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Saint-Fontaine à la source du bonheur


Château de Saint-Fontaine - 4560 Pailhe (Clavier)



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  • Le château des comtes Cornet d’Elzius est posé dans un cadre magnifique au coeur du Condroz © Philippe Farcy

  • Saint-Fontaine s’illustre par la simplicité de ses volumes et par ses façades peintes depuis 2003 en rose pâle © Philippe Farcy



Official Name Château de Saint-Fontaine
Location 4560 Pailhe (Clavier)
Construction Après 1829
Style Néoclassique
Architect
Occupants
Allocation Résidence privée
Protection

Last udpate: 03/01/2013


Un site digne du Kent.


Le domaine de Saint Fontaine était jadis nommé Centfontaines. Il est animé par une charmante chapelle du XIIe siècle ceinturée par un vieux cimetière et bordé d’un ruisseau appelé le Saint Lambert. La demeure néo-classique, inscrite dans un ensemble de 700 hectares, est louée à des particuliers par une indivision au sein de la famille des comtes Cornet d’Elzius.



Site connu depuis 1318

Construite après 1829, elle a été publiée dans Le patrimoine monumental de la Belgique (volume 16/1, p. 312) et dans L’Éventail (octobre 1999, p. 21). Le comte John Cornet d’Elzius nous signalait qu’il existait un château, déjà au XVIe siècle. On le connaît parce qu’il figure dans un tableau où l’on voit le comte Olivier de Centfontaines, seigneur de Pailhe et de Saint-Lambert. La terre de Saint-Fontaine est reprise dans les sources depuis 1318.

Stanislas Bormans, en 1870, les publia dans le Bulletin de l’Institut Archéologique Liégeois, tome X. Le domaine passa aux barons d’Haultepenne en 1650. Il entra ensuite chez les barons d’Eynatten d’Abée et de Scry (Tinlot). En 1758, après un conflit juridique, il entra pour 2/3 dans les mains de la baronne de Cécil, née baronne de Masbourg de Somale et pour 1/3 au comte de Horion (Colonster). En 1790, le comte Adrien-Jean-Baptiste de Lannoy-Clervaux, propriétaire du château de Neuville-en-Condroz, hérita des 2/3 susdits sans lien de parenté apparent avec les Cécil. Saint-Fontaine fut vendu en 1829, sans doute par le comte Florent de Lannoy, au comte Florent de Liedekerke de Pailhe (1783-1880). Ce dernier venait d’épouser, en 1827, Victoire de Wal de Baronville (1800-1867), fille de Henri-Auguste et de la baronne Marie-Joseph de Woelmont (Brumagne). Ils furent les édificateurs de la bâtisse. Leur petite-fille Emilie (1866-1949) épousa le comte Charles-Gustave Cornet d’Elzius du Chenoy (1860-1926), grand-père des actuels propriétaires.



Moellons et bossages

L’entrée du château est située sur la face nord caractérisée par la massivité de ses moellons de grès et par ses encadrements de baies à bossages. Le bâtiment s’organise autour d’un corps central en légère avancée, de deux niveaux et demi et de trois travées. De part et d’autre de cet avant-corps, l’élévation se poursuit par deux ailes de deux niveaux et d’une seule travée. Leurs façades est et ouest s’étirent sur deux travées et deux niveaux. Les élévations sud de ces ailes comportent deux travées. La façade principale au sud se dégage alors nettement de ses ailes latérales. À l’ouest, l’architecte a ménagé des baies aveugles alors que sur le côté est on ne compte e fenêtre.



Effet d’élancement

Les briques ont été récemment peintes en un jaune pâle très heureux. De la terrasse venue remplacer une verrière, on regarde vers un grand étang situé en contrebas où pullulent les canards destinés à un sinistre avenir. La façade repose sur un soubassement de caves en pierre bleue percé de jours équivalents à ceux du dernier niveau. Voilà qui donne de la symétrie. Et comme les niveaux sont dégressifs, naît un effet d’élancement. Tous les angles de la construction sont à chaînages. Les baies donnant sur le sud sont à linteaux droits et appuis en ressaut. Par contre, les autres baies présentent des piédroits harpés et des linteaux à clés. Différents bandeaux limitent les niveaux. Sur la face nord, il n'en existe qu'un seul.


Sur la face sud on en compte deux entre les deux premiers niveaux. Il faut leur ajouter un cordon reliant la corniche intermédiaire joliment interrompue pour ne pas alourdir l’ensemble. Enfin, cette maison gagne en légèreté par la balustrade faîtière en terre cuite. Les angles renforcés par des socles sont décorés de pots couverts. La toiture centrale est en bâtière alors que celles des ailes sont plates.


On ne visite pas mais ceux qui trouveront cet endroit tout bonnement idyllique pourront admirer la maison car elle se voit de la chaussée.



SOURCES
:
Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003 
Pierre Mardaga, Le patrimoine monumental de la Belgique, Volume 16, Mardaga 1992
Comte Baudouin d'Ursel, Souvenirs du passé à Saint-Fontaine, Le Parchemin n° 151, 18e Série, janvier-février 1971
Stanislas Bormans, Les seigneuries féodales de Liège (suite), Bulletin de l’Institut Archéologique Liégeois, tome X, 1870, pp. 111-174