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Waleffe, le retour de la sérénité


Château de Waleffe - 4317 Les Waleffes (Faimes)



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  • Entre les deux exploitations le château s’impose par sa grâce. La cour d’honneur visible de la rue est magnifique. Sur le parc le château conserve sa symétrie. © Philippe Farcy

  • L’accès à Waleffe peut se faire en longeant la vieille ferme érigée au XVIe siècle. Elle fait pendant à la très belle ferme des Laruelle. © Philippe Farcy

  • Stella Artois, Année des Châteaux 20



Official Name Château de Waleffe
Location 4317 Les Waleffes (Faimes)
Construction XVIe, XVIIe, XVIIIe et XXe siècles
Style Louis XIV et Louis XV
Architect 1706: J. Verniole
Occupants
Allocation Résidences privées
Protection Bien classé comme monument et site le 23 septembre 1976

Last udpate: 29/09/2013


Le château des Curtius et ses paysages doivent demeurer intacts.


Les Waleffes sont ainsi nommés car on en compte deux. Il y a Saint-Pierre d’une part. Il s’y trouve Saint-Georges d’autre part. La seconde en terre liégeoise était en partie aux Hemricourt puis aux van den Steen (Tihange). Waleffe-Saint-Pierre était aux abbés de Stavelot-Malmédy comme l’était Bovenistier. C’est à Waleffe que vécurent en leur campagne les fameux Curtius ou de Corte descendants de Jean Curtius (1551-1628) et de Péronne de Braaz-Montfort que tout Liégeois qui se respecte connaît grâce au musée posté sur la Meuse. Le musée Curtius est une merveille pour ses collections et son architecture ; il fait la gloire de la Cité ardente. Le château de Waleffe lui répond dans une autre mesure dans les vastes campagnes près de Waremme. Les Curtius s’étaient, on le sait, enrichis dans la métallurgie, la vente de poudre et la fabrication d’armes dès la fin du XVIe siècle. Ils ne furent pas les seuls. Leur villégiature aurait pu être aussi fastueuse que leur palais de ville. Il n’en fut rien. Waleffe n’est pas Héverlé. C’est une demeure classique de style Louis XIV, sans emphase ni débordement de luxe comme en firent construire leurs contemporains Méan, Liverlo ou Bocholtz pour n’en citer que quelques-uns.

Belle cour d’honneur

Le bâtiment actuel aurait été construit en 1706 sur les plans de l’ingénieur J. Verniole pour Blaise-Henri de Corte (1661-1734) sur une base plus ancienne de 1677 regardant vers la ferme. Sur la rue de Borlez, la façade d’accès est composée de sept travées sur deux niveaux dégressifs posés sur un soubassement de jours rectangulaires. Les extrémités du logis sont prolongées par une paire d’ailes en retour qui forment la cour d’honneur autour de cinq travées. Les niveaux inférieurs sont occupés par endroits par des portes charretières. On y abritait jadis les chevaux et les voitures. Une superbe chapelle est située à droite. À gauche, le logis déborde derrière l’aile d’équerre et est de style traditionnel mosan. C’est à ce pignon que se trouve la date de 1677.

Les toitures d’ardoises sont à brisis autant sur le corps principal que sur les ailes. Ces couvertures reçoivent comme décor diverses lucarnes en bâtière. Les façades sont animées de chaînages d’angles et de bandeaux plats qui limitent les niveaux. Au centre, l’architecte a placé en exergue un avant-corps de trois travées précédées d’un perron. Cette avancée file sur trois niveaux. Le dernier étage est pourvu de trois oculi circulaires à petits-bois. Un fronton triangulaire clôt l’ensemble et il étale à la vue des amateurs le souvenir armorié des Flaveau de la Raudière et Piret du Châtelet. La façade donnant sur le parc à l’anglaise de 25 ha est tout aussi symétrique. Mais cela fait peu de temps qu’elle affiche un tel équilibre. Jusqu’au début du siècle dernier, la partie droite de l’édifice était reliée à sa ferme par des ailes de granges en U. La ferme était donc en carré. De plus, la façade ne plongeait pas dans des fossés secs comme aujourd’hui. L’arrière-grand-père de l’actuel propriétaire fit démolir les annexes pour isoler sa demeure et il fit creuser le fossé de part et d’autre du perron en le parant de garde-corps de style Louis XIV en pierre bleue du meilleur effet. L’aile en avancée orientée au sud-ouest est donc récente. Le château s’étire ici sur neuf travées. Les travées en ressaut sont latéralement aveugles et elles possèdent leur propre toiture. Le centre reprend le dispositif de la cour d’honneur et le fronton porte les armes des Potesta-Flaveau de la Raudière.


