FR - NL - EN
HOME AGENDA CONTACT FAQ CHATEAU OWNER LOGIN

Les bons airs de la Thylère


Château de la Thylère - 5540 Hastière-Lavaux (Hastière)



Contact

Category : Information Business Events
First Name
Last Name
E-mail
Phone
Please enter CASTLE in the below field:

  • Installée dans un très joli parc baigné de petits étangs et de décors sculptés en pierre bleue, La Thylère est un petit délice du namurois mosan © Philippe Farcy

  • La Thylère est une résidence d’agrément de la seconde moitié du XVIIIe siècle © Philippe Farcy

  • La Thylère est une propriété de grand charme plantée dans un jardin de petite taille © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de la Thylère
Location 5540 Hastière-Lavaux (Hastière)
Construction 1750; 1789
Style Louis XV
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé

Last udpate: 30/07/2013


Une délicieuse demeure coincée entre fleuve et route



De Seyn semble être le premier à évoquer cette demeure mosane en 1924. Il l’orthographie « la Thylerre ». Le comte Carton de Wiart, voisin d’en face, écrivait en 1925 quelques lignes sur cette belle demeure et sur le territoire qu’elle occupe. Déjà sous l’époque romaine on y fabriquait des tuiles. Emile Poumon en 1951 parla de « la Thylaire ». Enfin, la notice du volume du Patrimoine monumental publié en 1996 poursuivit l’oeuvre bien étroite des rédacteurs du passé qui se penchèrent sur cette maison sans histoire, agréable à vivre malgré la proximité d’une route qui en perturbe un peu le calme.


Histoire

On sait qu’en 1750 la propriété, qui ne fut jamais bien grande, appartenait au sieur Bodest, mayeur de Dinant. En 1789, elle était occupée par le colonel autrichien de Kleinenberg. En 1790, le château fut remanié à la demande de Ferdinand-Marie le Couturier, baron de Flotte, citoyen français, peut-être bien marseillais comme le baron Gaston de la Flotte, donateur du musée Calvet en Avignon, au milieu du XIXe siècle. Les travaux étaient occasionnés par son mariage avec la baronne Marie de Villenfagne de Vogelsanck. Les Flotte conservèrent le bien jusqu’à la fin du XIXe siècle. A leur suite on y trouva un certain Gilles Brunet, comte d’Evry. En 1903, y entrèrent les Soeurs Augustines de Dijon. En 1919, M. R. van Malderghem prit les rênes de la propriété. Ensuite, en 1954, la pérennité des lieux fut confiée au baron Paul de Giey, époux de Dame Suzanne Parmentier, qui s’en sépara dès 1962 en faveur des du Bois d’Enghien. Ceux-ci ont revendu le domaine aux Colinet en 2001.


Petite rivière

Ce petit château, qui regarde vers la Meuse sans la voir, est par un agrémenté réseau aquifère issu de la Thylère, petit ruisseau déboulant des collines voisines. Ce réseau canalisé alimente les deux jolis étangs et le potager.

Outre une petite ferme et ses deux annexes, le château est construit tout en briques et en pierre bleue. Il est poursuivi par une aile de communs qui longe la vieille route placée derrière les bâtiments. Ces communs sont constitués d’un ensemble de cinq arcades aux arcs en anse de paniers posant sur des piliers carrés à chapiteaux. Ces colonnes supportent deux niveaux animés d’une baie carrée en bas et de quatre baies semi-circulaires en haut. En se rapprochant de la demeure, l’architecte a conçu un portail cocher sous imposte placé entre deux baies cintrées. Un petit auvent couvert d’une toiture en ardoises a été ajouté à cet accès. Elle précède un œil-de-boeuf sommé d’une demi-baie. Les communs touchent le château par un corps de bâtiment de quatre travées qui ne s’élève que sur un étage et demi.


Blason

On notera encore la présence d’une tour-porche à usage partiel de pigeonnier. Cette tour est encore ornée d’une belle pierre armoriée aux blasons des Flotte et Villenfagne. Le château en lui-même est limité à ses angles par des chaînages. Il compte trois niveaux inégaux posés sur un soubassement de calcaire. Le rez comporte des demi-baies en anse de panier dont le vitrage est protégé par des barreaux. La maison s’étire sur cinq travées. Celle du centre est un tout petit peu plus large que ses voisines. Le portail à double vantail est enserré dans un encadrement à gorge qui soutient un balcon chargé d’animer le premier étage. Les trois travées centrales sont dominées par un large fronton de deux niveaux. Ce fronton proche de celui de Leuth avait été ajouté avec beaucoup de justesse par les bonnes soeurs. Derrière lui, se cache leur chapelle. Le premier niveau est illuminé par cinq baies presque accolées. Le second, séparé par un étroit bandeau, abrite une horloge circulaire. Deux lucarnes en bâtière donnent un peu plus de mouvement à la toiture mansardée. La façade sud-ouest compte trois travées inscrites vers la rue alors que le reste du pignon est aveugle.

On ne visite pas.


SOURCES
:
Marc Belvaux, Généalogie de la famille Couturier de Flotte et Couturier de Versan, Le Parchemin, 78e année, n° 406, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, juillet-août 2013
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Le patrimoine monumental de la Belgique, Volume 22, Tome 1, sous la direction de Danielle Sarlet & André Matthys, Direction Générale de l’Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine, Namur/arrondissement de Dinant, Pierre Mardaga 1992
Emile Poumon, Les châteaux de Wallonie, Institut Jules Destrée pour la Défense et l'Illustration de la Wallonie 1973
Eug. de Seyn, Dictionnaire Historique et Géographique des Communes Belges, Etablissement Brepols, Turnhout, 3e édition non datée (après 1945)