche et remonte presque certainement au XVIIe siècle. À gauche de la tour, se trouve la porte d’entrée. On compte encore cinq travées au troisième niveau, tour non comprise. Cet étage est décoré de briques et percé de cinq baies à meneaux saillants, entourées de chaînages. Ces ouvertures sont incontestablement anciennes (XVIIe siècle). Au centre de la façade, pointe une tour carrée à jours carrés et à usage d’escalier. Son élévation a suivi l’accroissement du bâtiment, comme on le devine. Sa toiture a été amoindrie.

Deux ailes formant une équerre sont disposées à l’arrière, vers la basse-cour. Celle qui est perpendiculaire est posée sur un soubassement biseauté et monte sur deux niveaux et demi. Des bandeaux de pierre blanche et deux cordons saillants renforcent l’horizontalité. Elle compte quatre travées. Une porte a été ménagée à droite sans doute dans la quatrième baie à croisée; les fenêtres sont décorées d’un arc de décharge. À gauche, se trouve la porte en plein cintre de la cave. L’aile en retour est sans doute ce qui reste d’une grange transformée en salle de banquets. 

 

SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Laurent Daillez, Les templiers : Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg, Alpes-Méditerranée Editions 1978
Le patrimoine monumental de la Belgique, Wallonie, tome 2, Brabant - arrondissement de Nivelles, Mardaga 1974

Le Folklore brabançon, n° 136, livré en décembre 1957 par Camille Nelson