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Louvignies, temple de la Belle Époque


Château de Louvignies - 7063 Chaussée-Notre-Dame-Louvignies (Soignies)



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  • Ré-habillé complètement par Désiré Limbourg, Louvignies présente une façade sur le parc très imposante qu’accentue la haute tour carrée © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy 3 mai 2002

  • Le parc possède sa glacière mais aussi son orangerie réaménagée par Guy et Gaston Renard © Philippe Farcy 3 mai 2002

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy



Official Name Château de Louvignies
Location 7063 Chaussée-Notre-Dame-Louvignies (Soignies)
Construction XVIIe siècle; 1878-1885
Style Éclectique, néorenaissance
Architect Aimable Désiré Limbourg
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection Bien non classé; certains arbres sont classés

Last udpate: 08/09/2013


Crinolines et dentelles font ici bon ménage.


Les plaines ondulent sur la chaussée Brunehault. Il y a autant de vaches que de chevaux dans les prairies. Louvignies, avec sa tour sarrasine du IXe siècle, avec ses tours du XIXe siècle, ses échauguettes, ses nombreuses lucarnes, ses crénelages et les nombreuses pierres bleues sculptées, présente un aspect éclectique imposant.

Depuis 1389, la terre de Louvignies est attestée en tant que seigneurie. En 1443, Jean de Haynin devient seigneur de Louvignies par la mort de sa mère, Jeanne de Castiau. Dans les années 1480, y arrivent les Huns, comtes de Faucquemberghe, dont Jean sire de Vertaing, est panetier héréditaire du Hainaut. On y trouve encore les Sommaing à partir de 1576. En 1604, ce sont les de Dion. En 1648-1649, le château est vendu à la requête de créanciers, Robert et François du Chastel, seigneurs de Cambron. Louvignies échoit alors à Jean van der Burch, qui achète Louvignies au seigneur d’Armille, gouverneur de Maubeuge, né Dion.

Le 21 janvier 1716, les van der Burch vendent à la criée devant le bailly de Silly. Louvignies est acheté pour la dernière fois, par le maréchal don Rodrigue de Peralta y Cascales (1669-1730), gouverneur de Charleroi, avec tout le village et l’ensemble des pouvoirs de justice. Depuis, le domaine est resté dans la descendance. La petite-fille de don Rodrigue, Marie-Louise de Peralta, épousera le 27 juillet 1798 le comte Balthazar-Joseph de Villegas de Saint-Pierre. Les Villegas possédaient un superbe hôtel de maître sur la rue Neuve à Bruxelles, où résida le petit-fils de Rubens, Jean-Nicolas. L’immeuble fut détruit dans les années 1920 pour construire l’Innovation. Il en restait un portail conservé jadis dans le parc du Palais des Académies. Quant aux Peralta, ils occupent une place dans la mémoire des Liégeois car ils laissent des souvenirs de leur château d’Angleur dit « de Kinkempois ». Là où se cachaient des toiles de maîtres liégeois du XVIIe siècle comme Jean-Guillaume Carlier et Walthère Damery, on fit une maison communale puis les bureaux d’échevin des Travaux publics de la Ville de Liège.


Adieu à une curieuse maison forte

Au XVIIIe siècle, Louvignies était une curieuse maison forte avec une tour trapézoïdale à toit presque plat. Une aile néoclassique fut érigée au début du XIXe siècle, comme un témoigne un petit tableau conservé dans la cage d’escalier du château. Le château a ensuite été transformé sur les plans de l’architecte Désiré Limbourg, de 1878 à 1885; le parc fut dessiné par Louis Fuchs. Le château construit en briques et pierre bleue se compose d’un grand rectangle de deux niveaux posés sur un haut soubassement qui abrite de magnifiques caves. Le corps de logis compte dix travées. Une d’elles est en avancée, au nord, où elle prend la forme d’une tour carrée terminée en terrasse. Les extrémités sont isolées visuellement par la présence de deux pignons de tailles différentes. Entre ces pignons, fleurissent les lucarnes de trois aspects différents. Au sud, on compte un bloc en nette avancée où se trouve l’escalier menant à la cuisine du rez-de-chaussée. Une tour d’escalier sert de lien entre la façade principale et cette avancée latérale. La façade est se trouve ornée d’une immense tour engagée en carré qui file vers le ciel sur six niveaux, soubassement compris. On remarquera ses quatre tourelles en échauguette. La toiture d’ardoises en bâtière poursuit l’élancement.



Visites possibles sous conditions, de Pâques à la Toussaint et lorsque s’y tient une exposition.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 1, Editions Aparté, novembre 2002 
Rodolfo Sales, Le portrait d’un seigneur de Louvignies : don Rodrigo Martinez de Peralta, Le Parchemin, 61e année, n° 304, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, juillet-août 1996
Paul Arren, Van Kasteel naar Kasteel IV,  Hobonia 1991