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Les restes gracieux du domaine du Marteau


Maison Cockerill - 4900 Spa



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  • © Philippe Farcy

  • Le Marteau ne vit plus que par cet édifice classique qui n’était qu’une dépendance. Le château a bêtement disparu en 1942.



Official Name Maison Cockerill
Location 4900 Spa
Construction Après 1782
Style Classique
Architect Sans doute Jacques-Barthélemy Renoz
Occupants Institut Technique de la Communauté Française-Hôtellerie (ITCF)
Allocation Ecole d'hôtellerie
Protection Bien classé (façade nord, pignon est et toitures) le 1er janvier 1980

Last udpate: 06/01/2013



Au lieu-dit Fagne-Raquet, les dépendances du château devinrent des ateliers.


Nous sommes à l’entrée de Spa, sur Marteau, au lieu dit Fagne-Raquet. Sur la droite derrière des sapins, se cachent les façades élégantes et sympathiques de ce qui n’étaient que des dépendances d’un ancien château construit en 1782. L’auteur de cette demeure de qualité détruite par des promoteurs en 1941 était l’architecte liégeois Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786) à qui Spa doit son magnifique Vaux-Hall (salle de jeux; 1774) et son actuel hôtel de ville. Verviers lui doit aussi son très élégant hôtel de ville. Liège se souvient de lui grâce à « La Littéraire », au château de Beaumont (Sclessin) et à l'église du Saint-Sacrement sur le boulevard d’Avroy. Le château du Marteau, avec ses faces de trois travées séparées par des pilastres à refends montant sur trois niveaux dégressifs, permettait à la principauté de Liège de toucher des droits de barrière. Le château avait été acheté en 1809 par William Cockerill, père de John, venu travailler à Verviers dans les manufactures de laines des Simonis. Cockerill s’installa ici en 1813 seulement et transforma le bâtiment que l’on voit de nos jours en résidence pour ses ouvriers-maîtres. Ils devaient y apprendre à manier les machines hydrauliques propulsées par la Wayai dont les flots traversaient la propriété.

Il est vraisemblable que Renoz fut l’auteur de cet édifice sobre et élégant dont l’histoire raconte qu’en 1840, il passa avec le château dans les mains de la famille Massange, tanneurs réputés de Stavelot. En 1839, le bien avait été estimé dans les actifs de la société métallurgique de John Cockerill à 15.000 francs. John Cockerill, mort en 1840, était par ailleurs propriétaire de l’actuel hôtel de ville transformé en ateliers. Ensuite, les bâtisses furent rachetées le 1er juillet 1877 chez le notaire Deru de Spa par Alphonse Braemt, puis cédées le 4 février 1890 à Albert Heerfeldt, rentier parisien. Le domaine fut vendu par ce dernier le 31 décembre 1906 à Céline Dumont, épouse d’Armand Pirlot. Céline décèdera en 1933. Marcelle Pirlot (1883-1975), leur fille, résida chez sa tante avec son mari le chevalier Adelin de Menten de Horne (1876-1960). Sa sœur Jeanne en fit de même avec son époux, le baron Fritz de Menten de Horne. Au décès de Céline, le château fut indivis entre les deux sœurs Pirlot, trois cousins Pirlot et trois cousins Lamarche.



Tué par deux immeubles modernes



Le 1er mars 1934, Madeleine Lamarche, fille de Maurice et de Gabrielle Pirlot, acheta l’ensemble. Elle était la seconde épouse (après Marie-Louise Naveau) de Paul de Launoit, né à Grammont. Ce sont les parents de Jean-Pierre qui préside le Concours International Reine Elisabeth. Il faut savoir que Céline était une des héritières d’une magnifique affaire sur la Meuse (Usines Gustave Dumont et Frères) qui extrayait le zinc et le plomb à Sclaigneaux. En 1914, l’outil fut patriotiquement sabordé. Marcelle et Adelin sont par ailleurs les grands-parents de Georges Peltzer. Enfin, on vit ici Mlle Marcette, ultime propriétaire privée avant la destruction du château en 1942. Pour la 22e vente de démantèlement du bien, apparut la baronne Yvonne de Marcq de Tiège, épouse du comte François de Robiano; elle acheta les ruines. Ensuite s’installa l’école actuelle. La demeure de briques est composée de sept travées en longueur et de quatre travées sur la largeur.

La travée centrale au nord est en légère avancée et supporte un fronton à œil-de-bœuf. Les chaînages d’angles et les montants plats en pierre bleue donnent du rythme à l’élévation. 



On ne visite pas. Le « château » se voit de la rue, entre deux immeubles parfaitement incongrus qui tuent ce qui restait de charme.



SOURCES:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005