Plus vendu depuis 1482

Sur le plan historique, on sait que Waleffe en est à son troisième château. Terre d’abbaye, le premier domaine était tenu par Henry d’Acosse, écuyer, échevin de Waleffe-Saint-Pierre en 1482. Il fut l’époux de Catherine de Huy. Pierre de Brabant, échevin de Huy et de Wanze, hérita pour sa femme, Marie d’Acosse, petite-fille de Henry. Marie offrit sa terre de Waleffe à Pierre II de Brabant, fils de Godefroid, lors de son mariage avec Jehenne de Hempikette. Le 9 septembre 1604, la seigneurie fut transportée pour 13 459 florins ou 3 900 florins selon Hervé de Meester (Epigraphie de la Hesbaye hutoise) à Herman de Lierneux, gendre de Pierre II. Il sera suivi de sa veuve née Elisabeth de Gilteau, puis par sa fille Anne, morte en 1620, épouse de Pierre I de Corte. Anne et Pierre I eurent une fille prénommée Marie (1611-1645). Elle s’unit à son cousin germain Henri de Corte (1605-1674). Cet Henri de Corte était le fils de Jacques et de Françoise Bex. Il était donc le neveu et le gendre d’Anne de Lierneux. Henri reconstruisit le château après un incendie bouté par des mercenaires lorrains. Le fils d’Henri et de Marie se nomma Pierre II (1629-1662). Il allait épouser Jeanne de Henri, morte jeune en 1658. En secondes noces, il s’unit à dame Marguerite-Victoire d’Alagon (1640-1721). Du premier lit, vint au monde Marguerite qui allait épouser Jacques de Flaveau de la Raudière (des barons de Loverval, voir aussi Dilsen). Leur petite-fille (?) Jeanne de Flaveau (1737-1822) allait s’allier à Jean de Potesta (1740-1824). Ces derniers furent les neveux du dernier de Corte. Il s’agissait de Blaise-Henri (1661-1734), fils de Pierre et de Marguerite d’Alagon. Blaise-Henri épousa Marie-Jeanne de Zualard (1660-1730). Il démonta le corps central pour l’allonger et le monter d’un niveau. Leur fils François-Victor (1680-1721) décéda sans hoirs, comme le signale Marc Everard. Le château passa alors aux familles alliées déjà citées dont la dernière le possède toujours.

La cour d’honneur grillagée à rue est latéralement murée. Elle donne à gauche vers la ferme castrale qui fut dans la seconde moitié du XVIe siècle occupée par Pierre de Brabant. À droite, se trouve une autre ferme tout aussi proche et intéressante. Dite « Ferme Saint-Pierre », elle appartient aux Laruelle, dynamiques exploitants agricoles versés dans le Blanc-Bleu-Belge.




Visites en saison et locations possibles.


SOURCES
:
François de Pierpont, Le château de Waleffe, Le Parchemin, 78e année, n° 407, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, septembre-octobre 2013
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 4, Editions Aparté, novembre 2005
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel VIII,  Hobonia 1999
Baron Hervé de Meester de Betzenbroeck, Epigraphie de la Hesbaye hutoise, Société des Bibliophiles Liégeois 1975

HOMONYMIE:
Le Vieux Waleffe, 4530 Vieux-Waleffe (Villers-le-Bouillet)