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Cambron transformé en aquarium


Château de Cambron - 7940 Cambron-Casteau (Brugelette)



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Category : Information Business Events
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  • Sauvé par le parc Paradisio, Cambron est un palais néo-classique qui évoque l’ancien Palais royal de Bruxelles. Dommage qu’il ait été transformé en aquarium (Cambron, pas le Palais royal !). © Philippe Farcy

  • Jusque dans ses moindres détails, Cambron atteint la perfection. © Philippe Farcy



Official Name Château de Cambron
Location 7940 Cambron-Casteau (Brugelette)
Construction 1852-1854
Style Néoclassique
Architect Désiré Limbourg
Occupants Pairi Daiza
Allocation Parc animalier depuis 1993
Protection Bien classé le 31 mars 1982

Last udpate: 12/01/2013


Un manifeste de sobriété


La grande tradition néo-classique du Hainaut a été établie par les talents de l’architecte Payen le Vieux dès les années 1780. Il est l’auteur des châteaux de Froyennes et de La Berlière. On pourrait y ajouter Salmonsart, dont on ne connaît pas l’architecte. Au-delà du XVIIIe siècle, on trouve des prolongements tardifs de fort belle qualité de ce style un peu sévère. Le château de Cambron-Casteau appartient à cette continuité, sans concession à l’éclectisme. Il représente un manifeste de sobriété comme l’est celui, inaccessible, de Manage.



Saint Bernard

Cambron était une abbaye cistercienne. Saint Bernard vint y prêcher et, grâce à la générosité d’un chanoine de la collégiale de Soignies, Anselme de Trazegnies, une abbaye fut fondée là, dès 1147.

Il reste de cette époque une intéressante tour carrée du XIIIe siècle, en moellons de calcaire. En 1803, Constant du Val de Beaulieu (1751-1828), acheta les restes de l’abbaye. Le château de Cambron a été édifié selon toutes vraisemblances par son fils Edouard (1789-1873), précédemment baron du Val de Blaregnies, époux d’Isabelle de Bruyn d’Hovorst. On retrouve leur architecte Désiré Limbourg à Peteghem et à Louvignies. Les du Val possédèrent le château d’Attre jusqu’en 1911 et le château de Beaulieu, près de Mons. La descendance de cette famille, les Ullens de Schoten, a conservé Cambron jusqu’en 1993.

Le château de Cambron est installé au sommet d’une butte, ce qui explique le haut soubassement à usage de caves et de cuisines de la façade sud. Il a été édifié sur le site de l’ancienne infirmerie de l’abbaye, au milieu d’un parc aujourd’hui « limité » à 58 hectares dont 5 ha pour le mur long de 5 km sur une largeur d’un mètre !


Majesté des façades

Le château, enduit dans une belle couleur orangée alors qu’il était précédemment blanchâtre, ne présente guère de folie décorative. À défaut de cela, on restera suspendu par son immensité et sa majesté; cela le confine à un palais de rang royal digne de celui de Bruxelles construit par Suys, avant les transformations de la fin du règne de Léopold II (1904), sur les plans de Maquet. Il ne reste rien des décors intérieurs sauf le grand escalier. Il s’est joué là un drame pour le patrimoine, ce que confirme la famille. Par contre, les responsables de Paradisio nous disaient que tout le décor avait été démonté et qu’il était conservé en bon état.

Le bâtiment est divisé en cinq sections par l’entremise des avants-corps centraux et des pilastres en pierre bleue, à refends. Ceux-ci isolent sur la façade d’accès (nord) et de bas en haut, les trois premières travées extrêmes. On retrouve les refends dans la partie basse du corps central en légère avancée. Là, sont ménagées trois entrées en plein cintre, à clés et moulurées. Elles sont surmontées par une balustrade enserrée entre quatre superbes colonnes à chapiteaux ioniques accolées à la façade. Elles soutiennent l’entablement d’un fronton triangulaire décoré aux armes des du Val de Beaulieu. Des bandeaux moulurés et à larmier limitent les niveaux et soulignent l’horizontalité de l’édifice couvert par une toiture d’ardoises. Les corniches sont soutenues par des consoles en pierre bleue renversées. La façade sud est encore plus démonstrative de puissance. Les 21 travées s’alignent comme à un défilé, sur trois niveaux inégaux. Le corps central en forte avancée est soutenu par un massif percé de cinq ouvertures rectangulaires. Il soutient une terrasse scandée par six gigantesques colonnes à chapiteaux composites et à gueules de lions grimpant sur deux niveaux.




SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003