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Warelles, à l'écart du monde ou presque


Château de Warelles - 7850 Petit-Enghien (Enghien)



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Category : Information Business Events
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  • Le château partiellement ceint de douves sèches est précédé de deux ailes d’équerre. Un portail à refends attend le visiteur. Une ancienne chapelle se trouve à l’extrême droite.

  • La cour de ferme est d’un pittoresque rare grâce à ses arcades.



Official Name Château de Warelles
Location 7850 Petit-Enghien (Enghien)
Construction 1638; 1721; 1723-1724; XIXe siècle
Style Classique Louis XV
Architect
Occupants
Allocation Ferme & résidence privée de la famille Allard
Protection Bien non classé

Last udpate: 15/01/2013


Un domaine qui cultive la solitude.


Sauf à oublier la ligne du TGV et l’autoroute A8 que l’on entend quand le vent est défavorable, Warelles vivrait toujours à l’écart du monde. Dans l’immensité de ses champs étendus sur plus de 100 hectares et dans le voisinage du parc de 180 ha entourant de ses hautes futaies le château d’Enghien partiellement ceint de murs, le château de Warelles et son exploitation agricole cohabitent toujours comme sous l’Ancien Régime. La famille Allard tient la maison avec attention depuis 1958 sous le contrôle affable du régisseur Pierre Reginster installé à Ouffet. Et tout cela se réalise au profit d’une altesse sérénissime résidant en Allemagne, née princesse Marguerite Marie Christine de Croÿ (née à Grumsmülhen le 11 octobre 1930), épouse de feu le comte von Schaesberg (Heinrich) (Berlin, 12 février 1922 - Tannheim, 22 janvier 1996), fils de Walter et d’Hermine comtesse von Redern. Les comtes de Schaesberg ont leur résidence à Tannheim dans le Wurtemberg, près du lac de Constance. Ils furent seigneurs de Schaesberg, Krieckenbeck et Gangelt. Le comte et la comtesse Heinrich ont eu six enfants, nés entre 1960 et 1973. Enfin, la soeur du comte, Marie-Thérèse a épousé pour sa part le prince Clément de Croÿ, frère de Madame.


Édification par étapes

La date de 1638 apparaît sur la façade sud-ouest, à travers des ancres. Celle de 1721 signale des travaux à l’aile gauche de la cour d’honneur, suite à un incendie. Celle de 1723, superbement armoriée, surplombe la porte charretière précédant l’imposante cour de ferme. Enfin, celle de 1724 est gravée sur une pierre en demi-lune posée au seuil d’entrée de la maison. Le corps de logis principal, sans doute élément unique au XVIIe siècle est constitué de briques peintes et de pierre bleue. La façade d’accès se découvre en passant un petit pont de deux arches inégales et un portail remanié au début du XIXe siècle. Celui-ci est lié aux ailes d’équerre par un haut mur de briques. Le bâtiment s’étire sur huit travées et s’élève sur deux niveaux sous une toiture d’ardoise « à la Mansard ». Le soubassement de grès chanfreiné sert d’appui aux baies inférieures. Elles possèdent des arcs surbaissés et sont heureusement ornées de volets. Celles de l’étage sont joliment animées de garde-corps en pierre sur la gauche et en bois sur la droite. Les balustres sont d’inspiration Louis XIV. La porte d’entrée en plein cintre sous imposte est ceinturée par un encadrement de pierre bleue à refends d’où émergent une gorge intérieure et le cantonnement de deux pilastres latéraux.


Deux tours d’angle

L’aile droite de la cour ouvre par cinq travées et autant de baies chaînées. Mais toutes deux possèdent des toitures en bâtière terminées par des mansardes, de manière à rendre plus évidente l’existence de deux tours d’angle. Celle du nord-est abrite en son rez-de-chaussée les restes d’une chapelle; on y accède par les anciens garages à calèches que signalent de grandes portes à arcs cintrés limités par des pilastres grimpant jusqu’au bandeau de l’étage. La façade ouest, sur ce qui reste du parc bordé par les douves, est animée de dix travées dont trois accueillent des portes d’entrée. On notera encore l’élégant alignement du mur sud-est de la basse-cour à gauche du pont d’accès. Ce mur percé d’oculi se termine par une tour carrée en briques non peinte sous une bâtière à coyaux.


Bref historique

Jadis, Warelles relevait de Graty. Les Warelles vécurent ici jusqu’au XIIIe siècle puis vinrent les d’Auxy en 1472. Les d’Yve, barons d’Ostiche en héritèrent en 1563 à la mort de Marie d’Auxy. Ils y restèrent jusqu’en 1859 quand le bien fut mis en vente et acheté par le duc d’Arenberg. En 1898, le château devint propriété de la duchesse Charles de Croÿ-Dulmen, née Marie-Ludmilla d’Arenberg, décédée en 1953 à l’âge de 83 ans. C’est elle qui avait fait construire le château de La Solitude à Auderghem. Elle était surtout la grand-mère, côté paternel, de la comtesse de Schaesberg. On remarquera encore en remontant la lignée que par les épouses Croÿ, l’actuelle propriétaire est héritière des Ligne, Salm-Salm, Rochechouart et Salm-Kyrbourg, ce qui nous place alors à la fin du XVIIIe siècle et sur la principauté d’Yssche à Overijse.


On ne visite pas. Le domaine se voit de la route.


SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 

HOMONYMIE:
Château de Warelles, 7040 Quévy-le-Grand (Quévy)