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Le Neubois, imposante bâtisse de style normand


Château du Neubois - 4900 Spa



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  • Le Neubois est une demeure étonnante de grandeur, de variété de volumes, de rythmes bien balancés qu’accentuent les effets colorés. Et quelle vue depuis les terrasses ! © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Carte postale envoyée en 1907

  • Villa Neubois résidence de l'ex-Kaiser durant la guerre, carte postale envoyée en 1918, ed. Ern. Thill, série 18, n° 23 & Nels

  • Château du Haut-Neubois occupé par l'empereur d'Autriche pendant la guerre 1914-1918, carte postale ancienne, ed. Ern. Thill, série 18, n° 48 & Nels

  • Le Haut-Neubois, passagèrement occupé par l'empereur d'Autriche, carte postale envoyée en 1923, ed. V. Engel & Legia

  • Château Le Neubois, Grand Quartier Général allemand, résidence du Kaiser, carte postale ancienne

  • Château Sous-Bois, Vacanciecentrum der Christelijke Mutualiteiten, carte postale envoyée en 1960, ed. Ern. thill & Nels



Official Name Château du Neubois
Location 4900 Spa
Construction 1904-1905
Style Éclectique, néonormand
Architect Auguste Vivroux
Occupants Les Foyers de Charité
Allocation Lieu de prières et de retraites
Protection Bien non classé

Last udpate: 03/01/2013



Pendant neuf mois, le Neubois fut une résidence impériale.


Les rares publications consacrées au patrimoine castral de Spa où les termes « villa » et « château » se confondent avec une jolie pointe de modestie, parlent presque systématiquement du Neubois. La raison tient à l’Histoire. Quand le 4 août 1914, les Allemands entrèrent dans la ville en venant de Malchamps, ils réquisitionnèrent toutes les demeures importantes et les plus beaux hôtels pour abriter leurs troupes, du simple soldat en convalescence jusqu’aux chefs d’État-Major. L’empereur Guillaume II vécut à Spa dans cette maison de Nivezé pendant neuf mois, les derniers de son règne tumultueux. Il s’installa ici en mars 1918 et s’en alla vers la Hollande en novembre de la même année. Précédemment, son Q.G. était installé au château de Pinon (Aisne), résidence du vicomte Charles de Noailles qui avait épousé une Bruxelloise, Marie-Laure Bischoffsheim, fille du mécène et banquier bien connu. Le Neubois était une des sept propriétés de la famille Peltzer sur Spa et ses environs. La plupart de ces maisons furent construites sur des terres qui appartenaient avant eux aux Simonis. Il y en avait une autre à Sart et deux autres maisons encore à Verviers (Château Peltzer et La Petite Maison). M. Peltzer (Paul-Émile), nous disait naguère que la « la famille ne possède plus rien dans cette région, sauf une demeure à Verviers (dans l’enceinte du château dit « de l’Eau-Rouge ») ».



Origine allemande


« Les Peltzer étaient d’origine rhénane et s’en vinrent à Verviers vers 1770 en provenance de Stolberg ». Daniel Peltzer nous faisait remarquer que, « au départ, notre ancêtre Jean-Henri (1763-1809), teinturier en bleu à partir de 1789 à Hodimont, devint membre du Cabinet littéraire de Verviers en 1791. Il épousa, en 1796 à Hodimont, Suzanne von dem Bruch. Le père de celle-ci, Abraham, avait fondé en cette commune une fabrique textile dès 1750. Ils eurent 3 enfants dont Henri-Édouard.

En 1822, Henri-Édouard Peltzer (1797-1866) et Henri Lieutenant s’associèrent pour fonder une nouvelle entreprise « Lieutenant et Peltzer » qui fonctionnera jusqu’en 1865, date de la cessation du contrat. En 1866, ses deux fils Édouard et Auguste Peltzer formèrent une nouvelle association sous le nom de « Peltzer et Fils ». Nos bureaux se situaient rue David à Verviers, aux bords de la Vesdre. Tout a été détruit en 1980 pour permettre la pénétration en ville du trafic venant de l’autoroute. À propos du Neubois, dans la famille, on a toujours nommé cette maison « Le Trou du Kaiser ». Il est de notoriété que les Allemands firent construire un abri en béton réputé indestructible sous le château. On y accédait par une porte énorme en fer (ndlr : de la firme Krupp; elle pouvait se diviser en cas d’éboulement. Hindenburg fit installer une porte similaire dans l’Hôtel britannique) que j’ai encore poussée il y a quelques années ». Guillaume II reçut ici en avril et en mai 1918 l’empereur Charles d’Autriche-Hongrie et ensuite les rois de Bavière, de Saxe et de Wurtemberg, le prince héritier de Bulgarie et un délégué du sultan ottoman. L’impératrice vint l’y rejoindre quelque temps. À partir de septembre, le souverain ne dormait plus deux nuits au même endroit. Il alla coucher à Lébioles et au « Red Castel » ou encore dans son train.

Le Neubois fut construit par Édouard Peltzer. Il épousa une demoiselle française de la famille des Clermont (privée de tonnerre). Leurs armes ornent la tour d’entrée. La famille Peltzer conserva le bien jusqu’à la vente de 1957 aux Foyers de la Charité. Les Foyers de Charité, communautés catholiques, sont nés en 1936 à Châteauneuf de Galaure à l’initiative de Marthe Robin et du père Georges Finet. Depuis leur création, ils sont répandus dans une quarantaine de pays. Ils sont reconnus par le Conseil Pontifical pour les Laïcs comme « Association privée de fidèles de caractère international ». Le Foyer de Spa s’est implanté ici le 3 octobre 1957.



Château-villa


La demeure est installée sur une pente et profite d’une vue dégagée qui file au nord vers le château de Warfaaz. Les toitures du « Nivezé-Farm » apparaissent en contrebas. On entre dans la demeure par une tour-porche carrée ouverte sur ses trois côtés par de grandes arches en anse de panier. La tour compte trois niveaux. Le dernier est en encorbellement sous une toiture en pavillon à coyaux. Une travée fait le joint avec la maison qui s’étire sur quatre larges travées. La bâtisse, érigée en briques et partiellement en moellons de calcaire, monte sur deux niveaux, sous des toitures en bâtière animées de coyaux et de croupes. Le pignon sud est lui en forte avancée et assorti d’un bow-window formant terrasse, sommé d’un pignon à croupe et claire-voie en bois sculpté et tourné. Les toitures couvertes d’ardoises sont animées de très belles lucarnes.




Visites possibles pour retraites.




SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005