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Marche-les-Dames, aux armes et aux arts


Château de Marche-les-Dames - 5024 Marche-les-Dames (Gelbressée)



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  • La princesse Pauline d’Arenberg s’est fait construire un château-fort comme sur les rives du Rhin © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Construit en pleine guerre, le castel décoré de quelques éléments venant du vieux château présente un caractère martial © Philippe Farcy

  • Carte postale ancienne

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • La chapelle © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • © Philippe Farcy

  • Le château vu du haut des rochers, carte postale envoyée en 1913, ed. Ern. Thill & Nels

  • Le château vu du haut des rochers, carte postale ancienne, ed. Ern. Thill & Nels

  • Carte postale ancienne, impr. Groyne



Official Name Château de Marche-les-Dames
Location 5024 Marche-les-Dames (Gelbressée)
Construction 1915-1922
Style Gothique allemand
Architect Jean Louis Lange
Occupants Ministère de la Défense
Allocation Régiment para-commando
Protection Bien non classé

Last udpate: 31/07/2013


Le château d’Arenberg remplace celui des Jaumenne.

Jadis, un maître de forges nommé Jean-Joseph Jaumenne avait fait construire à Marche-les-Dames une résidence remarquable, du plus pur style néoclassique. Elle avait été érigée en 1803 en bordure du fleuve, par l’illustre architecte Antoine Payen dit le Jeune fils d’Antoine Payen le Vieux (1749-1798). Au fils Payen, Bruxelles doit de posséder le superbe ensemble de l’Hospice situé derrière l’église du Béguinage.

Le château Jaumenne était constitué d’un quadrilatère sur deux niveaux séparés nettement par deux bandeaux sous une bâtière presque plate. La façade principale était scandée de six travées (3 x 2) séparées au centre par une avancée semi-circulaire animée de bossages dans la partie basse et ouverte par trois hautes baies en plein cintre en bas et rectangulaires en haut. Le tout reposait sur un rez-de-chaussée domestique.

Jaumenne avait acquis le territoire pour ses forges installées en ces lieux depuis le XIIIe siècle. Elles appartinrent, bien avant Jaumenne, aux comtes de Namur. Le 14 juillet 1834, Jaumenne céda cette demeure à Prosper, septième duc d’Arenberg, époux de Stéphanie Tascher de la Pagerie, nièce de l’impératrice Joséphine. Jaumenne fut propriétaire jusqu’au 5 août 1824 de la Mine de Fer de Marche-les-Dames lorsqu’il vendit ses parts, quasi ruiné, aux Mines de Plomb de Vedrin, propriété à 50 pc des d’Arenberg depuis leur création le 18 septembre 1806. Les d’Arenberg exploitaient déjà des mines de calamines à Landenne et à Andenne depuis le XVIIe siècle, avec les comtes d’Oultremont. En 1843, une voie vicinale fut installée entre le castel et le fleuve, le long de la drève privée du duc qui débutait 2 km en amont, après le château de Beez.


Marche-les-Drames

La Première Guerre Mondiale allait sonner le glas de cette demeure qui était à l’évidence sublime dehors comme dedans. Les d’Arenberg, pris uniquement pour des Allemands alors qu’ils étaient belges depuis des siècles et européens de sang, virent leur domaine mosan dynamité le 13 août 1914. Avant cela, on laissa la populace piller la maison, comme si Marche était cousin de Marly. La princesse Pauline, fille d’Antoine (1826-1910) et de la comtesse Marie de Merode (1830-1892 de la branche de Loverval, par ascendance des comtes de Spangen et des barons de Flaveau de la Raudière, obtint pourtant dès 1915 le droit de relever la bâtisse mais au-dessus du site ancien aux pieds de la pente. L’architecte Louis Lange, dont on ne sait rien d’autre, fut chargé du dossier. Le nouveau château se présente comme un burg allemand accroché à la vallée.


Effet spectaculaire

L’élévation principale se trouve à l’ouest avec ses portes d’entrée et son haut pignon. Le côté le plus spectaculaire se situe cependant au sud-sud-est. C’est là que s’élève la haute tour circulaire, sommée d’un toit en poivrière percé de lucarnes. Toutes les baies sont à croisée ou à meneaux. À l’est, la façade offre un avant-corps animé de deux terrasses et d’une tourelle en échauguette. E. Tonnet signale que le château était achevé le 21 avril 1922. Il en coûta à la princesse Pauline, décédée en son petit château de La Hulpe le 5 juillet 1921, la somme énorme de 711.361 francs. Ses héritiers furent contraints de supporter le séquestre de l’Etat belge pour une moitié, l’autre moitié étant retenue comme dommages de guerre sur les citoyens allemands. Marche est à présent un domaine militaire de 485 hectares. Les d’Arenberg n’y résidèrent jamais. Ils ne peuvent profiter que de la chapelle.




Le château se voit de la rue. Visite interdite : domaine militaire.




SOURCES
:
Le drame de la famille d'Arenberg à Marche les Dames, 7 août 2008, sur le VIP-Blog de Grenier de Geneahuy, avec une biographie de Jean Louis Lange par son petit-fils André van Damme http://grenierdegeneahuy.vip-blog.com/vip/article/4335453,Le-drame-de-la-famille-Arenberg-%C3%A0-Marche-les-Dames.html
Comte Baudouin d’Ursel, Arenberg : Prince d’Arenberg, 1576, Le Parchemin, 72e année, n° 372, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 2007
Marc Belvaux, Jean-Joseph Jaumenne, un important maître de forges du Namurois aux XVIIIe et XIXe siècles, Le Parchemin, 71e année, n° 366, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, novembre-décembre 2006
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Ernest Tonet, Les châteaux de Marche-les-Dames, Le Guetteur wallon LII, 1976
Société Archéologique de Namur, tome XLII, 1936