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Le classicisme bon teint d'Harveng


Château d'Harveng - 7022 Harveng (Mons)



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  • Restauré très récemment à la perfection, Harveng allie sobriété et bon goût. Les communs sont remarquables. © Philippe Farcy

  • Harveng implanté aux abords de son large territoire regarde vers la France toute proche. © Philippe Farcy



Official Name Château d'Harveng
Location 7022 Harveng (Mons)
Construction 1785, 1860 et 1996-1999
Style Néoclassique
Architect XXe siècle: Pierre Marlot
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 04/01/2013


Demeure de prestige d’un général.


Au sud de Mons, le petit village d’Harveng accueillait jadis deux seigneuries. La première est celle d’Harveng dite aussi « de Bousies »; la seconde est dite « de Marchienne ». C’est la première qui nous intéresse. Elle regarde vers Quévy et la France sur plus de quarante-trois hectares de parc, de terres et de bois. Dans le parc, on trouve une butte où se dissimule la glacière. La butte est occupée par une charmante « folie » d’esprit romantique. Il s’agit d’une petite tour carrée d’un haut niveau en moellons de grès, percée en son rez de plusieurs ouvertures en arc brisé. Contre le mur qui longe sur quatre cents mètres une route, on trouve une serre en quart de cylindre d’un bel aspect.


Salle de bal

Elle voisine avec un corps de bâtiment de la fin du XVIIIe siècle dont les jolies baies sont ornées de flèches en bois rayonnantes. À l’intérieur, la moitié de l’espace est occupé par ce qui devait être une magnifique salle de bal. Un petit pavillon de bois servait jadis de colombier; il offrait un abri à un cheval un peu à l’étroit. Plus loin dans le parc, se cache encore un pavillon à l’Amour. L’entrée de service du parc donne sur d’anciennes écuries en briques construites vers 1860 dans un style classique. On y compte neuf travées rythmées d’arcades en plein cintre sur un niveau sous une bâtière animée d’un fronton semi-circulaire. Le bâtiment annexe le plus intéressant est réservé aux écuries du XVIIIe siècle. Érigées dans un très beau style tournaisien, leur grande rareté provient de leur courbure. On y voit six arcades retombant sur des pilastres de briques. Là aussi, des flèches égaient les baies. À l’arrière, cet édifice offre deux niveaux et la partie basse est élégamment illuminée par des oculis.

Ajouts éclectiques supprimés

Le meilleur de la promenade est pour la fin car, du château, on ne peut que tomber sous le charme de sa petite taille d’autant plus qu’il est dans un état de santé éblouissant. Le château a été construit en 1785 disent les sources, par la famille Hanot de Harveng qui tenait, on ne sait comment, la seigneurie. Vers 1860, on flanqua le château de fines tourelles d’angle, de bandeaux longitudinaux, de toitures coniques sommées de girouettes et de lucarnes imposantes. Les briques étaient apparentes. En 1930, son propriétaire, le général comte de Bousies, fit revenir la bâtisse dans le droit chemin de son histoire. Tous les ajouts des années 1860 furent supprimés à l’exception notable d’une large tour ronde engagée terminée par une toiture en poivrière. Elle est constituée, comme on le voit très rarement, de moellons de silex.



Restauré récemment

Le château est de forme carrée. Il monte sur deux niveaux plus un autre dans la toiture mansardée percée de lucarnes de style Louis XV. Sept travées scandent chaque façade. Les façades nord-ouest et sud-ouest sont pourvues d’un perron. Les baies sont à linteaux droits. Les seuils sont saillants et les jambages sont animés de chaînes ce qui caractérise l’architecture locale. Il n’y a pas de chaînages sur les deux autres faces du bâtiment.

Le château a été restauré de 1996 à 1999 par le précédent propriétaire, prince Maximilien de Croÿ, qui l’avait acquis du comte Baudouin du Chastel de la Howarderie, héritier des Bousies. L’architecte en était Pierre Marlot.

À propos des familles, de Seyn est le seul à nous donner une pincée de nourriture. Il signale ici les Harveng dont Widon vivait en 1194. Au XIVe siècle, Englebert d’Enghien en était propriétaire. De lui jusqu’aux Hanot, c’est le silence. Des Hanot, on sait beaucoup plus de choses grâce au baron de la Motte Baraffe. Ainsi apparaît Jean-Charles Hanot de Fleurus (1683-1739). Par son mariage avec Marie-Bonne Le Roy, il devint seigneur de Harveng. De ce mariage, naquit entre autres Charles-François Hanot d’Harveng mort en 1731. Il avait épousé en 1708 Marie-Thérèse Malapert. Ceux-ci eurent au moins deux fils. Le premier fut Jean-Charles décédé en 1753. Il avait épousé en 1734 Marie-Claire de Maleingreau. Elle mourut en 1784 sans avoir donné naissance à un enfant. Le second fiston se prénommait François. Mort en 1736, il avait convolé en 1732 avec une autre Maleingreau, Marie-Bonne.


Cousinage de châteaux

Ceux-ci eurent un fils Charles-Augustin trépassé en 1799. Il avait épousé en 1769 Hélène-Françoise de Hennin. De cette union, naquit Maximilien-Charles. Il fut uni en 1797 à Victoire de Wolf. Lui défuncta en 1815. Elle s’en alla vers le Père en 1853. Elle mit au monde un fils au moins, prénommé Isidore décédé en 1851 mais qui avait scellé son sort en 1825 avec Marie-Désirée de Behault de Warelles. De cette union, apparurent des limbes Alix-Victoire Hanot de Harveng, devenue en 1858 la comtesse Adhémar de Bousies. Sa soeur Marie-Joséphine (1826-1889) avait par ailleurs convolé le 7 juillet 1852 avec le baron François-Edouard Bonaert. Alix (1836-1913) fit dès lors passer le domaine dans le patrimoine des Bousies. Les époux étaient cousins. Adhémar était fils d’Alexandre (fait comte en 1870, lui-même fils du chevalier Bonaventure de Bousies, vicomte de Rouveroy) et de Zoé de Behault. Alix était quant à elle la fille d’Isidore Hanot de Harveng et de Marie-Désirée de Behault de Warelles, citée plus haut. Les châteaux de Harveng, de Warelles et de Rouveroy forment un triangle qui ne s’étire guère sur plus de cinq kilomètres de côté. Vous avez dit « esprit de clocher ? ». À la fin de l’an 2002 le château et ses terres ont été cédés à Louis Ewbank de Wespin, déjà propriétaire de Warelles.


Visites strictement interdites.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)